Posted on Jan 30, 2009

Franchouillardise-des-rois (à la bourre)

Il y a quelques jours, un splendide paquet a fait une arrivée remarquée dans notre appartement. Couvert de timbres de 50 centimes et en provenance de Haute-Savoie, il contenait – entre reblochon et chocolats – une poignée de “fèves-kikis”.

Clin d’oeil de ma marraine – qui doit continuer à me voir grand comme 3-pommes avec mon kiki (le vrai) dans les bras – c’était un appel évident à retrousser mes manches et concocter ma première galette des rois Allemande.

imgp9421 imgp9418

Frangipane réussie bien qu’un peu “banale”, cuisson au point et galette délicieuse (rhaa j’ai oublié de prendre une petite part de ce qui reste pour le boulot ce matin).

Notes pour plus tard:

  • Insister sur le hachage des amandes, c’est moins bon quand les copaux sont trop gros,
  • Tester en ajoutant un petit peu de pomme dans la frangipane pour ajouter un peu d’excentricité,
  • Tester en ajoutant un petit “schluck” de Rhum pour voir,
  • Un jaune d’œuf pour dorer le dessus de la pâte n’est pas suffisant… et une galette dont les bords sont blancs c’est pas top!

Posted on Jan 22, 2009

World of Goo

Décidément les jeux qui me marquent le plus sur la Wii ne sont pas des jeux conventionnels. Après avoir fondu sous le charme “pointécliqueux” de Zack&Wiki et été transporté par les qualités de finesse barbare de BoomBlox, me voila pris dans un engrenage de boulettes nommé World of Goo!

Ldoud, qui ne parle jamais de jeux, avait titillé mon intérêt en parlant succinctement de Worlf of Goo fin décembre. Le peu de temps libre que j’ai étant dédié à mon Chaman, il a fallu que je profite de m’être fait expulsé de la “salle à bosser” par Mlle V. ce weekend (une sombre histoire de bruit l’empêchant de réviser dans ces conditions… pff… n’importe quoi)  pour télécharger ce jeu WiiWare fantastique.

J’aimerai vous raconter World of Goo, mais je ne sais pas par quelle rondeur attaquer la bête. Puzzle Game d’une simplicité de gameplay étonnante et pourtant si efficace. Jouabilité (sur Wii) exemplaire, musique qui fait tourner la tête, animations mignonnes comme tout et durée de vie tout à fait au poil compte tenu du prix de la bête (15€ en téléchargement).

Oui, World of Goo est vraiment un très bon jeu. Sachez également que vous pouvez le découvrir également sur PC (et Mac) et même via une petite démo!

Posted on Jan 9, 2009

En pages et en mots (2008)

Ce blog a vu en 2008 encore plus de critiques de livres (je n’ose les qualifier de “littéraires”) qu’en 2007. Il convient donc de répéter cette année aussi le récapitulatif que j’avais fait l’année passée.

Les meilleurs par catégories

Médiéval-fantastique

Après avoir avalé le Trône de Fer (dont on attend toujours la suite d’ailleurs) en 2007, j’ai enchaîné en 2008 avec les trois trilogies des Farseer/Liveship/Tawny Man de Robin Hobb soit au total 9 livres fabuleux dans un univers médiéval d’intrigues de court. Romans initiatiques par excellence, ces livres proposent deux histoires tout d’abord bien disctinctes puis peu à peu emtremêlées dans un monde médiéval où dragons et magie (à double tranchants) sont des mythes bien présents.

Je n’ai pas tout à fait fini le dernier tome de la troisième trilogie, mais je peux d’ors et déjà conclure que cette troisième trilogie est aussi magistrale que les premières, la base “magique” établie dans la seconde trilogie vient éclairer l’histoire des Farseer (de la première trilogie) sous un jour nouveau, reste à voir si le final sera au niveau du reste de cette magnifique œuvre ; c’est mon monument littéraire de 2008.

Inclassable

Atlas

Ovni littéraire de l’année 2008, Atlas Shrugged m’a fait beaucoup réfléchir. Tout autant roman d’anticipation que traité philosophique sur le libéralisme, ce livre pousse à réfléchir quand au fonctionnement de nos sociétés dites “modernes”. Même si tout n’est pas bon à garder dans cette histoire écrite au début du siècle dernier, il est indéniable que certains points font que le livre mérite une lecture critique, surtout en ces temps de crise.

