Depuis que le campus de Siemens où je bosse a annoncé (aux journaux d’abord, aux employés ensuite…) instaurer un chômage partiel, les heures sup’ sont proscrites. L’inconvénient majeur ce sont les 10 jours de congés qu’on est obligés de poser du 2 au 17 juin, mais l’avantage d’être obligé de décamper tôt – surtout avec le temps qu’il fait – est indéniable. Sorti du boulot avant 16h hier, j’ai profité du réchauffement printanier pour enfourcher mon vélo et filer dans un magasin de bricolage acheter 3-4 petites choses: objectif confection d’un “Beauty-Dish” (BD)!
Comme l’explique assez bien cet article (en anglais mais avec plein de petites images), un BD est une sorte de saladier dans lequel on va faire réfléchir l’éclair produit par un flash avec pour objectif de générer une source de lumière plus large qu’un flash standard (donc moins “dure”) tout en faisant converger la lumière vers un endroit précis de la scène pour compenser une partie de la perte de puissance due à la réflexion de la lumière et permettre un éclairage “un peu plus précis”.
La lumière produite se trouve donc à mi chemin entre le flash “nu” qui produit une lumière dure (c.a.d. avec de fortes ombres tranchées) et le parapluie (un parapluie blanc au travers duquel on fait passer la lumière du flash ou alors un parapluie argenté dans lequel on laisse l’éclair se réfléchir) qui produit une lumière douce, relativement homogène. Les deux paramètres important d’un BD sont sa profondeur et son diamètre. La profondeur va influer sur la concentration de la lumière, plus le BD est profond plus le faisceau lumineux va être concentré. Le diamètre influe quand à lui sur la largeur du faisceau lumineux.
Pour ce faire, pas besoin de grand chose. J’ai opté pour une bassine en plastique (~30cm de diamètre), du scotch blanc/argenté ainsi que des “zip” en plastique (les trucs qui permettent de rassembler des câbles… ou qui servent de menottes de fortune dans les séries policières ^^) et enfin un peu de carton.
Le plan était le suivant: faire une ouverture de la taille du flash dans la bassine, ouverture “en croix” pour permettre de placer le flash dans l’ouverture et que l’élasticité du plastique “tienne” ainsi ce dernier en place. Puis créer un disque de carton recouvert de scotch argenté à placer au centre de la bassine et tenu en place par les zips en plastique.

Comme vous pouvez le voir, le plan à quelque peu changé en cours de route. La bassine étant trop épaisse, elle a refusé de se découper proprement préférant casser plutôt que de se laisser entailler la tronche… et ce malgré les 10 min dans l’eau bouillante qu’elle a subi avant que je tente le découpage. J’ai donc tant bien que mal réalisé la découpe et décidé d’insérer dans l’ouverture une sorte de coffrage en carton… ce qui s’avère finalement très pratique même si j’ai peur que ce dernier ne résiste pas longtemps à la pression exercée par l’ouverture. Des petits trous à la perceuse aux 4 coins du rectangle à entailler auraient probablement aidés… mais j’y ai pensé trop tard.
Vu de l’intérieur, outre les craquements du plastique qu’on distingue bien, on peut voir la tête du flash apparaitre dans son coffrage. J’avais l’intention de recouvrir l’intérieur de la bassine de scotch blanc, mais je n’ai pas eu le courage de le faire hier soir. Finalement, j’ai percé 4 trous dans la bassine (au niveau du bord) et dans le disque et utilisé les zips pour fixer le tout, voila le BD est prêt.

Voici, ci-dessous en action sur pied avec un déclencheur à distance CactusV2 (Surnom ebay cheap trigger
). On distingue bien le centre ici car j’ai passablement “fermé” l’appareil pour prendre la photo (1/125 s et f/22 je crois). On distingue également les petits zips qui dépassent sur les cotés.

Pour finir, Luffy a bien voulu prendre la pose pour vous montrer la différence entre “flash nu” (a gauche) et “flash avec BD”. Le flash a exactement la même puissance, j’ai juste été obligé de fermer la focale pour ne pas brûler l’image, le flash réfléchi étant tout de même moins puissant que le direct. On voit bien la différence de dureté des ombres entre les deux.
