Posted on May 14, 2009

The Road

De nouveau sur la route ces derniers weekends, j’ai réitéré l’essai de l’an dernier en téléchargeant un livre audio à écouter dans la voiture,  il s’agit cette fois-ci The Road de Cormac McCarthy.

road-cormac-fs-aug-03

On (Edouard?) m’a conseillé ce livre il y a un bail mais c’est la nouvelle de son adaptation au cinéma prochainement (cf la photo ci dessus avec Vigo Mortensen dans le rôle du père) qui m’a poussé à précipiter sa lecture… ou plutôt son écoute.

The Road se passe dans un monde post-apocalyptique où le mot “vivre” n’existe plus sans le préfixe “sur”. Après un terrible cataclysme dont on ne saura rien, les paysages sont recouverts de cendres, le soleil ne fait plus d’apparitions qu’au travers des épais nuages, plantes et animaux ont disparu et le cannibalisme refait surface… du moins parmi le peu de gens qu’il reste.

C’est dans cet univers qu’un père et son fils – dont on ne connaitra jamais les noms – avancent inexorablement. Au volant d’un caddie de supermarché contenant tout ce qu’il leur reste, ce qu’ils ont pu trouver ici ou là, réceptacle de tous leurs espoirs de survie, ils marchent en direction du sud et de la côte à la recherche d’un monde plus clément à défaut d’être vivable. L’histoire de The Road raconte leur vie au jour le jour, leurs rencontres, leurs peurs, les horreurs qu’ils vivent mais aussi leurs moments de joie et de tendresse et ce livre nous accroche aux personnages comme peu de livres le font.

Entre épisodes plein de suspense et d’autres lourds en émotion ou réflexions, je ne peux m’empêcher d’y voir une superbe métaphore de l’éducation parentale où les parents se doivent de donner (dans le sens d’enseigner) tout ce qu’il ont à leurs enfants, de les protéger du mieux qu’ils peuvent mais d’accepter aussi de les laisser voler de leurs propres ailes.

Après cette écoute j’ai encore du mal à dire ce qui m’a le plus plu dans ce livre, toujours est il que j’ai été scotché, que j’ai bu les paroles du lecteur et pas vu passer mon aller-retour à Berlin. Détenteur du prix Pulitzer for fiction 2007, ce livre est réellement à mettre dans votre liste de lecture et ce avant qu’il sorte en film!

Posted on Mar 20, 2009

Spin aka FastForward

Dans ma quête de lecture de tousde plein de les… de quelques lauréats du prix Hugo, j’ai lu il y a peu le détenteur du prix 2006, Spin de Robert Charles Wilson.

Imaginez un instant vous réveiller un jour – ou plutôt une nuit – pour vous rendre compte que les étoiles et la lune ont disparu. Imaginez qu’après quelques semaines/mois sans explication, des scientifiques vous expliquent qu’une sorte d’enveloppe quantique a été placée autour de la Terre, que le temps s ‘écoule différemment de part-et-d’autre de cette dernière, si bien qu’une année à l’intérieur de la sphère équivaut à quelques 100 millions d’années à l’extérieur. Imaginez maintenant quelle serait votre réaction si avec cette explication quantique venait le postulat suivant: le soleil est en constante expansion, d’ici 4 millions d’années ce dernier aura “détruit la Terre” ce qui donne aux hommes une génération, entre 30 et 40 ans à vivre… les boules hein? C’est cet enfermement qui est baptisé “Spin” et c’est ce que vivent les trois protagonistes de l’histoire du même nom.

Entre science fiction pure – je vous laisse imaginer ce qu’on pourrait faire comme expérience et projets à long terme avec un tel écoulement du temps… terraformer Mars? – et roman psychologique – vous diriez quoi si on vous annonçait que la Terre a une petite trentaine d’années devant elle avant d’être absorbée par le soleil? – Spin est un petit livre vraiment sympathique.

Tyler (le personnage principal), Jason et Diane (des jumeaux) assistent à l’enfermement de la Terre alors qu’ils n’étaient que des enfants. Comprendre ce phénomène vire au trouble compulsif pour Jason alors que Diane embrasse une religion émergente aux penchants passablement fanatiques. Tyler quand à lui se laisse dériver au gré des pérégrinations des deux premiers, partagé entre son amour pour Diane et son amitié profonde avec Jason.

