Après les photos hautes en couleurs de la cérémonie d’ouverture et les photos riches de mouvement prises pendant les épreuves d’escrime voici un petit récapitulatif de certaines épreuves sportives et la cérémonie de clôture des JO de Beijing… en grand format, comme toujours avec “The Big Picture” - superbe!
Cette deuxième semaine fût presque plus complexe que la première. Étant en vacances je n’ai pas cessé de prendre des photos et c’est là la source même du problème. En supprimant les photos tous les soirs les moins intéressantes et les ratées, je suis revenu de vacances avec près de 400 photos et pourtant, dès le premier jour, j’ai senti que ça n’allait pas être simple.
Car si je trouve que j’ai fait de belles photos - beaucoup de paysages par exemple et de chouettes photos de vacances en général - cela ne répond pas, selon moi, à la contrainte principale du défi de Ghusse qui est de susciter la créativité.
J’ai presque tous les jours cherché une photo ; mais quand la créativité n’était pas au rendez-vous, et comme j’avais pris beaucoup d’autres photos pendant la journée, je n’ai pas poussé plus loin et cherché LA photo du jour… J’ai donc bien une photo pour chaque jour, mais parfois pas celle que j’aurais souhaité… et je trouve que ça se voit.
Trêve de blabla et d’apitoiement, faisons dans le concret, voici un petit résumé de la seconde série qui va du samedi au dimanche (pour rattraper le rythme).
Samedi 9 Août

(1/175 - f/9.5 - 26mm - ISO 200 - à main levée)
Le temps était gris et brumeux toute la journée et après une grimpette de 500 à 2000m je n’avais que des photos de brouillard. Juste avant que le soleil disparaisse derrière les montagnes, les nuages se sont dispersés et le soleil est brièvement apparu. Juste le temps de faire 3 photos et de jouer avec la silhouette de Mlle V à contre jour!
Dimanche 10 Août

(1/180 - f/6.7 - 24mm - ISO 200 - à main levée)
Après 600m de dénivelée positive dans la poire - dans la caillasse qui plus est - on passe un col et se retrouve face à un paysage à tomber par terre. Le vent souffle fort et frais, alors on ne s’appesantit pas. Mlle V. prend de l’avance le temps que je range mon appareil… et prenne une dernière photo!
Lundi 11 Août

(1/250 - f/8- 38mm - ISO 200 - à main levée)
Après une lente et presque pénible montée dans un pierrier, le sommet du jour - 2900m - nous accueille avec un paysage magnifique. De l’autre coté la descente, bien qu’entièrement sécurisée, s’avère laborieuse. Je prend de l’avance et sors l’appareil dans un moment délicat… clic!
Mardi 12 Août

(1/30 - f/5,6 - 55mm - ISO 800 - à main levée)
Petit passage délicieux dans la forêt. Pendant quelques temps nous ne sommes pas exposés au vent et ne marchons pas sur des pierres… à droite et à gauche “fleurissent” des champignons de toutes formes, dont des amanites aussi redoutables qu’attrayantes!
Mercredi 13 Août

(1/60 - f/6,7 - 24mm - ISO 400 - à main levée)
La journée était simplement dégueulasse. 1000m (de dénivelée) de grimpette dans le brouillard pour arriver à un col venteux comme pas permis, puis redescendre 1200m et terminer pas 5km de route nationale… jusqu’à 16h je n’avais encore aucune photo candidate… et puis dans un virage, un champ montre le bout de son nez, avec ces étranges hommes de paille…
Jeudi 14 Août

(1/125 - f/6,7 - 21mm - ISO 200 - à main levée)
De retour à 2500m d’altitude, on découvre un versant où les petits chalets d’alpage se succèdent. 5m de large à tout casser, quelques animaux qui tournent autour: “il en faut peu pour être heureux”…
Vendredi 15 Août

(1/20 - f/5,6 - 55mm - ISO 800 - à main levée)
Trempés jusque aux os, on se réfugie dans la Schluterhütte et s’empresse de commander un thé. Pendant que notre mélange traditionnel “fruits rouge - menthe” infuse, je sors l’appareil pour vérifier qu’il n’a pas pris l’eau…
Samedi 16 Août

(1/180- f/13 - 18mm - ISO 200 - à main levée)
Après 2h de montée dans les cailloux on commence à apercevoir un peu de neige ; mais c’est rien comparé à ce qui nous attend quand on passe enfin le col… heureusement que la montée nous a bien réchauffée!
Dimanche 17 Août

