Posted on Feb 3, 2010

Alvin Maker (Book)

Alvin Maker is unfortunately one of those books that tingles your imagination for a few hundred (thousand?) pages before leaving you senseless with a pretty bad smell in the mouth. Feel the irony inside – that’s the passionate reader speaking – I loved the begining book, I loved it so much that it pains me that Orson Scott Card, the author, twisted it in a way that ends up so fucked-up.

The story takes place at the crossroads between the American colonization, Native American legends, the birth of our modern civilizations, pure magical fantasy… and builds itself up to become the story of a fight against something that is more than god: the Unmaker.

Consistent with the pure fantasy guidelines, the story follows one character named Alvin, the seventh son of a seventh son – it is of course a birth status that comes with great power (and thus with great current squared times resistance :P ) – on his path to become a Maker, a modeler of the matter itself, a guy strong enough to curve the path of destiny (sounds epic huh?).

As you can see, the story promises a lot and starts on a path that will really leave any fantasy reader speechless. The battle of the elements, the earth being strong and welcoming while the water being treacherous and murdering. The religion is strong and plays a big role as well, but is constantly manipulated by the greater evil of the unmaker and its tools used against their own will. The indians legends of the knacks (between magic, genius and extraordinary abilities) and the precise use of key history elements produces a wonderful background that could have led to a legendary story. The whole book in which Alvin discovers how to manipulate the matter is simply astonishing, one just cannot stop reading.

Unfortunately, if the first books are simply fantastic, the story pretty soon stops expanding and starts repeating itself. The first part of the story seemed so far from our daily troubles and thus so wonderful. The personal discovery of his powers and the learning curve of Alvin, coupled with his moral righteousness and constant combat against the Unmaker were more than enough to create a great story. Why in hell did Orson Scott Card need to bring there some law-troubles where Alvin cannot do anything (and twice) and the more-than-mystical-crap of the Crystal City? It is as if the author had an overload of ideas about the background but did not know how to make this all coherent in a really interesting story.

Sorry Orson, as you can see I’m pissed because the story had such a fantastic potential.

Posted on Jun 23, 2009

Ender’s Shadow

Malgré que la moitié de mes trajets quotidiens se fassent maintenant en vélo je continue à lire avec avidité. J’ai récemment fini Ender’s Shadow, une des suites d’Ender’s Game que j’avais beaucoup apprécié.

endersh005_cov_largeEnder’s Game raconte l’histoire d’Ender, un enfant arraché à sa famille et envoyé dans une “Battle School” située en orbite de la Terre pour y apprendre le commandement militaire. Ender’s Shadow à ceci de spécial qu’il raconte exactement la même histoire mais depuis un autre point de vue. On suit ici non pas Ender, mais Bean, son principal “lieutenant”.

Si vous n’avez pas lu Ender’s Game et que vous comptez le lire, je vous conseille de passer votre chemin (et de revenir plus tard ;) ) car certains éléments cruciaux pour le suspense sont dévoilés ci-dessous.

J’ai tellement aimé Ender’s Game que je n’aurais pas supporté que cette “suite” soit ratée. Les deux livres parlant de la même histoire, qui plus est dans un univers aussi fermé que la Battle School… j’avais deux grosses interrogations en commençant la lecture:

  • Vu la place (plus-que) centrale qu’occupe Ender dans l’histoire, comment donner un véritable intérêt à l’histoire de Bean?
  • Une grosse partie de l’histoire étant basée sur le coup de théâtre final, comment faire pour que l’histoire conserve un brin de suspense alors que l’on connait déjà la fin?

Finalement ces deux points ont été résolu de manière brillante par l’auteur, Orson Scott Card, dans sa création même du personnage de Bean.

Il fait de Bean un garçon à l’intelligence telle que ce dernier soit capable de comprendre immédiatement les situations dans lesquelles il est placé. A peine dans la Battle School, Bean saisit donc qu’il y a un truc louche et que le seul moyen de battre les “Buggers” est en fait de porter la guerre chez eux. Et même s’il n’a aucun moyen d’en être certain et qu’il se méprend sur le rôle de la Battle School, il saisit tout de suite que l’armada humaine doit être en route pour le monde des Buggers en ce moment même.

En créant Bean ainsi, O.S.C. résout en fait les deux problèmes simultanément. Comme Bean a une idée de la fin du film dès le début, ça ne dérange pas l’auteur que le lecteur sache également à l’avance comment cela va se terminer. Et si la finalité n’est plus le problème, c’est donc que tout l’intérêt du livre repose sur le chemin permettant d’y arriver. Bingo, O.S.C. construit Bean de manière tellement complexe, avec une personnalité tellement étriquée, que chaque nouvelle situation est un véritable défit interieur digne d’intérêt.