Les concepts déployés par ce livre sont profondément intéressant, tant du coté de la science-fiction, des technologies et de l’anticipation que du coté humain et des réactions humaines face à un tel ultimatum rendant la lecture des 2/3 du livre franchement intéressante. Cependant, entre intervention extra-terrestre à la mode tout-est-bien-qui-finit-bien et diabolisation des hommes d’état obligeant le narrateur à fuir ce qu’il est devenu (je n’en dirais pas plus, c’est un des éléments principaux du livre), je trouve la fin relativement décevante i.e. pas à la mesure de ce que le reste du livre laissait imaginer.

Si vous n’avez rien sur le feu c’est cependant un superbre livre à dévorer (les 2 premiers tiers s’avalent!) ne serait-ce pour les idées cachées derrière les concepts de cette membrane quantique.

Depuis que j’ai fini Spin, j’ai eu le temps d’avaler le Dreaming Void dont je vous parlerai bientôt, et après une pause studieuse avec Refactoring de Martin Fowler (très intéressant), je ne vais pas tarder à reprendre mes lectures avec The Temporal Void (la suite de Dreaming Void), Ender’s Shadow (une des suites d’Ender’s Game) et Seventh Son le premier tome de la série d’Alvin the Maker. Désolé Edouard, mais j’ai pas réussi à me résoudre à commander des livres sérieux comme “Hot Flat & Crowded” ou “Collapse” mais ne t’inquiète pas, ils restent dans mon pense bête sur Amazon ;)

Posted on Feb 5, 2009

Ender’s Game

Qualifié de jalon majeur de la science fiction moderne, j’aurais du me douter qu’Ender’s Game d’Orson Scott Card serait un superbe livre. Presque aussi vieux que moi Ender’s Game, la stratégie d’Ender en français, est un petit livre (300 pages) de science-fiction aussi rythmé que passionnant et aussi bien construit que captivant. L’histoire est assez simple, pleine de cotés obscurs qui dérangent par fois sur le moment, mais qui sont finalement totalement éclipsés (ou reconnus comme nécessaire) une fois le livre terminé.

Le pitch: A l’approche de son 6ème anniversaire , Ender se voit retiré le dispositif d’étude et de surveillance que l’International Fleet avait implanté dans son cou depuis près de 3 ans. Quelques jours plus tard, un haut-gradé de l’IF vient le voir pour l’inviter à entrer dans une école au nom aussi renommé que son fonctionnement est inconnu: la “Battle School” ; l’école qui forme les officiers stratégiques de l’armée spatiale de demain, officiers qui seront chargés de répondre à la probable troisième vague d’invasion des “Buggers” (race extra-terrestre). Troisième enfant dans une société où deux est la limite, véritable génie mis à l’écart par les autres enfants et martyrisé par un frère aussi jaloux que violent, Ender accepte cette “promotion” et se retrouve très vite dans la station spatiale qui accueille l’école.

A l’instar d’une véritable école, où les cours sont le centre de l’enseignement, à la BattleSchool c’est le “Game” qui prend toute la place. Ce jeu de combat en zéro-gravité forme en fait plus les enfants au commandement qu’au combat. Ender réalise très vite qu’il n’est pas traité comme les autres enfants. Poussé par ses professeurs dans ses retranchements les plus profonds, Ender joue un autre jeu (et je ne peux pas en dire plus).

Deux journées durant, le temps s’est arrêté et, en dégustant chaque page, j’ai englouti l’histoire sans m’en rendre compte. Je ne vous cache pas que les parties de jeu, de stratégie et de tactique de l’histoire sont des points plus que centraux qui ont fait profondément résonner mes antécédents Scouts et mes rêves de Stratèges les plus inavoués. Véritable jeu de Paintball de l’espace mêlé de fines stratégies autant tactiques que psychologiques, le “Game” fait rêver, point. Mais plus encore, ce jeu est parfaitement intégré dans une histoire qui dépasse la personne d’Ender et rend les choses encore plus excitantes. Énergie bien dosée, suspense parfaitement géré, rebondissements bien placés… oui c’est vraiment un excellent livre!

C’est absolument un must-read qui, vu sa longueur, ne sera pas difficile à caser entre deux autres livres… vous me remercierez plus tard… allé hop, au boulot!

