Posted on Jun 19, 2009

Psychologie au charbon

Un article paru dans le “Nürnberger Zeitung” et portant le titre “Du faiseur de fumée à celui qui apporte du pain ; Une petite typologie de ce que notre comportement autour du barbecue dévoile sur notre personnalité” (écrit par Anette Rockl) a récemment attiré mon attention.

En guise d’avant propos je vous dirais que “grillen” à Nuremberg semble parfois être une spécialité. J’ai récemment lu un billet des Lapins Techno (un blog écrit par des français perdus dans Berlin) sur la saison des grillades là bas… il semble donc que ça ne soit pas typique du coin même s’il suffit de se promener sur les berges de la “Pegnitz” – la rivière traversant la ville – les weekend de beau temps, pour s’assurer du fait que “grillen” est vraiment une institution ici. Certaines pelouses, sont prises d’assaut par les familles dès 10h le matin et il y sent bon le charbon de bois jusque tard dans la nuit. Ça et là, on trouve des bacs en béton tagués “Restkohle” (= “restes de charbon” ; ou alors c’est “Grillkolhe = charbon de bois” je sais plus trop) où les cendres fumantes sont déposées après usage. Les barbecue “à usage unique” sont légion même si les pros n’hésitent pas à trainer des barbecue high-tech géants ainsi que tables, chaises, glacières,  bambins et grand-mères!

Ceci étant dit, vous comprenez maintenant que cet article mérite un petit résumé (librement traduit et résumé par mes soins… il se peut donc que certains passages ne soient pas 100% fidèles à l’article original) ;)

p1030095

Voici donc les différentes catégories:

Les “mâles”

Les hommes ne grillent que quand ça fait de la fumée. Si on demande à un véritable homme de faire ses grillades avec un barbecue électrique, autant directement lui mettre une barbie dans la main. Où est l’intérêt? Griller doit être archaïque. Le feu, la saucisse et l’homme, point! A la propreté des grills électriques, les hommes répondent “pffff, ça n’a rien à voir. Et en plus, on ne peut même pas verser de bière dessus”

Les “casseurs d’ambiance”

Ceux-ci sont à éloigner de la zone d’action à tout prix. Les buveurs de Coca-Light et les compteurs de calories peuvent aller fatiguer la salade mais il est préférable que qqun d’autre triture les tranches de bacon. Aïoli, salade de pâte baignant dans la mayo et autres “porcheries” (“Schweinerei” dans le texte, qui signifie “la porcherie”, mais aussi tout ce qui à trait au porc, en particulier les morceaux qu’on aime bien faire griller :P ) peuvent être placées sans souci près de ces derniers, ils n’y toucheront pas!

Les végétariens

Un genre étrange que l’on doit, pour des raisons politiques, tolérer. Fromages caoutchouteux “à la provençale” et tranches d’aubergine les rendent heureux… alors laissons les tranquille.

Les impatients

Cette catégorie se recoupe souvent avec la première. Ils engouffrent les plus gros steaks à peine “bleus” et ce pour la bonne cause, à grand coups de “ben si personne n’en veut…”. Ces derniers doivent être freinés à temps, par exemple en leur confiant la tâche remplir les verres de Weizen (ndmoi: bière qui a tendance à beaucoup mousser et qu’il faut donc servir trèeees doucement).

Les “co-mangeurs”

Principalement de sexe féminin, ne mangent rien de complet, juste des moitiés. Ils (elles) se tiennent à coté du barbecue et demandent à la volée “qui partage avec moi?”. Au final ils (elles) mangent autant que les autres mais semblent plus disciplinés et moins goulus.

Les “bien cuits”

Tout au contraire des impatients, les “bien cuits” pensent qu’une viande est à point quand elle ressemble à un morceau de charbon. “Brulé” n’existe pas dans leur vocabulaire. “Hum je vais un peu gratter” est le plus politiquement correct acceptable comme réponse. Les laisser faire et recouvrir de ketchup pour ne pas voir le désastre, il ne reste que ça.

Les “coupeurs”

Ils vérifient toutes les secondes d’un coup de couteau si la viande est cuite. Après leur passage atterris dans votre assiette un beau steak haché à la place du steak. Le mieux est de leur renvoyer à la tronche, tout simplement!

Les vantards de l’accompagnement

Ils ont annoncés apporter “qqch de facile” et déboulent avec un Bulgur à la menthe, un carpaccio mangue mozzarelle et une quiche aux olives avec une pâte faite maison. Ils humilient tous ceux qui ont apporté une salade de pâtes et prouvent à ceux qui ont apporté un pot de guacamole que c’était pas vraiment suffisant. Les réinviter absolument ;)

Les “j’apporte du pain”

Ils ne savent faire ni grillades, ni salades… et en sont persuadés. Pour transporter une caisse de bière ils sont naturellement trop faibles. Par contre, manger et boire ils savent faire. On les place – en guise de punition – loin du barbecue, là où quand le plat de grillade arrivera, il ne contiendra plus que des petites saucisses de Nuremberg (saucisses de la taille d’un doigt, très courantes ici) qu’ils devront partager avec les “co-mangeurs” (^^) et où ils devront assurer l’approvisionnement en pain des végétariens.

C’est bien vu non? Je pense que je me situe entre la catégorie “mâles” et “impatients”… couplé de “casseur d’ambiance” (en ce moment). Et vous? Dans laquelle/lesquelles vous trouvez-vous? Est-ce que vous voyez d’autres catégories?

Posted on May 8, 2009

Cacher cette complexité…

… que nous ne saurions voir!

Le monde dans lequel nous vivons est extrêmement complexe (si si) et je ne parle pas que des technologies. Les lois, les coutumes, les règles économiques, les relations etc. ont une origine d’une complexité telle qu’on les utilise 99% du temps à l’aveugle sans vraiment savoir d’où ils proviennent et ce qui se cache derrière. Il y a plus de choses nouvellement crées chaque jours que ce qu’une personne peut assimiler dans une vie, se concentrer sur un thème en occultant le reste, voila la malédiction de nos vies. Cela dit, on vit bien comme ça ; il suffit de ne pas se poser trop de questions ou accepter ne pas savoir.

La question “mais au fait comment ça marche?” revient chez moi régulièrement, d’autant plus régulièrement que je joue à Fallout3 et Hordes d’ailleurs, deux jeux “post -apocalyptiques”.

Je suis tombé hier – via plusieurs contacts – sur un article très intéressant mettant directement en cause la complexité dans la crise que nous traversons en ce moment. Cet article relate la vie de son auteur, Michael Osinski – programmeur de son état, un des gourous des logiciels utilisés tous les jours dans le trading. Derrière ce pseudo mea-culpa, on découvre décrit noir sur blanc la complexité de l’univers financier et comment cette complexité à pu être exploitée à coups d’actions élémentaires totalement légales pour conduire au crack massif que nous connaissons. In english but worth a reading, really!

Sinon, dans l’hypothès d’une apocalypse proche et dans le souci de pouvoir continuer à valoriser mon expertise actuelle… on fait comment pour faire une Machine de Turing avec du bois et des cailloux??? :P