Posted on Jun 23, 2009

Ender’s Shadow

Malgré que la moitié de mes trajets quotidiens se fassent maintenant en vélo je continue à lire avec avidité. J’ai récemment fini Ender’s Shadow, une des suites d’Ender’s Game que j’avais beaucoup apprécié.

endersh005_cov_largeEnder’s Game raconte l’histoire d’Ender, un enfant arraché à sa famille et envoyé dans une “Battle School” située en orbite de la Terre pour y apprendre le commandement militaire. Ender’s Shadow à ceci de spécial qu’il raconte exactement la même histoire mais depuis un autre point de vue. On suit ici non pas Ender, mais Bean, son principal “lieutenant”.

Si vous n’avez pas lu Ender’s Game et que vous comptez le lire, je vous conseille de passer votre chemin (et de revenir plus tard ;) ) car certains éléments cruciaux pour le suspense sont dévoilés ci-dessous.

J’ai tellement aimé Ender’s Game que je n’aurais pas supporté que cette “suite” soit ratée. Les deux livres parlant de la même histoire, qui plus est dans un univers aussi fermé que la Battle School… j’avais deux grosses interrogations en commençant la lecture:

  • Vu la place (plus-que) centrale qu’occupe Ender dans l’histoire, comment donner un véritable intérêt à l’histoire de Bean?
  • Une grosse partie de l’histoire étant basée sur le coup de théâtre final, comment faire pour que l’histoire conserve un brin de suspense alors que l’on connait déjà la fin?

Finalement ces deux points ont été résolu de manière brillante par l’auteur, Orson Scott Card, dans sa création même du personnage de Bean.

Il fait de Bean un garçon à l’intelligence telle que ce dernier soit capable de comprendre immédiatement les situations dans lesquelles il est placé. A peine dans la Battle School, Bean saisit donc qu’il y a un truc louche et que le seul moyen de battre les “Buggers” est en fait de porter la guerre chez eux. Et même s’il n’a aucun moyen d’en être certain et qu’il se méprend sur le rôle de la Battle School, il saisit tout de suite que l’armada humaine doit être en route pour le monde des Buggers en ce moment même.

En créant Bean ainsi, O.S.C. résout en fait les deux problèmes simultanément. Comme Bean a une idée de la fin du film dès le début, ça ne dérange pas l’auteur que le lecteur sache également à l’avance comment cela va se terminer. Et si la finalité n’est plus le problème, c’est donc que tout l’intérêt du livre repose sur le chemin permettant d’y arriver. Bingo, O.S.C. construit Bean de manière tellement complexe, avec une personnalité tellement étriquée, que chaque nouvelle situation est un véritable défit interieur digne d’intérêt.

De plus, l’histoire porte vraiment bien son nom. Ender’s Shadow lève le voile sur le travail que Bean a en fait réalisé dans l’ombre du “Commander” et dont on entend jamais parler dans le premier opus. Car voila bien tout l’intérêt du livre, si Ender est le personnage principal de toute l’histoire, Bean hérite d’un rôle aussi grand mais plus complexe en tant qu’homme de l’ombre.

Ce livre est simplement excellent. Ender’s Game était fabuleux depart sa construction et sa résolution, Ender’s Shadow est excellent depart l’évolution de son personnage principal. Si vous avez aimé Ender’s Game vous ne serez pas décu avec cette suite! Et si vous ne l’avez pas lu… il est encore temps de le faire ;)

Posted on Nov 5, 2008

No I cannot

En ce jour d’élection du Sénateur Obama à la Maison-Blanche *youpi* je met un point d’honneur à ne pas vous en parler. On est assez envahi d’infos de toute part comme ça! Après vous avoir présenté Ilium hier, je vais en fait continuer à vous parler de livres.

En réalité j’ai fini Ilium en milieu de semaine dernière et les quatre derniers jours ouvrés, j’ai tenté un nouveau type de lecture un peu plus sérieux. J’ai d’abord commencé un bouquin Allemand sur le “management de projet agile et la gestion des risques comme métrique de management de projet” (Agiles Projektmanagement: Risikogesteuerte Softwareentwicklung) que m’a prêté ma boite ; avant de le laisser de coté pour des temps plus calmes et de tenter de lire un livre sur la croissance technologique et le point de singularité (The Singularity Is Near: When Humans Transcend Biology)… que j’ai également laissé ce matin à la maison. Malgré que ces deux livres sont passionnant, je n’arrive pas à les lire dans les transports en commun…

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Posted on May 2, 2008

A lire en images

Lors du bouclage de ma 25 ème année, on peut dire que j’ai été gâté. Parents comme copains ont tapé dans le domaine “photo” pour ajouter à la longue liste de romans que j’ai prévu de lire, 5 livres de photo à potasser à tête reposée.

Entre La pratique du réflex numérique, La chambre claire, le Manuel de la photo ratée, Le guide photo du National Geographic, Petite Planète et enfin Lumière, je suis occupé pour un bout de temps.

19 Avril 2008

Les vite lus

Le manuel de la photo ratée et Petite Planète sont à mettre à part car contiennent peu/pas de texte.

Le manuel de la photo ratée est sommes toutes le moins intéressant du lot car un peu bateau. En présentant une batterie de photos “ratées”, les auteurs passent en revue les erreurs classiques (sous/sur-exposition, ratées de la mise au point automatique, règles de composition, contre jour etc.) à connaître pour ne pas les reproduire involontairement… même si c’est bon à se remettre en tête de temps en temps, il n’y a là rien que je ne connaissais pas déjà malheureusement.

Petite planète est quand à lui un livre de photos ayant pour thème : les touristes du monde entier. Martin Parr a été sur un grand nombre de sites touristiques et, au lieu de prendre en photo les monuments, il a pris les touristes eux même. Si toutes les photos ne sont pas super intéressantes, il y en a quelques unes qui sont particulièrement cocaces. Je pense en particulier à l’enfilade de personnes jouant avec la perspective pour retenir la tour de Pise, aux groupes de Japonnais/Chinois tout droit sortis d’un copier/coller avec leurs kways et chapeaux jaunes où aux rangées de touristes prenant des photos dans des ruines grecques. Ça donne envie de faire pareil…

Le reste

J’ai ensuite décidé de commencer par guide photo du National Geographic qui a l’air d’être le plus “général” des 3 guides restant. Le lecteur cible a l’air d’être l’utilisateur-pas-complètement-novice.

On y parle assez vite d’ISO, de focales, d’ouverture, de composition… après seulement 40 pages (je suis dans la partie “généralités”), j’ai déjà revu quelques notions et noté quelques idées de tests à (re)faire. Prendre plein de fois la même photo avec trois plans différents et faire varier la focale puis l’ouverture sera mon premier exercice. Ainsi je devrais pouvoir constater l’effet de ces derniers sur l’organisation des plans et la profondeur de champ… chose que je n’ai pas encore fait de manière systématique.

Je file à Salzburg pour le weekend (Petite planète me voila), ce sera mon livre pour le train!

Le livre La pratique du réflexe numérique a l’air d’aborder tout ce qu’il est possible d’imaginer dans le domaine de la photo numérique… et comme c’est le plus gros de tous je pense que ça sera le dernier que j’attaquerai. Lumière est quand à lui très pointu et brasse des domaines depuis la physique de la lumière jusqu’à la composition des capteur et les jeux de lumière en phto. En plus d’avoir une superbe photo de couv’, il a l’air très complet et j’ai hâte d’y mettre le nez.

Merci à tous!