May 21

Je viens de finir de lire “The Swarm” de Frank Schatzing, le best seller Allemand dont je vous parlais à la fin de mon dernier billet bouquinistique. J’aurais tant aimé crier au génie comme je l’entendais après 50 ou 400 pages, mais je ne peux malheureusement pas. Tant de fois j’ai imaginé ce billet pendant la lecture du livre, tant de fois j’ai cherché des mots permettant d’encenser cette œuvre à la hauteur de son contenu. Mais la fin m’a tellement laissé sur ma faim que je ne peux conseiller ce livre comme je le souhaitais… vous allez comprendre pourquoi.

Ne vous méprenez pas sur mon propos, the Swarm est un livre très agréable qui m’a passionné pendant au moins les 2/3 de sa longueur. S’il contient des éléments que je trouve rédhibitoires pour en faire un livre d’exception, il n’en est pas moins un bon livre bien rythmé qui se lit vraiment sans efforts. C’est une œuvre tout à fait rafraîchissante, en partie parce qu’elle est chargée d’embruns et de “fraîcheur abyssale” mais aussi et surtout, car elle offre une histoire bien ancrée dans le réel couplée d’un regard intéressant (je n’irais pas jusqu’à objectif quand même) sur l’écologie mondiale.

The Swarm commence par une successions de petites histoires décousues placées là pour donner le ton: la disparition d’un pêcheur en Amérique du Sud, la découverte d’un curieux “ver-de-mer” au large des côtes Norvégiennes, l’absence prolongée des baleines aux environs du Canada… le livre nous place tour à tour dans la peau d’une petite dizaine de personnages (scientifiques pour la plus part), liés d’une manière ou d’une autre à ces évènements.

Tout d’un coup tout s’emballe, après le calme vient la tempête, la mer se rebelle. Il n’est plus possible à l’homme de compter sur cet élément immuable, après des années de traitement irrespectueux et de pollution sans vergogne, la nature prend sa revanche (et on se plaît presque à rétorquer “bien fait”). Les baleines s’en prennent aux bateaux, une étrange maladie se répand en Europe transportée initialement par des fruits de mer avant qu’un Tsunami viennent s’occuper des survivants, des armées de méduses non répertoriées font des ravages le long des côtes…

Le rythme s’emballe, on saute de chapitres en chapitres en suivant ces hommes et ces femmes qui veulent comprendre. On voit alors naître plusieurs théories en même temps que l’on bâti la sienne. L’histoire avance avec un tel entrain qu’on se retrouve bien vite à la moitié du livre sans avoir compris ce qui nous arrive…

On se rendre alors compte que tous les évènements cités sont liés et qu’ils ne pourraient s’enchaîner d’une manière aussi coordonnée sans un “cerveau” pour tirer les ficelles. L’auteur dévoile les éléments sur ce dernier au compte goutte en suivant un savant dosage. On s’émerveille devant ses idées et jubile à chaque retournement de situation, mais malheureusement cet état ne dure pas.

Je lisais récemment dans un article sur le “Game Design” que si deux types de jeux peuvent-être mélangés au sein d’un même design (et que c’est déjà “casse-gueule”), une erreur de débutant est souvent d’en mélanger plus encore pour rendre le jeu “plus riche”. Il en résulte au contraire le plus souvent un design instable provoquant l’inverse de ce qui était souhaité.

Il en est de même ici, en plus de cette trame principale amplement suffisante, l’auteur vient en superposer une seconde qui déstabilise tout son propos. L’équilibre de l’écolo-SF se transforme peu à peu pour intégrer des pans politiques, moralistes et même religieux qui, en plus de ne rien apporter au livre, plombent grave gravement sa crédibilité. La fin arrive trop vite et est bâclée par un “happy end” presque évident. Le rythme est conservé ce qui fait qu’on arrive à la fin sans efforts mais avec un goût désagréable dans la bouche.