Science fiction / anticipation

peacewar

Coté science fiction, j’ai cette année clairement mis l’accent sur les livres de Vernor Vinge. Vainqueur par trois fois du Prix Hugo, j’ai voulu me faire une idée de ses livres sans vraiment pouvoir en décrocher après. Non, ses livres ne sont pas tous des chefs d’œuvre, mais ils ont tous un petit quelque chose qui accroche le lecteur et le mène au bout quoi qu’il arrive. Il n’est donc pas étonnant de trouver 2 des 5 livres que j’ai lu de cet auteur dans mes favoris annuel.

  1. Je garde donc en mémoire A Deepness in the Sky de Vernor Vinge, un livre fabuleux qui ne peut vous laisser indifférent. Avec un peu de bon sens, un soupson de bataille stellaire une louche de dictature, un concept d’étoile allumée/éteinte à intermitences et une race extra terrestre ayant basé sa culture dessus, Vernor Vinge batis une histoire très intéressante au rythme éfreiné.
  2. Toujours du même auteur mais dans un autre genre, Marooned in Realtime est une perle. Ce roman policier placé dans un contexte de SF très bien ficelé s’avale plus vite qu’un crumble aux cerises. Sur les bases d’un concept de voyage temporel totalement crédible, Vinge écrit l’enquête relative à un meutre un peu particulier… un must.
  3. Finalement, a mi-chemin entre science-fiction et mythologie, IliumOlympos (la suite du premier) ont marqué un vrai point. Mêlant dieux grecs, Guerre de Troie, voyage dans l’espace et extra-terrestres, Dan Simmons parvient à écrire une histoire à multiples facettes dont la conjonction est aussi tardive qu’imprévisible. Si certaines parties de l’histoire sont un peu plus faibles que les autres, tout le coté Grèce Antique / machinations divines est magnifique et vaut franchement le coup d’être lu.

Vulgarisation Scientifique

S’il est des livres qu’il serait bon de mettre entre toutes les mains, l’Evolution des idées en physique écrit par Einstein et Infeld serait tout en haut de la liste. Ce magnifique résumé de la physique réussit à remettre en place toutes les briques ayant abouti à l’établissement de la théorie de la relativité restreinte par Albert Einstein et ce avec une simplicité que toute personne ayant subi des cours de physique au Lycée n’oserait soupsonner. Ce livre franchement pas lourd ne saurait passer l’année 2009 loin de votre table de nuit! A lire sans restrictions!

Le reste

1) A fire upon the deep est le premier livre que j’ai lu de Vernor Vinge. Si je dois vous prévenir que le livre ne m’a pas particulièrement passionné de part son histoire, les concepts scientifiques qu’il y développe sont très intéressants. Mêlant médiéval et science-fiction ce livre finit par être bancal et, s’il fera rêver les petits scientifiques, ne passionnera pas le lecteur lambda.

2) The Peace War, le préquel de  Marooned in Realtime m’a un peu déçu. Loin d’être au niveau de son petit frère, si on le lit avant il gachera une partie du plaisir du second et si on le lit après il sera juste décevant…

5) Rainbows End est le dernier livre de Vernor Vinge que j’ai lu. De l’histoire de machination mondiale qu’il développe, je ne garde que des souvenirs embrumés dans un nuage de technologie pourtant très intéressant. Dans mon billet, je qualifiais ce livre d’ouvrage pour les technophiles en mal d’imagination… rien à dire de plus.

6) The Swarm est un livre allemand qui verra peut-être une adaptation prochaine au cinéma. Ce livre de SF-écolo m’a beaucoup déçu de part son potentiel excellentissime totalement gâché sur le dernier tiers de l’histoire. D’un scénario génial d’une Terre se rebellant contre l’humain qui la détruit, Frank Schätzing finit par faire une histoire réellement fade et sans réel intérêt… dommage!

7) American God est un inclassable. Fiction mais pas de science, mythologie mais pas fantasy, roman policier sans policiers… c’est un livre hybride jouant à la frontière de plusieurs mondes pour en tirer l’essence sans y sombrer. Une sombre histoire de dieux sur le déclin voulant faire un dernier coup d’éclat avant de disparaître suffit à Neil Gaiman pour nous faire rêver. Un chouette petit livre à mettre entre les mains des rêveurs.

8 ) Planté dans la voiture pour 4h de route, j’ai découvert les joies des livres audio avec Anansi Boys de Neil Gaiman. Raconté sur le ton d’un conte, cette histoire mêle encore une fois mythologie (africaine cette fois-ci) à notre vie de tous les jours et il en ressort un livre frais transportant son lecteur dans un univers magique le temps de l’histoire.

