Posted on Nov 28, 2008

The Peace War

Onze jours après mon billets concernant le roman Marooned in Realtime, j’ai enfin terminé son préquel The Peace War. Si je comprend maintenant pourquoi on m’a conseillé de lire ces deux livres dans ce sens, je ne peux qu’avouer que The Peace War n’est pas au même niveau que son successeur.

Pour raviver vos souvenirs, Marooned in Realtime présente l’histoire d’un groupe d’humains se réveillant de “stase” pour découvrir que l’humanité à disparu. Fermement implanté dans un univers de SF très réaliste où les humains jouent avec le temps, ce livre est en fait construit sur la base d’un “banal” polar bien ficelé. Durant toute l’histoire, les personnages parlent d’une certaine “Peace Authority” qu’ils décrivent comme le “grand-méchant” du passé qui s’est fait retourner… The Peace War raconte cette histoire.

Au moment où l’histoire commence, la Peace Authority règne en maître absolu sur Terre. Seule institution à posséder la technologie des “bubbles”, la PA a pris le pouvoir au moment où l’humanité à manqué de s’auto-détruire. En enfermant toutes les armes ainsi que les centres de haute technologie dans des bulles – dont ils ne comprennent que partiellement le fonctionnement d’ailleurs – l’autorité s’est assurée d’être l’institution technologiquement la plus avancée et ainsi de faire régner l’ordre en renvoyant le reste du monde dans un état technologique proche de celui régnant à la fin du 20ème Siècle. Comme sous toute chape de plomb, une résistance prend forme et dont la réaction est précipitée lorsque la composante temporelle du comportement des bulles est enfin découverte.

Jouant moins avec la SF que son successeur, ayant un véritable arrière goût de roman initiatique – on suit l’évolution d’un un ado génial qui n’est autre qu’un des leaders de la résistance – et finalement laissant que peu de place au suspense et à la surprise, ce livre ne m’a pas passionné autant que son successeur. J’espérais secrètement qu’il ne se contenterai pas de raconter l’histoire de la Peace Authority mais également de ce qui s’est passé après, le grand mystère du livre Marooned in Realtime… mais non, ce mystère là restera entier.

Bref, si je conseille vivement Marooned in Realtime, je me contenterais de dire que The Peace War est sympa mais sans plus.

Il y a un dernier livre dans cette série, livre racontant l’histoire de “Wil Brierson” (le pers. principal de MiR) avant son “embobblement” et se situant donc entre les deux livres précédents, mais je ne pense pas le lire. En revanche, j’ai déjà bien commencé la dernière trilogie de Robin Hobb intitulée The Tawny Man et attendent sur mes étagères (pour l’an prochain quand j’aurais fini les 2000 pages de l’amie Robin) Ender’s Game d’Orson Scott Card et The Dreaming Void de Peter F. Hamilton.

Posted on Nov 17, 2008

Marooned in Realtime

Après avoir lu trois livres de Vernor Vinge – A fire upon the deep (1992), A deepness in the sky (1999) et Rainbows End (2006) – je vous avais dit que le “Vernor” se bonifiait avec le temps. Je viens d’avaler un de ses premiers livres intitulé Marooned in realtime (1986) et de prendre une belle claque… j’avais tort… ok!

Ce livre se déroule après The Peace War écrit en 1984 (que je viens de commencer) et jongle entre haute-technologie et le bon vieux polar… dont voici l’histoire.

Wil Brierson est un voyageur du temps malgré lui. Enfermé dans une bulle – impénétrable et à l’intérieur de laquelle le temps ne s’écoule plus – à la fin du XXIème siècle, il se “réveille” dix siècles plus tard au sein d’une petite communauté de 300 personnes, les seuls humains restant sur Terre. Personne ne sait ce qui s’est passé, la seule chose à faire reste à recommencer la colonisation…

Pour maximiser leurs chances, les survivants décident d’attendre que les dernières bulles “éclatent”, et en particulier une bulle gigantesque enfermant un grand nombre d’individus connu sous le nom de “Peacers”. Pour ce faire, ils laissent le soin à des robots de surveiller l’état des bulles et entrent eux même dans un cycle de sauts successifs de 50 millions d’années entrecoupés de minuscules pauses (quelques nanosecondes tous les 90 jours) permettant de communiquer avec les robots et d’interrompre les sauts si les bulles ont enfin disparues.

