Posted on Aug 13, 2009

Radtour Altmühltal

Finalement je ne vais pas vous laisser trop longtemps sans nouvelles. Mis KO par les deux semaines passées, il me fallait de l’air. Ce weekend, pour m’aérer les neurones, Mlle V. nous a concocté un “Radtour” – une balade en vélo de 2 jours – direction l’Altmühltal où nous avions déjà mis les roues l’an dernier. Samedi matin, ni une ni deux, nous voili parta!

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L’Altmühl est une rivière qui coule au sud de Nuremberg. Tout le long de cette dernière se déroule une piste cyclable admirablement bien balisée et bien entretenue. 45 min de train pour arriver au départ puis une journée de vélo le long de ses coudes pour arriver à “Beilngries” où nous avons passé la nuit. Temps très agréable, chaud mais sec, pas trop de vent, pas trop de soleil non plus, nuageux juste comme ce qu’il faut. Pas beaucoup de monde, juste du temps libre à passer ensemble (et le vélo capricieux de Mlle V.). Avec 95km au compteur à l’arrivée au camping, je remarque les fruits de l’entraînement des semaines passées. Mon “Tacho” compte maintenant plus de 900km depuis Pâques… et après une telle journée je n’ai presque pas de courbatures… j’ose croire que les deux sont liés ;)

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Le lendemain c’est tout d’abord le long du canal reliant le Main et la Donau que nous avons roulé. C’est gros, c’est tout droit et à moitié bétonné… bref c’est pas super marrant. Mais après 35km nous avons rejoint l’ancien canal dit “de Ludwig”, plus petit et plus marrant. Route en terre,  canal barré d’écluses (plus de 60 sur 40km), le chemin est au pire plat, au mieux légèrement descendant (c’est vraiment minime, mais on s’en rend compte quand même). Pas un chat au début mais assez peuplé quand on arrive dans les environs de Nuremberg… vraiment un bout de chemin agréable à souhait.

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Avec 88km au compteur le second jour le repos sera bien mérité et ce même malgré l’entraînement. Quoi qu’il en soit, j’ai presque pas pensé au boulot pendant 2 jours, mission accomplie! Merci Mlle V.

Posted on May 18, 2009

La Bavière vue du ciel

Hier j’ai fait un truc dingue, un truc qui fait se dire après coup “c’était quand même bien con comme idée“, mais on en rit et on a presque envie de recommencer. En fait, c’est pas l’envie qui manque, c’est la tronche que tire mon porte-monnaie qui me refroidis… mais ça revient au même vous avez raison.

Hier j’ai mis les pieds dans un avion, pour un aller simple au dessus des 4000m d’altitude. Hier, un peu après que l’altimètre ait dépassé les 4350 m, on a ouvert la porte, passé un pied dehors puis basculé vers l’arrière ; dans le vide ; pour rigoler. Hier j’ai fait une cinquantaine de secondes de chute libre en hurlant pendant une partie du voyage, avant que s’ouvre le parachute du bonhomme à qui j’étais accroché… hier j’ai pris un pied monstre… et si ce n’étais pour mon porte-monnaie je serais reparti illico dans les airs!

Si on remonte à la source de cette idée saugrenue, on trouve Mlle V. ou plutôt ses (ex)collègues. Au moment de quitter son boulot pour reprendre les études, ces derniers lui ont offert une bonne partie du saut sous forme de “bon pour”… cadeau à moitié empoisonné car… on ne laisse pas une jolie jeune fille s’envoyer en l’air comme ça toute seule hein? ;] Björn est également venu sauter, Katrin nous a accompagné en restant au sol, c’était hier matin.

Départ aux aurores, arrivée à 9h là bas. Après un court cours en vidéo on a à peu près compris les rudiments du machin. On s’équipe (vous avez le droit de rigoler), on revois les mouvements, discute avec nos accompagnateurs qui en rajoutent des caisses pour nous fouttre les boules – imaginez le mec qui cherche son parachute aux 4 coins de la pièce en disant tout haut “où est mon putain d’équipement de survie” pendant que les 2 autres accompagnateurs se marrent en voyant nos têtes. 

De retour de son premier passage, l’avion atterris, fais demi tour et nous enfourne avant de redécoller illico direction tout là-haut. Nous sommes 9 dans l’avion. Un saute seul, un autre est dans ses 7 vols préliminaires nécessaires pour passer le brevet de vol solo et est donc encore accompagné. Dans l’avion, les accompagnateurs continuent leur manège. Tout en se préparant, ils pointent du doigt ce qu’il y a a voir ; comme le temps est très dégagé on peut voir à près de 150km, jusqu’aux Alpes…

Ma montre m’indique 4500m (seulement 200m de différence avec l’altimètre de l’appareil… pour un outil de rando étalonné à 350m i.e. Nuremberg je suis épaté) quand le pilote se retourne et nous indique qu’on est stable à 4350m, go go go! Le trio de semi-pros se lance dans le vide, suivi par Mlle V. et c’est à mon tour.