9) Dans la même veine que le livre les Evolution des idées en physique, Les grandes expériences scientifiques cherche à rappeler qu’avant d’être transformée en équations, la physique se fait avant tout avec les mains. Au travers d’expériences très concrètes, l’auteur nous replace dans la peau des grands scientifiques des siècles derniers et nous explique le cheminement de leurs réflexions.

10) Le guide des photos ratées ne m’a pas laissé un très bon souvenir. En faisant un récapitulatif par l’exemple des choses à ne pas faire en photo, il est trop bateau ou pas assez artistique pour être intéressant.

11-12-13) Ces trois livres de photo ont en revanche chacun un point intéressant:

  • “Le Guide photo National Geographic” est un super point d’entrée dans la photo “avancée”. Via de nombreux exemples, on y (re)voit une grande partie du fonctionnement des composants d’un appareil photo, un grand morceau d’histoire de la photo et quelques exemples “pour aller plus loin”. Un livre que je conseille à ceux qui veulent aller un peu plus loin que “juste prendre des photos”.
  • “Le guide de la chambre claire” est une réflexion sur l’image, sur la photo et ce qui fait d’elle une oeuvre d’art.
  • “Lumière” est finalement LE livre photo que je conseille aux photographes amateurs. En y décortiquant la lumière en termes physiques, en en visualisant les effets en photographie et en poussant le lecteur – par l’exemple – à jouer avec elle, ce livre place de bonnes bases pour permettre de dompter la lumière.

Les ratées

Dans mes lectures 2008 il y a aussi des ratées… lisant principalement dans les transports en commun, voici quelques livres qui n’auront pas su me captiver suffisamment malgré un potentiel relativement grand où auraient nécessité un cadre plus calme:

  • Physique quantique et représentation du monde, un traité sur la Physique Quantique par Erwin Schrödinger lui même m’a laissé un peu froid. Assez complexe et pourtant pas vraiment nouveau pour moi, il n’a pas réussi à capter suffisamment mon attention.
  • Introduction à la pensée complexe, un traité sur les processus de pensée, de description et de simplification par Edgar Morin,  m’est apparu comme très intéressant mais d’une… complexité notoire. Il n’est pas dutout exclu que j’y revienne un de ces quatre mais à tête reposée alors.
  • The singularity is near est extrêmement intéressant mais encore une fois, pas pour les transports en commun. Il est sur ma table de nuit et je l’avance par petits sauts de puce.
  • La pratique du reflexe numérique est un livre extrêmement intéressant mais aussi et surtout trop fouillé. Je m’y réfère de temps en temps, mais difficile de lire un tel pavé. Je pense que j’avancerai ce dernier au rythme de mes questions personnelles plus qu’au cours d’une lecture linéaire.
Dans mes cartons pour 2009

Car le dernier tome de la trilogie du Tawny Man ne va pas durer encore bien longtemps, j’ai déjà prévu mes arrières avec L’open space m’a tuer, Ender’s game (qui trônait déjà dans ma liste de lecture pour 2008…), Dreaming Void dont Greg me vante les mérites à chacune de nos rencontre et enfin A Dance with Dragons cinquième tome du Trône de Fer de George R.R. Martin sensé sortir en Avril.

Sur ce bonnes lectures et n’hésitez pas à me donner des tuyaux ;)

Posted on Jan 8, 2009

Omar le homard

Quand je l’ai rencontré pour le première fois, le petit frère de Mlle V. m’avait sans vergogne questionné sur la gastronomie française, en insistant bien sûr sur les cuisses de grenouille et les escargots. J’avais été obligé de le décevoir en lui annonçant n’avoir jamais goûté à ces délices de batraciens qui semblent être pourtant notre marque de fabrique, du moins depuis l’étranger. Quelques mois plus tard, j’avais profité d’un passage dans un restaurant chinois à Paris pour réparer cette erreur.

En en reparlant avec lui quelques temps plus tard, il avait alors étendu son investigation aux fruits de mer, en insistant cette foi sur les homards, et en avouant à mots couverts que si les huîtres ça le dégoûte encore, le homard par contre ça serait chouette de pouvoir y goûter. Deux ans plus tard, c’est le cadeau que nous avons décidé de lui faire cette année pour son anniversaire ; c’était lundi.