Lassitude d’un auteur pressé d’en finir? Envie d’en faire trop ou tentation trop grande de faire du sensationnel? Ni l’un ni l’autre, tout au contraire! Les pierres posées par Frank Schätzing pendant plus de la moitié du livre laissaient présager une œuvre d’art… alors devant ce “bon bouquin divertissant” je ne peux qu’être déçu et soupirer “ah ce que ce livre aurait pu être génial”!

J’attaque maintenant American Gods de Neil Gaiman!

May 20

“I’m not there” fait partie des quelques films qui m’ont tout d’abord laissé sans voix. Puis, en sortant de la salle, les premiers mots qui me sont venu ont formé un “what the fuck?” retentissant! Dans ma tête tournaient pèle-mêle les images de six histoires décousues dont le seul lien pourrait-être la musique… et encore.

En fait, il faut que je rembobine un brin. Ce soir là nous voulions aller au théâtre, voir une comédie qui avait l’air sympa, pas trop prise de tête même si jouée en Allemand (donc prise de tête pour moi). Bien inspirés, on téléphone avant de se déplacer et apprend à regret que tous les billets sont vendus ; qui dit petit théâtre dit peu de places… tant pis! Notre regard se tourne alors vers un petit cinéma de quartier, car pas question d’aller voir un blockbuster, ah ça non! L’inspection du programme est rapide, un film dont on n’avait pas entendu parler nous tend les bras. La description est aussi brève que courte : “un voyage au travers de l’Amérique de Bob Dylan”. Mlle V. trépigne de joie, ça ressemble à l’histoire de Johnny Cash, “Walk the Line”, un de ses films préférés… alors c’est parti.

Sorti de la séance, il n’y a pas que la lumière pour nous mettre mal à l’aise. Un regard curieux à droite et à gauche, on s’observe l’air de dire “il/elle a tout compris et c’est moi qui suis débile?”… un mot sort de l’une de nos bouches et vient lever la tension qui rêgne : “komisch” (”étrange” ou “bizarre” et à ne pas confondre avec “comique” surtout!”). Mlle V. m’avoue s’être presque endormie avant de disparaître direction le “petit-coin”.

Toujours sonné, je déambule dans “l’antichambre”, ou plutôt “l’anti-salle”, où sont disposés ça et là des photos et affiches de films… l’une d’entre elles attire mon regard, celle du film dont nous sortons. Ce n’est pas la silhouette visible en contre jour ou la fumée de cigarette qui captent mon attention, mais les quelques lettres inscrites en gris et or en surimpression: “Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Heather Ledger, Ben Whishaw are all Bob Dylan“.

C’est la révélation, le rouage manquant vient compléter le schéma que j’ai dans la tête et soudain tout s’enchaîne de manière logique. Même si je n’ai qu’une vision floue des références en question, j’apprécie tout à coup les six histoires, les six facettes d’une personnalité complexe tiraillée entre des voies antithétiques. Le compositeur effrayé du moule dans lequel l’ont mis ses fans, le poète incompris, la star cherchant le naturel, l’homme monsieur-tout-le-monde, l’enfant aux yeux pétillants et enfin l’idole désabusée qui refuse son rôle de guide et que le métier lui même est entrain de tuer.

De retour à la maison, j’allume mon ordi et cherche Bob Dylan sur Wikipedia. Après quelques minutes de lecture je suis en mesure de remettre dans l’ordre les pièces du puzzle… le film prend tout son sens à la relecture de la vie de l’artiste.

Les acteurs sont bons, voir très bons. J’admire particulièrement le jeu de Christian Bale, que ca fait plaisir de voir dans un “film psychologique” après ses apparitions dans des œuvres un peu plus musclées ; mais surtout le jeu de Kate Blanchett qui, dans un rôle androgyne sous acide, est absolument magique.