Dès la première pause, le cycle est interrompu car une succession d’anomalies a été repérée. Le premier saut a été bien plus long que prévu (100 ans) et une survivante a été “enfermée” à l’exterieur, a été condamnée à errer dans le temps réel. La thèse de l’accident est bien vite écartée et celle du meutre ou plutôt de la condamnation à vivre est adoptée. Wil Brierson, ancien policier, est chargé de mener l’enquête avec pour seul indice le journal écrit par la survivante en question pendant ses 50 années de solitude.

C’est alors qu’une sorte de polar psychologique tournée dans un univers rétro-futuriste totalement étrange commence. Le livre est court (300 pages) et se dévore à la vitesse de la lumière. C’est vraiment une petite histoire aussi déroutante qu’accrocheuse à lire entre deux trucs plus consistants!

Posted on Nov 16, 2008

VW récolte une bonne note

En revenant de Paris le weekend dernier, j’avais le choix entre terminer le roman que j’étais entrain de lire et que je n’avais absolument pas envie de voir se finir (je vous en parle bientôt) ou lire ce qui me tombait sous la main… le SudDeutcherZeitung, le FinancialTimes en allemand ou… l’Automobile magazine. Le choix fût rude mais c’est finalement la langue francaise qui a gagné!

Entre les nouveautés du salon de l’auto me laissant de marbre, l’analyse géniale du coût au kilomètre de 50 modèles “standard” ne m’excitant pas plus et enfin l’essai exclusif de la Ferrari California… mon oeil est resté accroché sur… une pub!

Un bandeau disant “Nouveau test de consommation” était présent ainsi qu’un encart ventant les mérites de la nouvelle Golf (vous l’aurez reconnue), la petitesse de sa consommation et ses rejets de CO2 satisfaisant déjà aux normes entrant en vigueur en 2011… mais c’est bien la photo qui m’intéresse et surtout sa conception.

Quels sont les éléments important présents? 

  • La voiture, c’est clairement l’élément central (la photo ci dessus est rognée, dans la pub originale on voit la voiture en entier),
  • Le technicien qui – avec son pantalon à plis, ses souliers vernis, sa chemise et sa blouse blanche immaculée – a plus l’air d’un ingénieur ou d’un cadre que d’un technicien,
  • Le petit jerican dans la main de l’homme et ses petits frères disposés au fond,
  • Le coffre fort, digne des plus grandes banques et qu’on ne voit normalement que dans les films.
Le message est on ne peut plus clair: “la voiture consomme peu, et c’est un point important en ces temps où la variation du prix du pétrole se fait presque uniquement vers le haut”.
C’est, je trouve, trop rare de rencontrer des publicités intelligemment construites, c’est pourquoi je pointe celle-ci du doigt. Pourtant ca coûte pas vraiment plus cher à produire… si?

Posted on Nov 6, 2008

Schlag den Raab

J’ai réalisé ce weekend que je ne vous ai pas beaucoup parlé de la télévision Allemande. Un peu de la folie “cuisinière” des Allemands pour ces show de télé-réalité culinaires, mais pas du reste. Je m’en vais donc de ce pas vous parler d’un ovni télévisuel qui ne va pas rester inconnu aux français très longtemps: “Schlag den Raab“.

Stefan Raab est un animateur pas comme les autres. Je connais trop mal le paysage télévisuel français pour trouver une véritable comparaison. D’après ce que j’ai pu rapidement lire sur la page Wikipedia qui le concerne, Stefan Raab a tout d’abord été animateur musical, puis chanteur, animateur de show TVs, organisateur de la compétition Allemande de luge-en-wok et enfin sujet principal du show qui a donné son titre a ce billet.

