Posted on Mar 20, 2009

Spin aka FastForward

Dans ma quête de lecture de tousde plein de les… de quelques lauréats du prix Hugo, j’ai lu il y a peu le détenteur du prix 2006, Spin de Robert Charles Wilson.

Imaginez un instant vous réveiller un jour – ou plutôt une nuit – pour vous rendre compte que les étoiles et la lune ont disparu. Imaginez qu’après quelques semaines/mois sans explication, des scientifiques vous expliquent qu’une sorte d’enveloppe quantique a été placée autour de la Terre, que le temps s ‘écoule différemment de part-et-d’autre de cette dernière, si bien qu’une année à l’intérieur de la sphère équivaut à quelques 100 millions d’années à l’extérieur. Imaginez maintenant quelle serait votre réaction si avec cette explication quantique venait le postulat suivant: le soleil est en constante expansion, d’ici 4 millions d’années ce dernier aura “détruit la Terre” ce qui donne aux hommes une génération, entre 30 et 40 ans à vivre… les boules hein? C’est cet enfermement qui est baptisé “Spin” et c’est ce que vivent les trois protagonistes de l’histoire du même nom.

Entre science fiction pure – je vous laisse imaginer ce qu’on pourrait faire comme expérience et projets à long terme avec un tel écoulement du temps… terraformer Mars? – et roman psychologique – vous diriez quoi si on vous annonçait que la Terre a une petite trentaine d’années devant elle avant d’être absorbée par le soleil? – Spin est un petit livre vraiment sympathique.

Tyler (le personnage principal), Jason et Diane (des jumeaux) assistent à l’enfermement de la Terre alors qu’ils n’étaient que des enfants. Comprendre ce phénomène vire au trouble compulsif pour Jason alors que Diane embrasse une religion émergente aux penchants passablement fanatiques. Tyler quand à lui se laisse dériver au gré des pérégrinations des deux premiers, partagé entre son amour pour Diane et son amitié profonde avec Jason.

Les concepts déployés par ce livre sont profondément intéressant, tant du coté de la science-fiction, des technologies et de l’anticipation que du coté humain et des réactions humaines face à un tel ultimatum rendant la lecture des 2/3 du livre franchement intéressante. Cependant, entre intervention extra-terrestre à la mode tout-est-bien-qui-finit-bien et diabolisation des hommes d’état obligeant le narrateur à fuir ce qu’il est devenu (je n’en dirais pas plus, c’est un des éléments principaux du livre), je trouve la fin relativement décevante i.e. pas à la mesure de ce que le reste du livre laissait imaginer.

Si vous n’avez rien sur le feu c’est cependant un superbre livre à dévorer (les 2 premiers tiers s’avalent!) ne serait-ce pour les idées cachées derrière les concepts de cette membrane quantique.

Depuis que j’ai fini Spin, j’ai eu le temps d’avaler le Dreaming Void dont je vous parlerai bientôt, et après une pause studieuse avec Refactoring de Martin Fowler (très intéressant), je ne vais pas tarder à reprendre mes lectures avec The Temporal Void (la suite de Dreaming Void), Ender’s Shadow (une des suites d’Ender’s Game) et Seventh Son le premier tome de la série d’Alvin the Maker. Désolé Edouard, mais j’ai pas réussi à me résoudre à commander des livres sérieux comme “Hot Flat & Crowded” ou “Collapse” mais ne t’inquiète pas, ils restent dans mon pense bête sur Amazon ;)