Mamamia, ça fait du bien de se “faire avoir” ainsi… de se faire embobiner dans une histoire sans queue ni tête (à première vue) dont on ne comprend pas la trame au premières images. Mais surtout, quel plaisir de voir à posteriori les briques se remettre en place alors que l’on espérait même plus que cela arrive…

Un film qui ne plaira pas à tout le monde, c’est certain, mais qui m’a fortement marqué!

May 15

J’avais promis de vous en parler… j’ai enfin pris le taureau par les cornes pour tapoter une bafouille penaude. C’était il y 2 mois, nous prenions route (enfin le rail - dont je vous parlais ici) pour un weekend aussi humide que le calembour qui sert de titre à ce post, direction: Hambourg. Il a plu, plu et replu jusqu’à ce qu’on se trouve dans le train sur le chemin du retour… super!

Hambourg n’en est pas moins une ville remarquable. Avec presque autant de surface “humide” que Venise et un port de commerce d’une taille tout bonnement hallucinante, Hambourg a vécu et continue de vivre par et pour le commerce maritime. Le passé fortement industriel de la ville est encore fermement présent, les usines et entrepôts de brique rouge sont visibles partout (la ville me fait d’ailleurs fortement penser à Birmingham dans son style) et les anciens docks se visitent via un certain nombre de musées ; le musée des épices et ses cent mille saveurs/odeurs par exemple.

La visite du port était une étape obligée… encore malade et emmitouflé dans mon kit manteau de ski/bonnet/écharpe j’ai pu prendre quelques clichés lors d’une ballade en bateau. Les paquebots sont absolument gigantesques, je vous invite à regarder la taille des containers (taille standard que l’on trouve sur un camion) sur la deuxième photo dans la galerie ci dessous et d’extrapoler pour appréhender la taille réelle du bateau… deux bateaux comme celui ci arrivent et partent de Hambourg chaque jour!

Grimpette au clocher d’une tour dont j’ai oublié le nom, ballade nocturne dans le quartier (chaud) de St Pauli, boite de nuit à la musique aussi étrange qu’entraînante et enfin marché au poisson à 6h30 du matin… Hambourg ne nous a dévoilé qu’une infime partie de son anatomie et même avec un sale temps c’est une ville qui m’a donné envie d’y retourner (pas eu le temps de visiter la “Haus der Photographie” dont on m’a pourtant dit que du bien)!

En parlant de photos, je n’ai pas franchement déclenché à tours de bras. Quelques plans en grand angle de Hambourg et son port… Joujou avec le temps de pause de mon appareil pendant que les filles (Mlle V et sa frangine) faisaient du shopping dans un centre commercial… c’est à peu près tout. Quand même une photo insolite spéciale clin d’œil pour Greg: un temple Burgerking ;)

May 14

Il trône dans mon salon depuis sa sortie et j’y joue régulièrement… pourtant je ne vous ai pas encore parlé de Mario Kart Wii. Après quelques semaines de jeu seul, à plusieurs dans notre salon ou en ligne, j’ai enfin testé tous les modes de jeux et je peux donc vous parler de cet opus avec une relative légitimité

Pour les novices, je commencerais par décrire Mario Kart ainsi: c’est est une espèce de mélange étrange entre course de kart et batailles rangées, entre chronos millimétrés et crasses en tous genres.

Avant d’aller plus loin, il convient de relativiser mon propos. La Wii étant ma première console, je n’ai joué à Mario Kart qu’entouré de copains. MK était synonyme de peaufinages de chrono à tour de rôle et batailles rangées entre potes. Une partie de l’expérience que je relate ci-dessous prend en compte la partie solo qui m’a quelque peu déçu et qui est donc à relativiser à ce titre.

Que peut-on dire sur ce jeu? Du bon.. comme du moins bon malheureusement, mais beaucoup de choses, c’est une certitude. Mario Kart est un monument des consoles Nintendo, chaque console a connu sa version et celle développée pour la N64 reste à mon avis la maîtresse du genre! La version pour Nintendo DS a connu un grand succès. Vu les ventes de la Wii cet opus en avait gros sur les épaules.

