Posted on May 15, 2009

PADC 2009 1/4

Après déjà une quatorzaine de photos, je n’ai toujours pas dit un mot au sujet du PADC 2009… tentons de réparer tout cela.

La première semaine fût… étrange. Contrairement à l’an dernier, j’ai passé beaucoup moins de temps à chercher des sujets qu’à chercher comment les mettre dans la boite. Il faut pour cela remercier (ou accuser) le suivi quotidien que je fais de plusieurs groupes Flickr et blogs depuis maintenant 6 mois. Ma liste d’idées – faisables ou pas – n’est pas prête de se tarir. Ça ne veut pas dire cependant que je n’ai pas eu de mal à trouver des photos chaque jour. Plusieurs fois j’ai cherché comment faire une photo particulière toute la journée durant et finalement commencé à envisager une solution de repli vers 23h…

Quoi qu’il en soit, si le PADC de cette année est aussi dur que le précédent, il est pour le moment au moins aussi intéressant! Voici donc mes photos de la première semaine:

DozingOff

Après 6h de route et pas une seule occasion de prendre une belle photo… Imaginez le silence, le vent dans les herbes, le soleil qui chauffe encore fort… et les copains qui chambrent le photographe, photographe qui ressemble à un banlieusard enfin laissé en liberté dans la verdure…

Late barn

Seule au milieu des champs de Colza, cette grande ferme se tient fermement dressée, comme pour prouver au monde que la “vallée du fion” (véridique) n’est pas si plate!

Wanna… be… home

Sur la route depuis (trop) longtemps déjà, “the road” dans les oreilles, mon esprit est ailleurs… il souhaiterai être arrivé. Ma morosité semble être contagieuse, les nuages deviennent menaçants… le temps vire à l’orage…

Wörter

Support rugueux pour mots doux, page tirée – pas vraiment au hasard – du livre “Ein Mann ein Buch” (“Un homme un livre”).

Too late to escape from hell

Certains jours paraissent plus sombres que d’autres, il suffit d’une mauvaise nouvelle (et/)ou d’une collègue particulièrement chia*** pour vous faire voir la vie d’une autre manière. Les nuages paraissent tout d’un coup dramatiques, les rues sont désertes et les bus filent juste devant vous… juste parce que vous le valez bien.

Me&Myself

Les ombres ont ceci de fascinant qu’elles peuvent donner à un sujet un tout autre regard, une forme presque irréelle qui dérange sans que l’on sache pourquoi.

Velo-Boulot-Dodo

Si les allemands sont loin, très loin, des pays nordiques en termes d’utilisation du vélo, ils ont déjà une coudée, que dis-je, cinq demi-longueurs d’avance sur nos “usages vélibiens” français. 4 vélos devant un bâtiment, au moins le double dans l’arrière-cour… typique!

— Voila pour la première semaine —

Ps: La plus part des paramètres de prise de vue sont disponibles sur les pages Flickr respectives.

Ps2: mes récapitulatifs de l’an dernier se trouvent ici, ici, ici et .

Ps3: Vous pouvez également aller voir le compte-rendu que Ghusse a fait de sa première semaine (et le connaissant la seconde ne va pas tarder ;]).

Ps4: N’oubliez également pas d’aller voir le reste des photos directement sur la page flickr du groupe car dans la 20 aine de personnes qui participent vraiment, il y a du niveau!

Posted on May 14, 2009

The Road

De nouveau sur la route ces derniers weekends, j’ai réitéré l’essai de l’an dernier en téléchargeant un livre audio à écouter dans la voiture,  il s’agit cette fois-ci The Road de Cormac McCarthy.

road-cormac-fs-aug-03

On (Edouard?) m’a conseillé ce livre il y a un bail mais c’est la nouvelle de son adaptation au cinéma prochainement (cf la photo ci dessus avec Vigo Mortensen dans le rôle du père) qui m’a poussé à précipiter sa lecture… ou plutôt son écoute.

The Road se passe dans un monde post-apocalyptique où le mot “vivre” n’existe plus sans le préfixe “sur”. Après un terrible cataclysme dont on ne saura rien, les paysages sont recouverts de cendres, le soleil ne fait plus d’apparitions qu’au travers des épais nuages, plantes et animaux ont disparu et le cannibalisme refait surface… du moins parmi le peu de gens qu’il reste.

