
J’en avais pris l’habitude en France, mais depuis mon arrivée ici je n’avais pas passé le pas du don du sang! J’ai eu l’occasion de le faire vendredi dernier et c’était marrant!
Jouons au jeu des 7 différences entre la France et l’Allemagne:
- Comme en France, le “personnel soignant” est constitué de médecins et de techniciens. Les premiers se chargent des entretiens préliminaire et les seconds du don en lui même. Mais contrairement à ce que j’ai pu voir chez nous, un troisième type de personnes est présent sous la forme d’un club du troisième âge au grand complet. Ces derniers prennent en charge tout ce qui n’a pas trait au don en lui même.
- La préparation du don est franchement similaire de chaque coté du Rhin: enregistrement, réponse à un questionnaire où cocher “non” quelque part signifie (presque certainement) “you’re out”! En revanche, à la place du “vous avez bien petit-déjeuné/bien bu avant de venir?” un des retraités présent vous colle fissa une Pinte d’ice-tea dans la pogne et ose même un “vous êtes sûr que vous n’en revoulez pas?” au moment de passer sur la table à repasser.
- Que l’on ait déjà une carte de donneur ou non, on passe sur une petit chaise se faire percer l’oreille. Le test effectué prend une petite minute, temps qu’il faut pour déceler le groupe sanguin (A/B/AB/O), et vérifier que la coagulation se fait bien.
- J’ai eu beau regarder à droite et à gauche, je n’ai pas remarqué de différence dans la quantité de sang prélevée en fonction de la morphologie. Dans mes souvenirs, la quantité prélevée variait de 350 à 450ml en fonction du poids de la personne. Là mes deux voisins et moi même avons été ponctionnés de 450ml…
- Curieusement, les gens ne parlent pas francais (je suis court d’une différence alors je meuble comme je peux hein)…
- Le passage le plus agréable du don du sang est bien entendu la collation qui s’en suit. Si en France on a droit à des sandwich club industriels, des yaourts et des pates de fruit ; on avait le choix ici entre des “Käse/Lachs-brötchen” fraîchement préparé (petits sandwich au fromage ou au saumon), des “Wienerle” (Saucisses de Francfort à manger avec de la moutarde et un Bretzel)… de quoi s’en mettre plein la panse avant d’aller à la cantine Oo
- Finalement – et c’est ce qui m’a le plus surpris – le don du sang n’a pas l’air d’être un “don”. Selon les dires de mes collègues, certaines villes payent leurs donneurs, nous avons quand à nous eu droit à des lots, des trucs en tout genre disposés sur une table allant du “kit de soins de poche” à des livres de cuisine en passant par un bric à brac gigantesque de trucs inutiles.
A quand le don de plaquettes comme au bon vieux temps?