Quand on parle de créneaux – ceux des voitures pas des châteaux forts – avec des Allemands et qu’on leur avoue qu’il nous arrive de temps en temps “d’embrasser” les voitures garées devant et derrière nous – et que tout bien réfléchi on s’en fout – ils nous regardent avec des yeux ronds avant de caresser mentalement le manche du couteau de cuisine virtuel qu’ils planteraient sans hésiter dans votre dos si jamais vous osiez approcher votre voiture à moins d’un mètre de la leur… ouais la voiture c’est sacré ici alors pas touche!
Vous auriez vu la tête de Mlle V. quand mon père a un jour décidé de se garer dans une place à peine plus grande que la voiture – ici à Nuremberg – et qu’il est bien évidemment allé “frôler” les voitures déjà garées. Elle est devenue blême, s’est mise à regarder à droite et à gauche d’un air inquiet et serait certainement restée muette – en me laissant gérer la situation avec mon accent français et mon allemand approximatif – si jamais quelqu’un avait dit quelque chose.
Pris d’un moment de délire intégral autour d’un café hier en début d’après-midi, nous avons imaginé toutes sortes de dispositifs digne des lapins crétins destinés à dissuader les automobilistes de trop s’approcher (ou de s’être trop approchés) de votre voiture. La palme revient au détecteur de pression placé sur le pare-choc couplé à une bombe de peinture rose… Je pense qu’on tient là un produit à fort potentiel, non?
Qu’est ce qu’on peut en raconter des conneries à la pause café quand même :]