Jul 31

Quand on parle de créneaux - ceux des voitures pas des châteaux forts - avec des Allemands et qu’on leur avoue qu’il nous arrive de temps en temps “d’embrasser” les voitures garées devant et derrière nous - et que tout bien réfléchi on s’en fout - ils nous regardent avec des yeux ronds avant de caresser mentalement le manche du couteau de cuisine virtuel qu’ils planteraient sans hésiter dans votre dos si jamais vous osiez approcher votre voiture à moins d’un mètre de la leur… ouais la voiture c’est sacré ici alors pas touche!

Vous auriez vu la tête de Mlle V. quand mon père a un jour décidé de se garer dans une place à peine plus grande que la voiture - ici à Nuremberg - et qu’il est bien évidemment allé “frôler” les voitures déjà garées. Elle est devenue blême, s’est mise à regarder à droite et à gauche d’un air inquiet et serait certainement restée muette - en me laissant gérer la situation avec mon accent français et mon allemand approximatif - si jamais quelqu’un avait dit quelque chose.

Pris d’un moment de délire intégral autour d’un café hier en début d’après-midi, nous avons imaginé toutes sortes de dispositifs digne des lapins crétins destinés à dissuader les automobilistes de trop s’approcher (ou de s’être trop approchés) de votre voiture. La palme revient au détecteur de pression placé sur le pare-choc couplé à une bombe de peinture rose… Je pense qu’on tient là un produit à fort potentiel, non?

Qu’est ce qu’on peut en raconter des conneries à la pause café quand même :]

Jul 30

Pour une fois que je ne suis pas pris en flagrant-délit d’idées à la con, il fallait que Ghusse se sente obligé de prendre la relève et surtout, surtout, qu’il termine son message par “chiche”! Depuis quand je sais résister à un “chiche”, moi? Forcément j’ai répondu sans réfléchir et, dans ma transe, j’ai même essayé d’ajouter un commentaire avec des règles supplémentaires pour son défi (j’ai fort heureusement repris conscience avant de cliquer sur envoyer en me disant “pu***n arrête, ça va déjà être assez dur comme ça”)!

Herisson26, que Ghusse piquait - un comble - à coups de “Herisson26 joue au timide et n’a pas encore répondu, mais je suis sûr qu’il va finir par dire oui”, s’est fendu d’un post redoutable intitulé “Mais pourquoi je suis pote avec un emmerdeur pareil ?“. Désolé Hérisson, mais je ne peux pas me plaindre comme tu le fais, le même genre de gus squatte ma chemise jours après jours!

J’ai donc dit oui des deux mains au défi de Ghusse: prendre (et publier) une photo par jour pendant 30 jours. Les règles sont simples: le challenge commence le lundi 4 août et se termine le mercredi 3 septembre. Une photo doit être prise par jour (mais pas forcément publiée le jour même - je serais en vacances du 11 au 24 août donc ça m’arrange bien) et c’est tout!

L’objectif évident est de se forcer à prendre des photos, à se sortir les doigts du… sac photo et utiliser une pression sociale digne de Tupperware pour vraiment tenir le coup sur la longueur. Mesquin le Ghusse? Nooon… ;]

Vous comprenez maintenant le pourquoi du post précédent. Ça fait longtemps que je rêve d’un véritable flash (amovible et pivotant) pour éclairer mes sujets sans les écraser (oui oui, littéralement) ainsi que d’un élargissement de ma plage de shoot vers le bas (focale inférieurs à 18mm) via un objectif ultra-grand-angle. Investir juste avant de commencer un tel exercice, voila qui n’est peut être pas idiot… (sauf que si Ghusse n’arrête pas tout de suite de rajouter des possibilités à ma trop longue liste de choix en me parlant d’objectifs 50mm à ouverture fixe, mon algorithme de décision - attend un brin et vois si ça te démange toujours - ne va jamais arriver à terme)!

Quoi qu’il advienne de mes achats, le défi commence dès lundi prochain! Allez, j’ose: “en avant pour le pic-a-daily-circus“…hum (oui oui, je sais où se trouve la porte)!