La série complète de l’histoire d’Ender comprend 11 livres. Malheureusement les sujets abordés varient du tout au tout et j’ai peur qu’une partie d’entre eux – plus (xéno) philosophique qu’autre chose – ne m’intéresse que très modérément. Je vais probablement commencer par Ender’s Shadow mais pour le reste je ne sais pas encore.

Pour en finir avec Ender’s Game, voici un petit clin d’œil de Xkcd que seuls ceux qui ont déjà lu le livre parviendront à comprendre:

Comme à l’accoutumée voici ce qui m’attend coté lectures (et vous également). Après avoir rapidement lu “l’open-space m’a tuer” un petit livre dont je vous parlerai bientôt, je viens de commencer ce matin “Spin” de Robert Charles Wilson. J’attend sinon toujours de recevoir the “Dreaming Void” de Peter F. Hamilton (Pandora’s Star). D’Orson Scott Card j’ai aussi prévu de lire Seventh Son, le premier tome de la série intitulée “Alvin le Faiseur” que Greg (encore lui) m’a encore vivement conseillé. Et finalement, dans un tout autre genre, Hot, Flat and Crowded, un livre “vert” dont la critique d’Edouard a eu raison de ma curiosité!

Vivement les transports en commun!

Posted on Jan 9, 2009

En pages et en mots (2008)

Ce blog a vu en 2008 encore plus de critiques de livres (je n’ose les qualifier de “littéraires”) qu’en 2007. Il convient donc de répéter cette année aussi le récapitulatif que j’avais fait l’année passée.

Les meilleurs par catégories

Médiéval-fantastique

Après avoir avalé le Trône de Fer (dont on attend toujours la suite d’ailleurs) en 2007, j’ai enchaîné en 2008 avec les trois trilogies des Farseer/Liveship/Tawny Man de Robin Hobb soit au total 9 livres fabuleux dans un univers médiéval d’intrigues de court. Romans initiatiques par excellence, ces livres proposent deux histoires tout d’abord bien disctinctes puis peu à peu emtremêlées dans un monde médiéval où dragons et magie (à double tranchants) sont des mythes bien présents.

Je n’ai pas tout à fait fini le dernier tome de la troisième trilogie, mais je peux d’ors et déjà conclure que cette troisième trilogie est aussi magistrale que les premières, la base “magique” établie dans la seconde trilogie vient éclairer l’histoire des Farseer (de la première trilogie) sous un jour nouveau, reste à voir si le final sera au niveau du reste de cette magnifique œuvre ; c’est mon monument littéraire de 2008.

Inclassable

Atlas

Ovni littéraire de l’année 2008, Atlas Shrugged m’a fait beaucoup réfléchir. Tout autant roman d’anticipation que traité philosophique sur le libéralisme, ce livre pousse à réfléchir quand au fonctionnement de nos sociétés dites “modernes”. Même si tout n’est pas bon à garder dans cette histoire écrite au début du siècle dernier, il est indéniable que certains points font que le livre mérite une lecture critique, surtout en ces temps de crise.

Science fiction / anticipation

peacewar

Coté science fiction, j’ai cette année clairement mis l’accent sur les livres de Vernor Vinge. Vainqueur par trois fois du Prix Hugo, j’ai voulu me faire une idée de ses livres sans vraiment pouvoir en décrocher après. Non, ses livres ne sont pas tous des chefs d’œuvre, mais ils ont tous un petit quelque chose qui accroche le lecteur et le mène au bout quoi qu’il arrive. Il n’est donc pas étonnant de trouver 2 des 5 livres que j’ai lu de cet auteur dans mes favoris annuel.

  1. Je garde donc en mémoire A Deepness in the Sky de Vernor Vinge, un livre fabuleux qui ne peut vous laisser indifférent. Avec un peu de bon sens, un soupson de bataille stellaire une louche de dictature, un concept d’étoile allumée/éteinte à intermitences et une race extra terrestre ayant basé sa culture dessus, Vernor Vinge batis une histoire très intéressante au rythme éfreiné.
  2. Toujours du même auteur mais dans un autre genre, Marooned in Realtime est une perle. Ce roman policier placé dans un contexte de SF très bien ficelé s’avale plus vite qu’un crumble aux cerises. Sur les bases d’un concept de voyage temporel totalement crédible, Vinge écrit l’enquête relative à un meutre un peu particulier… un must.
  3. Finalement, a mi-chemin entre science-fiction et mythologie, IliumOlympos (la suite du premier) ont marqué un vrai point. Mêlant dieux grecs, Guerre de Troie, voyage dans l’espace et extra-terrestres, Dan Simmons parvient à écrire une histoire à multiples facettes dont la conjonction est aussi tardive qu’imprévisible. Si certaines parties de l’histoire sont un peu plus faibles que les autres, tout le coté Grèce Antique / machinations divines est magnifique et vaut franchement le coup d’être lu.