Un pied sur le marchepied exterieur, un genou dans l’abitacle. L’accompagnateur me fait signe, je rentre les bras et commence à me dire “là mon pote c’est parti, t’as plus le choi…” on bascule, on est parti, le mec ne m’a pas laissé le temps d’avoir le moindre doute, on tombe!

Mazette cette sensation… pendant quelques secondes le corps ne calcule pas bien ce qui se passe, puis il se dit “oh on a plein de vent dans la tronche, ca je connais”, il cesse alors de vous envoyer des signaux étrange et vous laisse admirer le paysage. Chaque mouvement d’un bras ou même de la tête déséquilibre le tandem, je sens mon accompagnateur contrecarer mes mouvements à chaque instant. Du bout du doigt il pointe quelques endroit dont on parlait pendant la montée: Nuremberg, là où on va atterrir, un lac… mais ma concentration est ailleurs.

Le sol, un véritable damier vert et jaune, ne semble pas vraiment se rapprocher. C’est d’ailleurs l’élément le plus étrange de toute cette histoire. Passé le saut, le moment où le corps panique un poil, rien ne donne vraiment l’impression d’être entrain de tomber. On sent bien les 200km/h de vent dans la tronche, ah ca oui, mais pas d’impression de chute. Au registre des déceptions il y a également le saut qui – étant accroché collé-collé à l’accompagnateur – ne m’a pas demandé d’effort moral, de combat contre moi même pour sauter… dommage.

À 1500 m d’altitude, je sens deux tappes sur mon épaule, je rentre les bras et durcis le cou en attendant le choc. Le parachute s’ouvre d’une manière presque agréable (rien en comparaison au choc ressenti en saut à l’élastique par exemple) et tout d’un coup la chute semble s’arrêter. On s’installe un peu plus confortablement et je prend même les rennes pour faire quelques virages dans les airs. Ce qui dure quelques minutes me semble passer plus vite qu’un “saperlipopette” et le sol arrive finalement bien vite.

À 10h30 on touche le sol à nouveau, ca fait 10 grosses minutes que l’on a décollé et l’avion atterris à l’instant même. Mon dieu ce kick, cette sensation… tellement ébouriffant. On s’étreint, paye son “freefall five” aux accompagnateurs qui ont l’air d’être toujours aussi ravis de voir les sourires de leurs passagers et on commente et commente et commente.

Quelques heures plus tard nous sommes allongés au bord de l’eau, sur une des plages du Rothsee à déguster notre adrenaline avant de s’endormir, tout d’un coup, au soleil (et cuire ouille ouille). Sur le chemin du retour on y croit pas, on l’a fait… ca fait plusieurs semaines que je m’y préparais (je vous en parlerais bientôt) et voila, c’est fini. Mazette… quelle expérience.

Il ne faut pas se le cacher, c’est hors de prix… mais mince le kick que ca vous met… c’est vraiment quelque chose… à essayer si vous en avez l’occasion, ABSOLUMENT!

Ps: Je vous laisse avec quelques photos prises par Katrin et moi même, d’ailleurs merci la photographe!

Posted on Apr 28, 2009

Nouveau venu dans la famille

Tadaa, je vous présente mon Lumix “Alix” numéro3, nouveau venu dans notre petite famille. Lassé de devoir choisir entre porter 3 kg de matos sur mon dos ou ne pas avoir d’appareil photo en ballade, j’ai profité d’un anniversaire pour inviter un nouveau venu dans mon sac à dos. Voici donc le petit Lumix DMC-Lx3 de chez Panasonic avec lequel j’ai prévu de passer mes prochains weekend (oui, avec Mlle V aussi, mais c’est pas pareil… pas la peine de vous faire un dessin ^^).

Qualité d’image splendide, objectif ultra-lumineux, gestion des ISOs très agréable, possibilité de débrayer l’appareil à la manière d’un réflex (priorité ouverture / vitesse ou full manuel), prise d’images en mode RAW, vidéo HD… tant de bon points et (pour le moment) pô grand chose de négatif à déclarer.

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En ballade à Brennberg dans les environs de Regensburg (Ratisbonne en français) ce weekend, j’ai pris soin de m’en donner à cœur joie. Nature, quelques portraits, de la macro… j’ai testé un peu de tout malgré la lumière pas toujours idéale (ballade de midi à 15h… au plus fort d’un soleil bien vertical), voici quelques petits exemples des photos que ce remarquable appareil permet de prendre.