De plus, l’histoire porte vraiment bien son nom. Ender’s Shadow lève le voile sur le travail que Bean a en fait réalisé dans l’ombre du “Commander” et dont on entend jamais parler dans le premier opus. Car voila bien tout l’intérêt du livre, si Ender est le personnage principal de toute l’histoire, Bean hérite d’un rôle aussi grand mais plus complexe en tant qu’homme de l’ombre.

Ce livre est simplement excellent. Ender’s Game était fabuleux depart sa construction et sa résolution, Ender’s Shadow est excellent depart l’évolution de son personnage principal. Si vous avez aimé Ender’s Game vous ne serez pas décu avec cette suite! Et si vous ne l’avez pas lu… il est encore temps de le faire ;)

Posted on Feb 5, 2009

Ender’s Game

Qualifié de jalon majeur de la science fiction moderne, j’aurais du me douter qu’Ender’s Game d’Orson Scott Card serait un superbe livre. Presque aussi vieux que moi Ender’s Game, la stratégie d’Ender en français, est un petit livre (300 pages) de science-fiction aussi rythmé que passionnant et aussi bien construit que captivant. L’histoire est assez simple, pleine de cotés obscurs qui dérangent par fois sur le moment, mais qui sont finalement totalement éclipsés (ou reconnus comme nécessaire) une fois le livre terminé.

Le pitch: A l’approche de son 6ème anniversaire , Ender se voit retiré le dispositif d’étude et de surveillance que l’International Fleet avait implanté dans son cou depuis près de 3 ans. Quelques jours plus tard, un haut-gradé de l’IF vient le voir pour l’inviter à entrer dans une école au nom aussi renommé que son fonctionnement est inconnu: la “Battle School” ; l’école qui forme les officiers stratégiques de l’armée spatiale de demain, officiers qui seront chargés de répondre à la probable troisième vague d’invasion des “Buggers” (race extra-terrestre). Troisième enfant dans une société où deux est la limite, véritable génie mis à l’écart par les autres enfants et martyrisé par un frère aussi jaloux que violent, Ender accepte cette “promotion” et se retrouve très vite dans la station spatiale qui accueille l’école.

A l’instar d’une véritable école, où les cours sont le centre de l’enseignement, à la BattleSchool c’est le “Game” qui prend toute la place. Ce jeu de combat en zéro-gravité forme en fait plus les enfants au commandement qu’au combat. Ender réalise très vite qu’il n’est pas traité comme les autres enfants. Poussé par ses professeurs dans ses retranchements les plus profonds, Ender joue un autre jeu (et je ne peux pas en dire plus).

Deux journées durant, le temps s’est arrêté et, en dégustant chaque page, j’ai englouti l’histoire sans m’en rendre compte. Je ne vous cache pas que les parties de jeu, de stratégie et de tactique de l’histoire sont des points plus que centraux qui ont fait profondément résonner mes antécédents Scouts et mes rêves de Stratèges les plus inavoués. Véritable jeu de Paintball de l’espace mêlé de fines stratégies autant tactiques que psychologiques, le “Game” fait rêver, point. Mais plus encore, ce jeu est parfaitement intégré dans une histoire qui dépasse la personne d’Ender et rend les choses encore plus excitantes. Énergie bien dosée, suspense parfaitement géré, rebondissements bien placés… oui c’est vraiment un excellent livre!

C’est absolument un must-read qui, vu sa longueur, ne sera pas difficile à caser entre deux autres livres… vous me remercierez plus tard… allé hop, au boulot!

La série complète de l’histoire d’Ender comprend 11 livres. Malheureusement les sujets abordés varient du tout au tout et j’ai peur qu’une partie d’entre eux – plus (xéno) philosophique qu’autre chose – ne m’intéresse que très modérément. Je vais probablement commencer par Ender’s Shadow mais pour le reste je ne sais pas encore.

Pour en finir avec Ender’s Game, voici un petit clin d’œil de Xkcd que seuls ceux qui ont déjà lu le livre parviendront à comprendre:

Comme à l’accoutumée voici ce qui m’attend coté lectures (et vous également). Après avoir rapidement lu “l’open-space m’a tuer” un petit livre dont je vous parlerai bientôt, je viens de commencer ce matin “Spin” de Robert Charles Wilson. J’attend sinon toujours de recevoir the “Dreaming Void” de Peter F. Hamilton (Pandora’s Star). D’Orson Scott Card j’ai aussi prévu de lire Seventh Son, le premier tome de la série intitulée “Alvin le Faiseur” que Greg (encore lui) m’a encore vivement conseillé. Et finalement, dans un tout autre genre, Hot, Flat and Crowded, un livre “vert” dont la critique d’Edouard a eu raison de ma curiosité!

Vivement les transports en commun!