Mario Kart Wii est arrivé avec trois innovations majeures : un mode en ligne, la possibilité de jouer avec un volant et enfin l’introduction de motos! Coté réutilisation des standards du genre, on attendais Mario Kart Wii au tournant sur son mode “battle”, sur le choix des circuits et sur l’équilibre des armes utilisables.

Voyons tout cela en détail:

Le volant

La Wii est en ce moment la console de jeu “casual” (c.a.d. destinée à monsieur et madame tout le monde) par excellence. À ce titre, il convenait de mettre Mario Kart à la portée de tous, et en particulier le premier débutant venu! La Wiimote étant bardée de capteurs de mouvement, l’utilisation de ces derniers pour diriger le Kart tombe presque sous le sens. On place la Wiimote au centre d’un petit volant et hop, les réflexes de la conduite “classique” ressortent aussi tôt, très bien servis par une programmation hors-pair.

Je considère la 4ème place (sur 12) de Mlle V. à sa première course (contre 10/12 avec le pad) comme le test ultime. En qualité de grande débutante elle nous démontre que les novices trouvent ainsi assez vite leurs marques avec ce volant.

La réactivité est bonne, quoi qu’un peu moins précise qu’avec un contrôleur standard. Dans un public d’amateurs jouant au volant et au pad, la différence ne se fait presque pas sentir mais avec un peu de pratique, ceux qui jouent avec un pad ont tendance à prendre l’avantage. J’ai lu par ci par là beaucoup de commentaires négatifs sur l’utilisation du volant, toujours est il que dans les quelques parties Online que j’ai fait, la répartition entre volant et pad était de l’ordre du 50/50 et que la grille d’arrivée ne penchait pas vraiment en faveur de l’un ou de l’autre.

Applegeek publiait il y a quelques jours un petit strip sur le pilotage au volant qui m’a bien fait rigoler étant donné que le pilotage à une main (l’autre occupée à tenir la pizza) a été un des premiers tests que nous avons fait.

Les motos

Plus agiles et plus rapides mais moins lourdes et moins stables que les karts, c’est je pense LA grande innovation de ce Mario Kart. Là où le volant vient apporter du fun entre les joueurs sur le canapé (vive les coups d’épaules), les motos apportent un grand plus aux avares en (mili)secondes!

La prise en main des motos n’est pas immédiat, mais une fois maîtrisé on sent vraiment le potentiel qu’elles ont. Avec ces dernières, et d’un coup sec de la main, on peut enclencher un “wheeling” (accélération) qui, s’il vous fait avancer plus vite, limite également vos mouvements (tourner surtout) et vous rend plus vulnérable aux contacts avec les autres participants. Toute la finesse du pilotage des motos réside donc dans la capacité à trouver la “trajectoire idéale” en sortie de virage pour enclencher ce boost au plus tôt.

Je n’ai pas été vérifier, mais ça ne m’étonnerai pas que les meilleurs temps sur chaque circuits soient faits par des motos. Elles apportent un grain de technicité qui n’est pas désagréable!

Le mode en ligne

Une fois la Wii connectée à Internet, on peut s’affronter sur des circuits et en mode battle avec des amis et des illustres inconnus.

Tout comme le partage de Miis (les profils de joueur sur Wii), l’ajout “d’amis” dans Mario Kart est tout simplement abominable. Entrez le code ami à 12 chiffres de qqun, vous ne le verrez apparaître dans vos amis que si ce dernier ajoute également votre code de son coté. Habitué aux “invites” utilisés par les services de messagerie depuis la nuit des temps (si je t’ajoute à ma liste d’amis, tu reçois automatiquement une demande d’ajout et si tu acceptes je suis également ajouté chez toi), voila un retour en arrière que je trouve particulièrement désagréable.