(1/180 - f/8 - 38mm - ISO 200 - sur pied)
A 3150m d’altitude, on commence à se retrouver au dessus des nuages d’où les montagnes émergent. Tant pis pour le beau coucher de soleil ; mais les “locaux” nous promettent du beau temps pour le lendemain…
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Le groupe sur Flickr continue avec toujours autant d’ardeur. Comme je commente peu là bas, j’en profite pour féliciter en bloc tous les participants pour leurs chouettes photos! Continuez comme ça!
Nous revoilà après 12 étapes réalisées en… 12 jours! Pour faire dans les généralités, c’était beau - voir très beau, c’était dur - voir très dur, ça a fait mal - voir très mal, mais qu’est ce que ça valait le coup!
Je pourrais vous assommer avec des photos (un peu plus de 180 après tri et sélection) mais par manque de temps, de place et d’envie je vais faire light de ce coté là.
J’avais par contre emporté mon petit carnet de notes Moleskin et j’ai, chaque soir, consciencieusement noté quelques phrases sur la journée histoire de ne rien oublier. Voici donc la première partie du récit - condensé - de nos exploits de vacanciers en vadrouille!
Samedi 9 Août : Wattens (500m) - Lizumerhütte (2019m)
Levés à 3h30 pour prendre un train pour Innsbruck, vous imaginez qu’au moment de mettre les pieds sur le sentier de la guerre randonnée, on était que moyennement frais. A 10h30 on sort enfin du village de Wattens et attaque la première grimpette de nos vacances, sur un chemin de croix.
Les sacs pèsent, les jambes sont lourdes et on sue à grosses gouttes… le corps tente tant bien que mal de s’adapter mais il galère le pauvre et seule le moral tient bon. Même si la brûme nous cache la vue au dessus de 1000m… on ne se décourage pas.
C’est vers 14h - et avec un soupir de soulagement - qu’on sort enfin des bois où on pataugeais depuis près de 4h pour atteindre les premiers signes des alpages et leurs verts pâturages. Les nuages sont toujours bas, mais le plafond semble avoir grimpé de quelques centaines de mètres. On continue à monter même si les muscles crient à l’unisson que “putain c’était quoi cette idée à la con?”. Pour se donner du courage on regarde les mètres du dénivelé défiler sur ma montre (la classe, hein?) jusqu’à atteindre la barre fatidique des 2000m.
Lorsqu’on arrive enfin sur le plateau où est sensé se trouver le refuge, on en peut plus. La conversation est limitée au minimum syndical et je sens bien que Mlle V. ressent exactement la même chose que moi quand on se rend compte que le toit que l’on apercevais depuis 15min n’est autre qu’un bâtiment militaire et que le refuge est bel et bien 2km plus loin.
On atteint enfin le refuge, une superbe bâtisse toute neuve qui s’avèrera être un des meilleurs rapports qualité-prix de notre séjour (coté authenticité on repassera par contre). Après 1L de thé, un diner pantagruélique et une grosse demi-heure d’attente - pour ne pas aller se coucher trop tôt - il est enfin 20h, on file au pieu, épuisés mais heureux d’être enfin en haut! “Geschafft” (réussi) comme ils disent ici!
Dimanche 10 Août : Lizumerhütte (2019m) - Pluderlingsattel (2743m) - Gschützspitze (2657m) - Tuxer Joch Haus (2330)
Contrairement à la veille, le soleil nous accompagne dès le réveil. Après 15min de grimpette dans l’ombre de la montagne, on se retrouve en plein soleil et dans les cailloux… ça tape.
La montée est plus raide que la veille mais curieusement moins éprouvante. Le rythme est posé car un grand nombre de randonneurs se suivent sur le chemin (weekend + pas loin d’Innsbruck) ; la “colonne” s’étire sur tout le long du sentier grimpant dans un pierrier.
Après 2h30 de montée on arrive enfin au col qui nous dévoile une vue à tomber par terre : un cirque de montagnes magestueux. On y reste un bon quart d’heure mais le vent, fort et froid, nous force à continuer avant de geler sur place. On descend, monte et redescend de 200m pour arriver - vers 14h - au Plunderlingstattel, un autre col d’où on peut voir le refuge où nous comptons faire étape. Sous nos pieds s’étend une descente de 500m en zig-zag puis une remontée “pépère” de l’autre coté… on est pas arrivés.
Encore une une fois, ce qui frappe c’est la quantité de “vert” qui nous accueille. Après une matinée dans les rochers tant de verdure c’est presque surnaturel. Après 1h30 de descente qui fait mal aux genoux, on se retrouve les pieds dans l’eau au bord d’un ruisseau et on y fait la connaissance de deux étudiants avec qui on passera la soirée.
Contrairement à la veille et malgré son “jardin d’hivers” permettant de contempler la vue au chaud, le refuge est bien moins sympa et beaucoup plus cher.