Vulgarisation Scientifique

S’il est des livres qu’il serait bon de mettre entre toutes les mains, l’Evolution des idées en physique écrit par Einstein et Infeld serait tout en haut de la liste. Ce magnifique résumé de la physique réussit à remettre en place toutes les briques ayant abouti à l’établissement de la théorie de la relativité restreinte par Albert Einstein et ce avec une simplicité que toute personne ayant subi des cours de physique au Lycée n’oserait soupsonner. Ce livre franchement pas lourd ne saurait passer l’année 2009 loin de votre table de nuit! A lire sans restrictions!

Le reste

1) A fire upon the deep est le premier livre que j’ai lu de Vernor Vinge. Si je dois vous prévenir que le livre ne m’a pas particulièrement passionné de part son histoire, les concepts scientifiques qu’il y développe sont très intéressants. Mêlant médiéval et science-fiction ce livre finit par être bancal et, s’il fera rêver les petits scientifiques, ne passionnera pas le lecteur lambda.

2) The Peace War, le préquel de  Marooned in Realtime m’a un peu déçu. Loin d’être au niveau de son petit frère, si on le lit avant il gachera une partie du plaisir du second et si on le lit après il sera juste décevant…

5) Rainbows End est le dernier livre de Vernor Vinge que j’ai lu. De l’histoire de machination mondiale qu’il développe, je ne garde que des souvenirs embrumés dans un nuage de technologie pourtant très intéressant. Dans mon billet, je qualifiais ce livre d’ouvrage pour les technophiles en mal d’imagination… rien à dire de plus.

6) The Swarm est un livre allemand qui verra peut-être une adaptation prochaine au cinéma. Ce livre de SF-écolo m’a beaucoup déçu de part son potentiel excellentissime totalement gâché sur le dernier tiers de l’histoire. D’un scénario génial d’une Terre se rebellant contre l’humain qui la détruit, Frank Schätzing finit par faire une histoire réellement fade et sans réel intérêt… dommage!

7) American God est un inclassable. Fiction mais pas de science, mythologie mais pas fantasy, roman policier sans policiers… c’est un livre hybride jouant à la frontière de plusieurs mondes pour en tirer l’essence sans y sombrer. Une sombre histoire de dieux sur le déclin voulant faire un dernier coup d’éclat avant de disparaître suffit à Neil Gaiman pour nous faire rêver. Un chouette petit livre à mettre entre les mains des rêveurs.

8 ) Planté dans la voiture pour 4h de route, j’ai découvert les joies des livres audio avec Anansi Boys de Neil Gaiman. Raconté sur le ton d’un conte, cette histoire mêle encore une fois mythologie (africaine cette fois-ci) à notre vie de tous les jours et il en ressort un livre frais transportant son lecteur dans un univers magique le temps de l’histoire.

9) Dans la même veine que le livre les Evolution des idées en physique, Les grandes expériences scientifiques cherche à rappeler qu’avant d’être transformée en équations, la physique se fait avant tout avec les mains. Au travers d’expériences très concrètes, l’auteur nous replace dans la peau des grands scientifiques des siècles derniers et nous explique le cheminement de leurs réflexions.

10) Le guide des photos ratées ne m’a pas laissé un très bon souvenir. En faisant un récapitulatif par l’exemple des choses à ne pas faire en photo, il est trop bateau ou pas assez artistique pour être intéressant.

11-12-13) Ces trois livres de photo ont en revanche chacun un point intéressant:

  • “Le Guide photo National Geographic” est un super point d’entrée dans la photo “avancée”. Via de nombreux exemples, on y (re)voit une grande partie du fonctionnement des composants d’un appareil photo, un grand morceau d’histoire de la photo et quelques exemples “pour aller plus loin”. Un livre que je conseille à ceux qui veulent aller un peu plus loin que “juste prendre des photos”.
  • “Le guide de la chambre claire” est une réflexion sur l’image, sur la photo et ce qui fait d’elle une oeuvre d’art.
  • “Lumière” est finalement LE livre photo que je conseille aux photographes amateurs. En y décortiquant la lumière en termes physiques, en en visualisant les effets en photographie et en poussant le lecteur – par l’exemple – à jouer avec elle, ce livre place de bonnes bases pour permettre de dompter la lumière.