Nintendo a mis en place un score permanent correspondant à votre profil. Vous commencez avec un score de 5000 et à chaque grand prix vous gagnez/perdez des points en fonction de votre placement et des “ranks” des autres participants.

Vous pouvez également télécharger des “ghosts”. Un fantôme est en fait l’enregistrement de la course d’un utilisateur, fantôme qui va alors apparaître dans votre contre la montre comme un participant “éthéré” intouchable. C’est le meilleur moyen de peaufiner ses chronos en découvrant toutes les finesses de chaque circuit.

Si l’on veut se foutre sur la gueule c’est également possible, il suffit de rejoindre une partie battle et de s’en donner à cœur joie.

Dans chaque cas, on se retrouve assez vite en jeu (une petite minute d’attente environ je dirais).

Si le mode en ligne permet de jouer contre autre chose que des “bots” et jouer à faire grimper son ranking, je trouve qu’il n’apporte en fait pas grand chose. Simplement abominable pour jouer avec vos copains et manquant totalement de dimension humaine (il manque cruellement d’un micro pour s’envoyer des insultes gratuites et profiter du coté mesquin du jeu qui vont avec tout bon Mario Kart comme le témoignent xkcd ici et et Miss Gally), le mode en ligne pour le joueur lambda est intéressant mais pas passionnant.

Les circuits

Le choix des circuits est toujours un point central du jeu. Avec 16 anciens circuits et 16 nouveaux, on reçois une petite dose de nostalgie et une petite dose de nouveauté mais sans plus. Je m’étais attendu à revoir presque tous les circuits existants (pas forcément en mode grand prix, mais en multijoueur au moins) dans les versions précédentes… puhu.

Coté design et technicité des nouveaux circuits, il y en a pour tous les goûts. Certains sont géniaux, d’autres moins marrant. On reste dans le domaine du connu.

Les armes

Le souvenir que j’avais de Mario Kart (je n’avais pas joué depuis la version N64) était d’un jeu de pilotage où les armes intervenaient au niveau du combat rapproché (sauf la fameuse “carapace bleue” poursuivant le premier de la course mais dont la fréquence d’apparition m’avait l’air faible à l’époque) :

Vous venez de récolter une “carapace rouge” et vous êtes second au dernier tour ? Gardez là précieusement pour défoncer le premier à quelques mètres de la ligne d’arrivée et ainsi vous assurer la victoire sans possibilité de revanche immédiate! Voila le Mario Kart dont je me souvenais!

Ce que j’ai découvert avec la version Wii (et j’ai appris que les version GameCube et DS avaient déjà fortement penché dans cette direction) c’est une avalanche d’armes de moyenne et longue portée permettant (avec un peu de chance) de commencer le dernier tour en bon dernier et terminer tout de même premier. Entre la carapace bleue qui provoque une explosion autour du premier (plus possible de rester volontairement derrière le premier et de le griller sur la ligne), les taches d’huile qui sont désagréables à souhait, le bloc pow qui survient toujours au mauvais moment, les éclairs etc… c’est toute une batterie d’armes touchant tout le monde qui sont à votre disposition. Le rythme des courses s’en trouve morcelé et c’est dommage.

Certes on peut calibrer le panel d’armes utilisé dans les options, mais la tendance générale est à l’augmentation des dégâts et la part d’incertitude du jeu ; ce qui ne me plaît pas vraiment. Penny-Arcade publiait il y a quelques semaines un strip délirant… très vrai!

Mode Battle

Dans ce mode de jeu, les joueurs tournent dans différentes arènes avec pour but de faire perdre aux adversaires les 3 ballons qui sont accrochés à leurs Karts à l’aide de toutes les armes disponibles dans le jeu. Ce mode, autrefois génialissime entre potes, n’a pas pourtant passionné mes invités pour la raison suivante.