Lundi 11 Août : Tuxer Joch Haus (2330)- Spannagelhaus (2531m) - Friesenbergscharte (2910m) - Friesenberghaus (2498m) - Dominikushütte (1805m)
Debout à l’aube (avant 6h) à cause d’une bande de cons qui ont cru qu’ils étaient tout seuls dans le refuge, on prend la route dès 7h30 en direction du versant opposé. Quelques minutes après le départ, on traverse une banlieue de Marmotte-city vachement mal fréquentée par une bonne 20 aine de marmottes qui vous regardent passer avec l’air de dire “ziva tu veux quoi toi? baisse les yeux, allé!”.
2h de descente puis de montée plus tard on arrive au Spannagelhaus, un refuge sympa comme tout - on se dit au passage qu’on aurait mieux fait de pousser le trajet la veille pour dormir là - qui marque notre premier chocolat chaud de la journée. Le temps est beau mais très frais et la suite de la montée s’annonce rude.
La suite c’est simplement une grimpette de 400m dans un pierrier à faire pleurer le pierrier de la veille. Au lieu de la petite caillasse facile, on doit sauter ici sur de véritables blocs de pierre de - parfois - plusieurs mètres de large. La montée est très éprouvante, et cette difficulté s’ajoutant aux courbatures des premiers jours on en “chie” pas mal. Mais arrivé en haut on oublie vite tant la vue vaut le détour… on surplombe deux vallées avec d’un coté le refuge où on a dormi et de l’autre un lac turquoise au bord duquel on doit dormir le même soir… magique!
Tout comme la montée, la descente est difficile, mais pour d’autres raisons. Pas de pierrier de ce coté-ci, mais en revanche un sentier particulièrement étroit et surplombant un à-pic assez flippant. Le début du chemin est intégralement sécurisé ce qui - quand on a pas le matériel nécessaire - n’a pas le don de rassurer des masses. Mais la descente se passe bien. On y croise une famille qui randonne avec deux labradors, chacun des chiens portant son petit sac à dos
et le papa portant - non pas une antenne parabolique comme on a pu le croire au début - une tente pour les chiens au cas où ils n’aient pas le droit de dormir dans le refuge!
La descente est longue et pas très intéressante. Le chemin n’est pas facile car fait de grosses pierres. Il nous faut sauter de bloc en bloc ce qui empêche de regarder le paysage et fait mal aux pieds… mais on arrive à bon port à la Dominikushütte comme prévu. Ce refuge est en fait une “Gasthof” où on passera une soirée sympa mais sans plus.
Mardi 12 Août : Dominikushütte (1805m) - Pfitscher Joch (2089m) - Pfitscher Joch Haus (2248m) - Stein (1535m)
A notre réveil, le temps est “pourave”. Gris, pluvieux et avec plein de brouillard… heureusement que cette étape est une de nos plus courtes. On commence par 2h de montée vers le refuge de Pfitscher Joch qui, bien qu’il ait un nom à consonance germanique se trouve en Italie, quelques dizaines de mètres derrière la frontière (en fait il a un autre nom en Italien mais bon hein…). On s’y réchauffe brièvement - avec un chocolat chaud dégueu - avant d’attaquer la descente qui se déroule dans les sous-bois.
Il est 13h quand on atteint Stein - qui n’est pas un refuge mais un petit village - où on avait réservé une chambre dans une “pension” (B&B). On croise d’ailleurs un groupe de 4 étudiants frisant les 18 ans qui, ne trouvant pas d’endroit où dormir s’enverront l’étape du jour plus la suivante… les fous!
Première douche chaude de notre ballade, sieste bien méritée, diner dans un resto où on reçois des Spaghetti Carbonara quand on commande un cordon-bleu (?!), soirée JO à la télé et dodo bien mérité…
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Voila qui clôt les 4 premiers jours de notre ballade, le premier sommet à 2900m d’altitude, le passage de la frontière Italienne, les premières courbatures dans les jambes ou dans le dos (sac a dos bien trop lourd avec ses presque 20kg)… sur-ce, je vous laisse avec quelques photos triées sur le volet.
- Vue depuis le refuge LizumerHütte, la grimpette du deuxième jour c'est tout droit!
- Au milieu à gauche se trouve la Lizumerhütte
- Quand je vous dit qu'il y a foule!
- Vue impressionnante, qui n'est bien rendu en photo qu'avec un filtre UV + Polarisant
- Une bien belle cascade débouchant dans Marmotte-city
- "Vas y baisse les yeux!"
- Que de verdure... après les pierres, ca change
- Vue depuis le jardin d'hivers de la Tuxer Joch Haus
- Tuxer Joch Haus
- Indiana Mlle V.
- Wah!
- Un petit filé à main levée :P
- On atteint enfin la Dominikushütte
- Champ d'opium sur la frontière italienne?
- Banzai!
Premier billet d’une série de 4, voici le récapitulatif de mes 5 premières participations au Photo-a-day challenge lancé par Ghusse! Notez que vous pouvez retrouver les participations de 8 des membres sur la page dédiée sur Flickr.
Lundi 04 Août