Maintenant que vous connaissez Stefan Raab, on peut en revenir à “Schlag den Raab”. Littéralement cela signifie “Bat Raab” mais je le comprend plus dans le sens “Met sa patée à Raab” ou alors en bon français “Qui peut battre Benja… Stefan Raab?”.

Le principe est simple: cinq candidats sont choisis pour participer à l’émission, l’un d’entre eux est finalement élu par les téléspectateurs pour tenter sa chance. 15 épreuves sont alors programmées, chacune rapportant à son vainqueur son numéro en points (épreuve 1 = 1 pt, épreuve 5 = 5 pts…). Le premier à 60 points ((1+2+…+14+15)/2 pour ceux qui suivent) remporte 500.000€. Si le candidat gagne, il repart avec, sinon la somme est ajoutée au pactole de l’émission suivante (les deux derniers candidats ont perdu, la prochaine émission se jouera avec 1.5M€ à la clé).

Les épreuves sont de types aussi divers que variés:

  • Tenir sa respiration,
  • Faire une ligne continue de 10m avec le contenu d’un tube de dentifrice,
  • Courir 25 tours dans une roue à hamster géante,
  • Compter le nombre de lettres qu’il y a dans des mot (mots Allemands de 20+ lettres bien entendu),
  • Blind-test de génériques de séries télé,
  • Reconnaître des voix de vedettes Allemandes,
  • Tir à l’arc,
  • Course de bolides,
  • Placer des peluches dans une caisse avec une pelleteuse,
  • Aller chercher un bonbon accroché au bout de 10m de fil dentaire sans les mains,

De tout et surtout du n’importe quoi! Et ça c’était pour les épreuves faciles à expliquer…

Mais il faut dire qu’outre le fait que Stefan Raab est un petit rigolo qui a toujours le mot pour rire, il est surtout super bon! En 13 émissions, cet énergumène en a quand même remporté 9. Ce mec est un véritable touche à tout, au parfum sur un très grands nombre de sujets, possédant une culture générale franchement impressionnante, uns honnête sportif et est surtout un grand malin capable de s’adapter super vite à son candidat. Le point central du show n’est pas dutout le candidat mais bien Raab et ses qualités d’homme à tout faire.

Ce qui me sidère c’est que l’émission fait de très bonnes audiences (une moyenne de 3 Millions de téléspectateurs) alors que ces dernières durent entre 4h et 5h30 et sont coupées de pubs horripilantes toutes les deux épreuves environ.

Finalement, si je vous en parle c’est surtout parce que vous allez bientôt rencontrer ce concept étrange sur TF1 dans une émission habilement intitulée “Qui peut battre Benjamin Castaldi?”. Le pactole est curieusement divisé par 5 et presque aucun article que j’ai pu trouver sur le net ne cite le jeu Allemand dont il est issu mais ça a bien l’air d’être la même chose. Je souhaite que l’ami Castaldi soit aussi calé que Raab sinon l’émission ne va pas durer longtemps! Vous viendrez me dire comment c’est, hein?

Posted on Nov 5, 2008

No I cannot

En ce jour d’élection du Sénateur Obama à la Maison-Blanche *youpi* je met un point d’honneur à ne pas vous en parler. On est assez envahi d’infos de toute part comme ça! Après vous avoir présenté Ilium hier, je vais en fait continuer à vous parler de livres.

En réalité j’ai fini Ilium en milieu de semaine dernière et les quatre derniers jours ouvrés, j’ai tenté un nouveau type de lecture un peu plus sérieux. J’ai d’abord commencé un bouquin Allemand sur le “management de projet agile et la gestion des risques comme métrique de management de projet” (Agiles Projektmanagement: Risikogesteuerte Softwareentwicklung) que m’a prêté ma boite ; avant de le laisser de coté pour des temps plus calmes et de tenter de lire un livre sur la croissance technologique et le point de singularité (The Singularity Is Near: When Humans Transcend Biology)… que j’ai également laissé ce matin à la maison. Malgré que ces deux livres sont passionnant, je n’arrive pas à les lire dans les transports en commun…

Continue Reading