Posted on Feb 5, 2010

Some lines

Here we go again with another strange night shot from my now very-well-known bus stop. I had 10 minutes to spare, so I did some manual shooting again. This one was not really 10 minutes long but a 25 seconds exposure at f/8.0.

I particularly like the red lines going out on the right side, it somehow breaks the monotony/parallelism of the whole picture…

Yeah… not much more to say…

Posted on Jan 18, 2010

Transportation Ghosts

Sometime I see them, at night when I come back from work… just before going to bed…

Posted on May 13, 2009

Rêveries

Comme tous les jours, au moins 15 personnes vont descendre à l’arrêt de bus, celui qui se trouve juste devant le campus de Siemens. Alors je ne fais pas vraiment attention. Sans lever les yeux de mon livre, ma vision périphérique m’indique qu’on vient de passer une grosse avenue, le bus s’arrête, sans même regarder, je sais que je descend au prochain.

Je termine ma page, range mon bouquin – non sans un pincement de regret – et cherche mon badge d’une main au fond de mon sac tout en naviguant dans les menus de mon iPod à la recherche de “La Revue de Presse” de France-Inter.

Une petite minute plus tard, je suis pris d’une étrange sensation… mon esprit se dit que quelque chose ne va pas. Je relève la tête, regarde autour de moi et constate que l’arrêt est passé. Je cherche mes “collègues” dans le bus et croise des regards aussi gênés qu’interloqués. Comme il y a toujours quelqu’un pour appuyer sur le bouton  et que les chauffeurs sont rôdés à notre manège, personne n’a eu la présence d’esprit de faire attention, le bus est passé sans s’arrêter O_o

Commence alors l’inconnu! 100% des collègues présent n’ont jamais dépassé cet arrêt. Alors on observe chaque courbe, chaque virage, chaque emplacement où un arrêt pourrait-être placé et on enrage contre-soi à chaque mètre que le bus parcours et qui nous éloigne du boulot où l’on arrive jamais trop tôt. Finalement on descend, ris jaune, chacun bat sa coulpe et on attend le bus, en groupe… en regardant ses chaussures.

Ah les rêveries matinales…

Posted on Jan 7, 2009

Petites manies

Je te croise tous les matins vers 7h20. Tous les deux on attend le bus n°57. Tous les deux on a nos petites manies et les tiennes me font tous les jours sourire. Chaque matin c’est le même cinéma et chaque matin je t’observe avec délectation.

Tous les matins je me poste à l’Est du gros pylône en béton qui soutient la charpente du terminus des 8 lignes de bus du coin. Tous les matins je viens me poser là parce que, bordure de la toiture oblige, la lumière y est plus vive – mieux pour lire – et l’air y sent moins le gasoil. Je suis un peu à l’écart de l’arrêt du bus et je serais donc un des derniers à rentrer ; mais ça ne fait rien de toute façon je n’ai pas l’intention de m’asseoir.

Chaque matin tu es posté au même endroit à quelques centimètres près. Planté à 2m du pylône tu regards tes chaussures avec insistance tout en tirant nerveusement sur ta cigarette. Tu es planté là parce que c’est précisément l’endroit où la porte avant du bus se trouvera dans quelques minutes et tu as bien l’intention d’entrer en premier.

Chaque matin je t’observe, car ce moment précis où le bus arrive est “priceless”. D’un coup d’œil vif derrière tes petites lunettes tu as vu que le bus est bondé – comme tous les matins – et qu’il va falloir laisser les gens descendre. Tu jettes négligemment ton mégot fumant sur la chaussée et commence à trépigner. Le bus s’arrête comme prévu juste devant toi et je sens bien dans ta posture que tu rechignes à te décaler pour laisser les passagers descendre. Tu te déplaces de quelques centimètres sans arrêter de bouger et ta main droite cherche déjà à attraper la poignée de la porte alors que ton menton monte et descend au rythme des passagers qui sortent. À peine le dernier passager sorti du bus, tu bondis et t’engouffres dans le véhicule sans lever les yeux vers le chauffeur. D’un pas pressé tu te précipites vers cette place que tu sembles adorer, celle qui est seule sans vis à vis ni voisin.

Tous les matins c’est le même scénario, tous les matins je souris dans mon écharpe en pensant à tout ce qui pourrait foirer dans ce petit moment choisi de ta vie assurément fort en émotions ; mais tous les matins tu finis par trouver ta place et serres ton sac à dos dans tes petits bras en regardant droit devant toi. Tous les matins je fais une petite pause dans ma lecture pour observer ce moment de grand frisson…

Et mes manies alors? Est-ce que qqun m’observe aussi quand je vais me poster derrière mon pylône? Est-ce que quelqu’un rigole quand un fumeur vient se placer à coté de moi et que je fais alors quelques pas en arrière pour me dégager de ses odeurs? Est-ce que qqun espère secrètement qu’une pluie battante de coté m’empêche de finir mon chapitre?

Et vous alors? Est-ce que vous avez aussi des petites manies de ce genre? Allez, avouez!