(1/30 - f/3,5 - 18mm - ISO 800 - à main levée)
Dans le métro de Nuremberg, à la station Hauptbahnhof, quatre escalators permettent de rejoindre la gare ferroviaire directement depuis le quai de la ligne U1. Le matin comme le soir, c’est un point central de trafic, un point où la cohue règne régulièrement et où les hommes-pressés se fondent dans le décors. A 18h30, sur le chemin du retour, tous ces passagers montent vers un nouveau départ, combien ont encore de longues heures de trajet devant eux?
Mardi 05 Août

(1/15 - f/4,5 - 45mm - ISO 800 - à main levée)
Cette semaine, des travaux ont lieu sur la ligne de métro U1 en direction de Langwasser obligeant les passagers à changer de train/quai deux fois à deux stations d’écart. Les trains sont plus ou moins synchronisés et attendent d’être tous les deux à quai avant de repartir.
Ce matin, le train arrivant de Fürth était en avance sur celui arrivant de Langwasser ce qui explique ce train vide attendant désespérément un passager tandis que cette masse désintéressée lui tourne le dos!
Mercredi 06 Août

(1/15s - f/4,5 - 45mm - ISO 3200 - à main levée)
Une cave sombre et enfumée, 5 ordinateurs pour réchauffer l’atmosphère au doux son des coups de feu virtuels que les joueurs échangent (CoD4) aussi gaiement que les boutades. Sans flash et donc à 3200 ISO (ce qui explique le grain de l’image) pour ne pas gêner les joueurs ni perdre une miette de cette atmosphère surréaliste, j’ai pu prendre des regards aussi crispés que concentrés, aussi rageurs que dépités.
Pour faire écho aux commentaires de Hérisson sur Flickr, oui, la série des Zombies continue!
Jeudi 07 Août

(1/30s - f/16 - 18mm - ISO 200 - à main levée - flash)
Derniers préparatifs avant le départ en randonnée. Les cartes sont repérées, les refuges marqués et même parfois réservés, les sacs sont prêts. En bon scout, couteaux, papiers/crayon et ficelle m’accompagnent (ainsi qu’une nouvelle montre un peu spéciale mais non requise chez les p’tits bleus)! Sur le papier tout est prêt, il n’y a plus qu’à… >_<
Vendredi 08 Août