Je vous présente donc ce cher Omar, pêché à la main dans un supermarché un peu hype du coin:

imgp9313

La recette est tellement enfantine que la seule difficulté réside dans la volonté de fer qu’il faut avoir pour plonger la bête d’1,4kg dans le court-bouillon en ébullition. Je sais, c’est méchant… mais c’est comme ça. Le temps de cuisson dépend du poids de la bête, 8 min pour une bestiole de 500g, 10 minutes quand l’énergumène atteint le kilo… mais chez nous l’ami Omar est bien resté 16 minutes en plongée car étant donné son poids et sa taille, la température du court-bouillon a brutalement chutée au moment de l’introduction du pachyderme (en gros il est resté 12 minutes à partir du moment où le court-bouillon s’est remis à bouillir). À sa sortie du bain, l’ami Omar avait pris un coup de chaud:

imgp9349 imgp9339

Mis sur son 31, Omar nous a fait le plaisir de ranger ses affaires avant de passer à table:

imgp9356

Avec un bon vin blanc, un peu de mayonnaise faite maison (émulsion superbement réussie, mais mayo presque immangeable car trop salée >_<) et une petite salade, voila un dîner qui – une fois tous les recoins de la bête nettoyés au peigne fin – aura laissé Mlle V. et son frère rêveurs…

Ce dernier est d’ailleurs reparti en disant “à quand la prochaine?”“ben écoute Mister M., pas maintenant tout de suite ou alors c’est toi qui fait les courses ce coup-ci… hein?” :D

Posted on Jan 7, 2009

Petites manies

Je te croise tous les matins vers 7h20. Tous les deux on attend le bus n°57. Tous les deux on a nos petites manies et les tiennes me font tous les jours sourire. Chaque matin c’est le même cinéma et chaque matin je t’observe avec délectation.

Tous les matins je me poste à l’Est du gros pylône en béton qui soutient la charpente du terminus des 8 lignes de bus du coin. Tous les matins je viens me poser là parce que, bordure de la toiture oblige, la lumière y est plus vive – mieux pour lire – et l’air y sent moins le gasoil. Je suis un peu à l’écart de l’arrêt du bus et je serais donc un des derniers à rentrer ; mais ça ne fait rien de toute façon je n’ai pas l’intention de m’asseoir.

Chaque matin tu es posté au même endroit à quelques centimètres près. Planté à 2m du pylône tu regards tes chaussures avec insistance tout en tirant nerveusement sur ta cigarette. Tu es planté là parce que c’est précisément l’endroit où la porte avant du bus se trouvera dans quelques minutes et tu as bien l’intention d’entrer en premier.

Chaque matin je t’observe, car ce moment précis où le bus arrive est “priceless”. D’un coup d’œil vif derrière tes petites lunettes tu as vu que le bus est bondé – comme tous les matins – et qu’il va falloir laisser les gens descendre. Tu jettes négligemment ton mégot fumant sur la chaussée et commence à trépigner. Le bus s’arrête comme prévu juste devant toi et je sens bien dans ta posture que tu rechignes à te décaler pour laisser les passagers descendre. Tu te déplaces de quelques centimètres sans arrêter de bouger et ta main droite cherche déjà à attraper la poignée de la porte alors que ton menton monte et descend au rythme des passagers qui sortent. À peine le dernier passager sorti du bus, tu bondis et t’engouffres dans le véhicule sans lever les yeux vers le chauffeur. D’un pas pressé tu te précipites vers cette place que tu sembles adorer, celle qui est seule sans vis à vis ni voisin.

Tous les matins c’est le même scénario, tous les matins je souris dans mon écharpe en pensant à tout ce qui pourrait foirer dans ce petit moment choisi de ta vie assurément fort en émotions ; mais tous les matins tu finis par trouver ta place et serres ton sac à dos dans tes petits bras en regardant droit devant toi. Tous les matins je fais une petite pause dans ma lecture pour observer ce moment de grand frisson…

Et mes manies alors? Est-ce que qqun m’observe aussi quand je vais me poster derrière mon pylône? Est-ce que quelqu’un rigole quand un fumeur vient se placer à coté de moi et que je fais alors quelques pas en arrière pour me dégager de ses odeurs? Est-ce que qqun espère secrètement qu’une pluie battante de coté m’empêche de finir mon chapitre?

Et vous alors? Est-ce que vous avez aussi des petites manies de ce genre? Allez, avouez!