Les ratées

Dans mes lectures 2008 il y a aussi des ratées… lisant principalement dans les transports en commun, voici quelques livres qui n’auront pas su me captiver suffisamment malgré un potentiel relativement grand où auraient nécessité un cadre plus calme:

  • Physique quantique et représentation du monde, un traité sur la Physique Quantique par Erwin Schrödinger lui même m’a laissé un peu froid. Assez complexe et pourtant pas vraiment nouveau pour moi, il n’a pas réussi à capter suffisamment mon attention.
  • Introduction à la pensée complexe, un traité sur les processus de pensée, de description et de simplification par Edgar Morin,  m’est apparu comme très intéressant mais d’une… complexité notoire. Il n’est pas dutout exclu que j’y revienne un de ces quatre mais à tête reposée alors.
  • The singularity is near est extrêmement intéressant mais encore une fois, pas pour les transports en commun. Il est sur ma table de nuit et je l’avance par petits sauts de puce.
  • La pratique du reflexe numérique est un livre extrêmement intéressant mais aussi et surtout trop fouillé. Je m’y réfère de temps en temps, mais difficile de lire un tel pavé. Je pense que j’avancerai ce dernier au rythme de mes questions personnelles plus qu’au cours d’une lecture linéaire.
Dans mes cartons pour 2009

Car le dernier tome de la trilogie du Tawny Man ne va pas durer encore bien longtemps, j’ai déjà prévu mes arrières avec L’open space m’a tuer, Ender’s game (qui trônait déjà dans ma liste de lecture pour 2008…), Dreaming Void dont Greg me vante les mérites à chacune de nos rencontre et enfin A Dance with Dragons cinquième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin sensé sortir en Avril.

Sur ce bonnes lectures et n’hésitez pas à me donner des tuyaux ;)

Posted on Nov 17, 2008

Marooned in Realtime

Après avoir lu trois livres de Vernor Vinge – A fire upon the deep (1992), A deepness in the sky (1999) et Rainbows End (2006) – je vous avais dit que le “Vernor” se bonifiait avec le temps. Je viens d’avaler un de ses premiers livres intitulé Marooned in realtime (1986) et de prendre une belle claque… j’avais tort… ok!

Ce livre se déroule après The Peace War écrit en 1984 (que je viens de commencer) et jongle entre haute-technologie et le bon vieux polar… dont voici l’histoire.

Wil Brierson est un voyageur du temps malgré lui. Enfermé dans une bulle – impénétrable et à l’intérieur de laquelle le temps ne s’écoule plus – à la fin du XXIème siècle, il se “réveille” dix siècles plus tard au sein d’une petite communauté de 300 personnes, les seuls humains restant sur Terre. Personne ne sait ce qui s’est passé, la seule chose à faire reste à recommencer la colonisation…

Pour maximiser leurs chances, les survivants décident d’attendre que les dernières bulles “éclatent”, et en particulier une bulle gigantesque enfermant un grand nombre d’individus connu sous le nom de “Peacers”. Pour ce faire, ils laissent le soin à des robots de surveiller l’état des bulles et entrent eux même dans un cycle de sauts successifs de 50 millions d’années entrecoupés de minuscules pauses (quelques nanosecondes tous les 90 jours) permettant de communiquer avec les robots et d’interrompre les sauts si les bulles ont enfin disparues.

Dès la première pause, le cycle est interrompu car une succession d’anomalies a été repérée. Le premier saut a été bien plus long que prévu (100 ans) et une survivante a été “enfermée” à l’exterieur, a été condamnée à errer dans le temps réel. La thèse de l’accident est bien vite écartée et celle du meutre ou plutôt de la condamnation à vivre est adoptée. Wil Brierson, ancien policier, est chargé de mener l’enquête avec pour seul indice le journal écrit par la survivante en question pendant ses 50 années de solitude.

C’est alors qu’une sorte de polar psychologique tournée dans un univers rétro-futuriste totalement étrange commence. Le livre est court (300 pages) et se dévore à la vitesse de la lumière. C’est vraiment une petite histoire aussi déroutante qu’accrocheuse à lire entre deux trucs plus consistants!