Jul 29

A force de ne pas acheter d’iPhone (le sur-coût des communications internationales a achevé mon envie d’investir dans la “cool attitude” - Greg je te hais passionnément), il va falloir que je me venge fissa sur autre chose!

(j’ai coupé les prix exprès pour ne pas vous faire peur)

Craquera? Craquera pas…? Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii……

Jul 29

Ce weekend se déroulait la 8ème édition du Klassik Open Air, un concert gratuit (et en plein air comme son nom l’indique) organisé dans le parc Luitpoldhain au sud de Nuremberg (les plus attentifs remarqueront le colisée sur les photos panoramiques ci-dessous).

Au programme? 2h de musique classique, jouée par l’orchestre philharmonique de Nuremberg. En ouverture et fermeture nous auront eu droit au thème principal de Star Wars (rien de tel pour que les gens se taisent) puis successivement Rossini, Grieg, Tschaikowsky, Smetana, Mussorgskij, Brahms, Puccini, Verdi, Strauß et Offenbach… un régal!

Depuis son instauration en 2000, ce concert est devenu une sorte de sortie mondaine “Nurembergeoise”. De plus en plus de groupes se retrouvent en fin d’après-midi pour un pic-nic familial avant d’apprécier le concert qui débute à 20h. Arrivés (avec la salade) peu avant 17h nous avons eu du mal à trouver de la place à moins de 500m de la scène. Comme vous pouvez le voir sur les photos panoramiques ci-dessous, on a pas de mal à croire les organisateurs quand ils se vantent d’être en passe de battre le record de 60.000 visiteurs de l’édition 2007.

Entre tables de pic-nique, transats, chaises de jardin, couvertures et parasols chaque place est chère. Une fois posés (pas loin de la tour numéro 8 que vous pouvez voir au centre de l’image - à droite de la scène), plus question de bouger car le moindre déplacement est coûteux en énergie et en nerfs. Je suis parti à l’aventure pour prendre quelques photos et m’en suis à moitié mordu les doigts. Il m’a fallu pas moins de 5 minutes et quelques sauts de cabri pour parvenir à retrouver notre place située à 100 de là où j’ai pris les photos… mais ces dernières valent le déplacement!

Le concert se termine également par un feu d’artifice en musique qui met minable le feu d’artifice du réveillon parisien 2007 (il n’y en avait pas cette année) mais également la majorité des autres tirs que j’ai eu l’occasion de voir. Un véritable festival lumineux avec pas moins de 10/15 fusées en vol à tout instant et ce pendant 5 minutes… magique!

Le 8 août se déroulera la seconde édition annuelle du Klassik Open Air avec cette fois-ci l’orchestre Symphonique. La seconde édition est à peine moins bondée que la première malgré l’absence de feu d’artifice et le début des vacances scolaires bavaroises. Sur ce, je vous laisse avec quelques photos prises durant le concert.

Jul 28

Il semble que je sois dans une période Vernor Vinge. Après A fire upon the deep et A deepness in the sky, je viens de lire Rainbow’s End, le plus récent des livres de Vernor Vinge et lauréat du prix Hugo 2007, alors que Marooned in Realtime (1986) trône déjà sur mes étagères dans la catégorie “soon to be devoured”.

Soyons francs, Rainbow’s End commence plus fort qu’un Tom Clancy mais ne m’aura, en définitive, que moyennement plu!

En un tout petit chapitre ayant trait à la sécurité nationale, Vernor Vinge nous envoie sur les sphères géniales du complot mondial. Alors que Bombes atomique semblent être légion et découvertes de virus meurtriers quotidiennes, Vernor Vinge nous présente un nouveau type de menace aussi redoutable que géniale.

Un “pitch” multicouches

Pendant le match du Superbowl (?!) passe une publicité apparemment anodine pour des gâteaux. Un pic record de consommation est alors observé, pic si impressionnant qu’il attire l’attention des agences de sécurité. Plusieurs contres-études sont faites et il s’avère que cette publicité n’a vraiment rien de spécial. Rien, si ce n’est qu’en recoupant les listes d’acheteurs avec une certaine liste de malades atteints par un virus récent (3M de malades), on obtient une corrélation record. Quelqu’un dans le monde a développé une technologie permettant de “contrôler” les réactions d’autres êtres humains via un Virus activé à la demande.