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Que ce soit sur les plans larges (24mm de grand angle) ou sur les plans serrés l’appareil réagit comme je l’espérais. L’autofocus intelligent est agréable (détection des visages et focus multipoints par exemple).

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Le mode macro est plus que sympathique. Moi qui avais l’habitude de faire de la macro avec mon téléobjectif à 1m50 du sujet, me voila à pas plus de 3cm de ma cible… c’est déroutant au début. Le rendu des couleurs est fidèle au sujet… j’adore!

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Pour terminer, un petit exercice de style intitulé “tilt-shift”… il y a du boulot mais pour un premier essai je suis pas peu fier de mon coup!

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Posted on Jun 19, 2008

Remembrance

Il y a un petit mois j’ai pu revoir deux collègues avec qui j’ai travaillé sur les Symbia quand j’étais à Chicago. Don était de passage chez Siemens à Erlangen pour deux semaines auprès de ses homologues Européens alors que Kate, actuellement à Hanovre pour finir son MBA, était “descendue” nous dire bonjour l’histoire d’un weekend. Petit rappel historique, j’ai loué une chambre dans la maison de Kate et son mari pendant la majeure partie de mon séjour aux USA en 2005, tandis que Don m’abreuvais de bon plans et trucs à visiter dans les environs de Chicago (un cercle de 400km de rayon quoi) ce qui aboutira à 12.000km au compteur de ma voiture en 6 mois (et on alternait les voitures…).

C’était étrangement agréable de (re)sombrer dans ces souvenirs ; au moins autant que de recommencer à parler Anglais de manière intensive. Parler des anciens collègues et de leurs familles, des projets professionnels de chacun, de la manière dont les choses continuent d’avancer dans cette branche de Siemens où j’étais. Don fait actuellement un bras de fer avec le bureau Américain d’attribution des brevets dont le fonctionnement semble être assez étrange alors que Kate et son mari viennent d’être embauchée “en couple” pour deux postes très liés et où ils vont être amenés à beaucoup voyager… en couple.

Nous avons pu parler des difficultés rencontrées actuellement aux Etats-Unis et j’ai pour la première fois réalisé l’ampleur de l’augmentation du prix de l’essence aux USA. De $0,67/L fin 2005 à $1.1/L actuellement, ce prix qui reste encore “cheap” selon nos standard Européen représente une augmentation de 170% en 2 ans contre 110% en France sur la même période. Quand on rapporte cela à l’importance et l’utilisation de la voiture aux USA, on comprend que cela les fasse trembler.

J’ai également pu discuter de la crise des “SubPrimes”. Kate ne l’a pas directement vécu mais en a goûté les retombées en ayant de très grosses difficultés à trouver un emprunt (plus de 10 refus) pour acheter un appartement (pourtant elle et son mari ont moins de 30 ans, pas d’enfants et deux salaires d’ingénieurs/MBA travaillant dans une entreprise liée à l’énergie). D’ailleurs j’ai également (re)constaté l’ampleur de la différence de salaires entre les deux cotés de l’Atlantique… (je sais que c’est pas comparable, qu’il faut considérer les dépenses de santé et d’assurances etc. mais quand on reçois un salaire pareil, investir dans l’immobilier parait bien moins impressionnant).

J’ai pu également discuter des voyages de Kate et en particulier de son passage à Paris pour une semaine de cours/visites d’entreprises françaises à l’ESCP début avril dans le cadre de son MBA. En entendant ça, je me suis exclamé: “Attend, ESCP? Comme Ecole Supérieure de Commerce de Paris? Genre avec un groupe d’Américains? Et vous avez visité Moet et Chandon par exemple? Oui? Il y avait qqun de l’ESCP pour vous accompagner? Une jeune étudiante? Genre qui s’appelle Valentine? OUI?… ben c’est ma frangine”. Le monde est vraiment petit…

Ceci étant dit, revenons à notre Weekend. Après tant de visites aux USA, il était normal que je leur renvoie l’ascenseur en leur organisant une virée dans un endroit aussi typique qu’inoubliable: le château de Neuschwanstein, le château du beau au bois dormant Ludwig II de Bavière. Rando pour arriver sur le château par la montagne, dégustation de bière à la fête du village de Füssen, nuit dans un hôtel perdu en montagne et enfin randonnée pour passer la frontière Autrichienne et déguster un Kaiserschmarn délicieusement roublard. Oui, ça ressemble étrangement à ce weekend-ci, organisé par les parents de Mlle V. il y a maintenant… 2 ans.

A l’heure qu’il est, Don est de nouveau à Chicago après un vol et des correspondances pourries (~20h de trajet alors qu’un vol direct prend 8h environ). Kate est de retour à Hanovre d’où elle prépare une virée en Angleterre pour Juillet.

It was nice seeing you guys!