C’est dans cet univers qu’un père et son fils – dont on ne connaitra jamais les noms – avancent inexorablement. Au volant d’un caddie de supermarché contenant tout ce qu’il leur reste, ce qu’ils ont pu trouver ici ou là, réceptacle de tous leurs espoirs de survie, ils marchent en direction du sud et de la côte à la recherche d’un monde plus clément à défaut d’être vivable. L’histoire de The Road raconte leur vie au jour le jour, leurs rencontres, leurs peurs, les horreurs qu’ils vivent mais aussi leurs moments de joie et de tendresse et ce livre nous accroche aux personnages comme peu de livres le font.

Entre épisodes plein de suspense et d’autres lourds en émotion ou réflexions, je ne peux m’empêcher d’y voir une superbe métaphore de l’éducation parentale où les parents se doivent de donner (dans le sens d’enseigner) tout ce qu’il ont à leurs enfants, de les protéger du mieux qu’ils peuvent mais d’accepter aussi de les laisser voler de leurs propres ailes.

Après cette écoute j’ai encore du mal à dire ce qui m’a le plus plu dans ce livre, toujours est il que j’ai été scotché, que j’ai bu les paroles du lecteur et pas vu passer mon aller-retour à Berlin. Détenteur du prix Pulitzer for fiction 2007, ce livre est réellement à mettre dans votre liste de lecture et ce avant qu’il sorte en film!

Posted on May 13, 2009

Rêveries

Comme tous les jours, au moins 15 personnes vont descendre à l’arrêt de bus, celui qui se trouve juste devant le campus de Siemens. Alors je ne fais pas vraiment attention. Sans lever les yeux de mon livre, ma vision périphérique m’indique qu’on vient de passer une grosse avenue, le bus s’arrête, sans même regarder, je sais que je descend au prochain.

Je termine ma page, range mon bouquin – non sans un pincement de regret – et cherche mon badge d’une main au fond de mon sac tout en naviguant dans les menus de mon iPod à la recherche de “La Revue de Presse” de France-Inter.

Une petite minute plus tard, je suis pris d’une étrange sensation… mon esprit se dit que quelque chose ne va pas. Je relève la tête, regarde autour de moi et constate que l’arrêt est passé. Je cherche mes “collègues” dans le bus et croise des regards aussi gênés qu’interloqués. Comme il y a toujours quelqu’un pour appuyer sur le bouton  et que les chauffeurs sont rôdés à notre manège, personne n’a eu la présence d’esprit de faire attention, le bus est passé sans s’arrêter O_o

Commence alors l’inconnu! 100% des collègues présent n’ont jamais dépassé cet arrêt. Alors on observe chaque courbe, chaque virage, chaque emplacement où un arrêt pourrait-être placé et on enrage contre-soi à chaque mètre que le bus parcours et qui nous éloigne du boulot où l’on arrive jamais trop tôt. Finalement on descend, ris jaune, chacun bat sa coulpe et on attend le bus, en groupe… en regardant ses chaussures.

Ah les rêveries matinales…

Posted on May 8, 2009

Cacher cette complexité…

… que nous ne saurions voir!

Le monde dans lequel nous vivons est extrêmement complexe (si si) et je ne parle pas que des technologies. Les lois, les coutumes, les règles économiques, les relations etc. ont une origine d’une complexité telle qu’on les utilise 99% du temps à l’aveugle sans vraiment savoir d’où ils proviennent et ce qui se cache derrière. Il y a plus de choses nouvellement crées chaque jours que ce qu’une personne peut assimiler dans une vie, se concentrer sur un thème en occultant le reste, voila la malédiction de nos vies. Cela dit, on vit bien comme ça ; il suffit de ne pas se poser trop de questions ou accepter ne pas savoir.

La question “mais au fait comment ça marche?” revient chez moi régulièrement, d’autant plus régulièrement que je joue à Fallout3 et Hordes d’ailleurs, deux jeux “post -apocalyptiques”.

Je suis tombé hier – via plusieurs contacts – sur un article très intéressant mettant directement en cause la complexité dans la crise que nous traversons en ce moment. Cet article relate la vie de son auteur, Michael Osinski – programmeur de son état, un des gourous des logiciels utilisés tous les jours dans le trading. Derrière ce pseudo mea-culpa, on découvre décrit noir sur blanc la complexité de l’univers financier et comment cette complexité à pu être exploitée à coups d’actions élémentaires totalement légales pour conduire au crack massif que nous connaissons. In english but worth a reading, really!

Sinon, dans l’hypothès d’une apocalypse proche et dans le souci de pouvoir continuer à valoriser mon expertise actuelle… on fait comment pour faire une Machine de Turing avec du bois et des cailloux??? :P