Avouez que ça en jette comme accroche hein?! Tenez vous bien, le livre ne parle (presque) pas de cela!

Le personnage principal s’appelle Robert Gu, un poète de renom vieux de 75 et miraculé de la médecine moderne. Après avoir vécu 20 ans rongé par la maladie d’Alzheimer, il vient de recouvrer toutes ses facultés mentales ainsi qu’un corps à peine sorti de l’adolescence. Seulement voila, en ultra-technophobe qu’il est, se réveiller dans un monde où il faut apprendre à “porter” des vêtements bardés de capteurs, où l’on “texte” par la pensée (ou presque) et où l’on modifie la réalité à tout bout de champ (via des lentilles de contact), n’est pas forcément le paradis promis ; d’autant plus quand il se rend compte que la seule chose qu’il n’a pas retrouvé c’est son talent inné pour arranger les mots - et ça il kiffe pas dutout Robert.

Huh?

Vous vous demandez comment la première partie de l’histoire peut bien rejoindre un jour la seconde, non? En fait, Gu va vite se retrouver pris dans l’engrenage de la machination sus-décrite, en tant que simple pion porté par un irrésistible désir de recouvrir son art.

Grâce à l’avalanche technologique qu’on prend dans la tronche (c’est clairement le point fort du livre), on assiste à des “identity theft” (comment ça se dit en français bon-sang?! impersonalificalisajesaisplusquoi…rhooo) en pagaille et des jeux d’agents doubles voir triples qui, s’ils feront presque jouir l’imagination technophile d’un esprit comme le mien, produisent au niveau de l’histoire une déperdition de latin notoire.

Combien de fois me suis-je dit: “attends mais c’est qui lui? Hum… ah ouais je me souviens maintenant, il était à la réunion avec untel et untel où ils voulaient faire ci et ça… et la il fait pas dutout ça… mais il n’est pas du coté des gentils? et il ne fait pas le jeu du méchant numéro1 et du méchant numéro2 non plus… hou-pinaize…>_<”

C’est… c’est… c’est du Vinge!

Je crois que c’est en fait le meilleur compliment qu’on puisse faire à ce livre. Comme dans les précédents ouvrages, Vernor Vinge balance des infos à tout va, charge au lecteur de se faire une idée de ce qu’il à en tête et de suivre le cheminement de sa pensée - c’est un genre qui ne plaît pas à tout le monde.

Le problème que j’ai eu avec cet ouvrage se situe certainement dans la complexité de l’histoire. Là où dans les précédents livres, l’histoire était plutôt simple et l’environnement réellement complexe, on assiste ici à l’inverse ce qui est 1) déroutant 2) un brin repoussant. Certes le coté technologique fait rêver, mais l’histoire ne porte pas assez le lecteur… un réel mauvais point pour moi.

Le temps du bilan

En fait, si j’en crois mes impressions viscérales, la machination mondiale est là, bien camouflée derrière une histoire possédant tant de couches qu’elle apparaît presque banale. Si vous vous prenez d’envie de me demander si cette dernière vaut le coup, la réponse sera franche et nette, non!

En revanche c’est au niveau de la science-fiction pure que Vernor Vinge marque un véritable point. Les idées de futur technologique qu’il développe sont aussi géniales que proches de nous (contrairement à ses précédents livres) et aussi attrayantes que simples et pourtant modifiant le monde en profondeur.

On parle de révolution technologique avec l’avènement des communications, “raz de marée dans les relations humaines” n’est pas encore assez fort pour qualifier le futur que nous présente cette histoire… et le pire c’est que même si ca ne se fera probablement pas de mon vivant, ça parait suffisamment proche pour espérer voir des trucs s’en approchant quand même!

En bref, un bouquin pour technophiles en manque d’imagination, les autres passez votre chemin!