(1/180s - f/6,7 - 18mm - ISO 200 - à main levée - filtre polarisant)
Métaphore du départ, dans pas moins de 5h nous serons en route.Après m’être joué de la règle des tiers sur les deux premières photos, voila que je met mon point de fuite bien au centre de la photo. Là où Ciel et Terre se rejoignent, c’est où nous allons!
Bon courage à tous les participant au challenge, les 5 premiers jours étaient difficiles mais déjà fun!
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Sur ce, je m’absente pour deux semaines sans possibilité de mise à jour, mais je continue mes photos quotidiennes pour vous montrer tout cela en rentrant, cela va de soi!
Non vous ne rêvez pas, il y a bien un problème avec le titre de ce billet. Je m’étais fixé une limite de 45 caractères pour ce titre ; hors comme “The Rock avec Nicolas Cage, Sean Connery et Ed Harris (et Dr. Cox)” en fait 66 il a fallu couper quelque part. Il en va de même pour l’image ci-contre, il fallait rentrer dans les 40Kb alors j’ai enlevé quelques morceaux, j’espère que ça ne vous dérange pas trop…
Avec une intro pareille, vous devez vous demander où je veux bien en venir. Je veux parler de TV, de films, d’économie de bouts de chandelle, de limite d’age, de politiquement correct et surtout de coup de gueule ; le tout en rapport avec le film “The Rock” passé hier soir à la TV.
L’évangile selon Pro7 (ndla chaîne de TV Allemande)
Pendant le film, plusieurs questions que Mlle V. m’a posé m’ont mis la puce à l’oreille (C’est qui lui? Il est advenu quoi de untel?…). Tout bien réfléchi, j’avais un souvenir béat du film “The Rock”, et pas l’once d’un reproche à faire en terme d’incohérences, de passages flous et de jonctions étranges et d’absence de sang!
Selon mes souvenirs vieux de 12 ans, vers la fin du film, Nicolas Cage se retrouve en contact direct avec un gaz toxique très vilain mais survit tout de même grâce à l’injection d’un antidote dans les 20 secondes qui suivent. Il se relève alors et, après une course digne d’un sprinter en pyjama, tombe à genoux les bras en croix avec une fusée verte dans chaque main… il a sauvé la planète du monde entier de l’univers de San Francisco, hip hip hip hourra!
Si la dernière scène avec les loupiotes était bien présente, c’est l’absence de cette scène où Nicolas Cage éclate une petite bille contenant du gaz toxique dans la bouche d’un “méchant” et est alors obligé de se piquer avec une seringue à l’aiguille incroyablement longue, qui m’a fait prendre conscience du problème: des plans ont été simplement supprimés.
“Attention chérie ca va couper” * (* la Cité de la Peur)
En cherchant sur internet ce matin, je suis tombé sur un site intitulé Schnittbericht - “compte-rendu de découpage” - dont le contenu m’a fait sauter au plafond. Sur la page correspondant au film “The Rock”, j’ai ainsi appris que la version passée par Pro7 a été allégée de 50 scènes, soit au total pas moins de 11 minutes, pour permettre au film de passer d’une interdiction -18 à une interdiction -12 ans. La Scène du gaz toxique a bien été enlevée mais également toutes les scènes un peu trop sanglantes ou certaines répliques un brin osées…
Outré, j’en ai parlé avec mes collègues qui m’ont répondu que c’est normal, et que si je veux voir les versions orginales je dois m’abonner à “Premiere” ou regarder les DVD (en prenant soin de choisir la bonne version).
Je n’arrive pas à comprendre comment les Allemands - d’ordinaires assez conservateurs - supportent que l’on dénature pareillement des œuvres artistiques. C’est comme si on collait un smiley au milieu du tableau “l’origine du monde” de Gustave Courbet pour pouvoir le présenter à des primaires…
La fin de l’innocence
Pour rire jaune j’ai continué mes recherches sur le site internet sus-cité et j’ai découvert que Kill Bill a été allégé de 2min pour avoir le droit de passer en -18 avant 23h, que Gladiator a également perdu 2min pour être seulement interdit aux -12 ans, que Basic Instinct a perdu 10 minutes de sesque pour être classé -12. “American History X”, “Saving Private Ryan” ou autres films à tendance légèrement violente ne seront jamais coupés car simplement impossible à passer. De plus j’ai appris que - c’est beaucoup moins fréquent - certains films sont coupés dès leur passage dans les salles…
Le fait que les cinéma de Nuremberg ne passent aucune VO m’avaient laissé simplement désabusé, voila que je suis maintenant hors de moi. Dans le monde - apparemment utopique - où je vis, si un film est interdit aux moins de 18 ans, c’est pas de bol pour lui mais il ne passera jamais à la télé à une heure de grande écoute, point!
En Allemagne ils ont apparemment une autre vision du monde… vision que je trouve tout d’un coup très “Américaine” où la tendance est au “tout le monde doit pouvoir tout voir”, alors on nivelle par le bas!
Dites-moi que ça n’est pas ainsi en France… ayez-pitié de mon innocence et cette croyance que j’ai que l’on vit encore dans un monde où les gens sont pris pour des adultes responsables et pas pour des gamins incapables de tout jugement, un monde où les parents son capables de dire non à leurs bambins et surveiller ce qu’ils regardent/font et où on est pas obligé de faire ce travail en préventif à leur place…















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