Le mode multijoueur n’intègre pas de “bots”, si vous êtes 4 joueurs vous devrez jouer à 4. Mais ce mode oblige également les joueurs à jouer par équipe. Imaginez donc des arènes modélisées pour être jouable à 12 avec seulement deux cibles au lieu de 3… on passe plus de temps à chercher les adversaires qu’à réellement se battre comme des chiffonniers ce qui est très dommage.

En mode en ligne à 12 ça passe beaucoup mieux, mais sans les potes à coté de soi il manque un grand bol de fun…

Résumé solo

Le jeu solo se résume en fait à deux modes:

  • Grand prix
  • Contre la montre

Le mode GP offre une série de 3 x 8 grand prix de 4 courses chacun ; une fois en 50cc sur un Kart, une fois en 100cc sur une moto et enfin une fois en 150cc sur le véhicule de votre choix. Le mode ClM est, je pense, suffisamment auto descriptif. Au travers de ces deux modes, vous débloquez peu à peu des nouveaux pilotes, circuits et véhicules et c’est là un point sur lequel je voudrais insister.

Tout comme dans Super Smash Bros Brawl (sorti au Japon et aux USA depuis des lustres et qui sortira chez nous en Juin), Mario Kart est un jeu profondément multijoueur. Pourtant les développeurs ont eu l’étrange idée de forcer le joueur à jouer en solo pour débloquer du contenu utilisable en multijoueur. Si vous voulez pouvoir jouer à l’intégralité du jeu dans votre salon avec des copains, il vous faut d’abord investir une grosse dizaine d’heures (au mieux) en solo pour récupérer tous les personnages et véhicules. Il n’est pas possible de faire des grand prix à deux ce qui est, je pense, une grossière erreur de design!

Conclusion

Vous l’aurez senti, mon sentiment est très mitigé. Je me suis bien amusé à débloquer les premiers grands prix (100% des 50cc et 60% des 100cc) mais l’euphorie du solo est vite passée. Le jeu nous a bien occupé à 4 une soirée entière et a fait rigoler la bande de loutres qui était de passage pour mon anniversaire… mais sans potes sous la main pour y jouer, je n’y passe qu’un petit quart d’heure par ci par là et n’arrive pas à y passer plus de temps.

Finalement, comme tout bon Mario Kart, cet opus est vraiment intéressant à plusieurs sur le canapé. Le fait que le mode battle soit raté à mon goût, enlève un grand potentiel de fun. Ce MK restera donc une arme de choix pour les soirées d’hivers avec les potes (ou Mlle V si elle s’accroche au volant) mais pas un jeu à “farmer” seul jusque tard dans la nuit!

(Img : matteomazzali.wordpress.com)

May 13

Je ne suis pas un grand passionné de sorties en vélo de plusieurs jours… une sombre histoire de douleurs à l’arrière train dont je vous passe les détails… Mais le temps de ces derniers jours était si radieux et les supplications de Mlle V. si insistantes et passionnées que je n’ai pas su résister (et heureusement d’ailleurs). Ce weekend c’était donc “Radtour”, alias “ballade en vélo”.

Nous avons pris l’Altmuhltal pour cible, un parc naturel situé à une petite centaine de kilomètres au sud de Nuremberg. Une petite demi-heure de train pour arriver à notre point de départ et nous voila parti pour deux jours de pédalage, une grosse centaine de kilomètres en tout, en direction des 3 lacs artificiels de la région.

Partis de Solenhofen, nous avons fait route vers l’Altmuhlsee puis le Brombachsee. La route était plate à souhait et très agréable (pistes cyclables perdues dans la campagne avec pas un chat). Grosse pause à l’Altmuhlsee pour regarder les Kite-Surfers s’en donner à cœur joie. Rien de bien intéressant à vous dire au sujet du camping à coté du Brombachsee si ce n’est que l’eau était glaciale, le coucher de soleil sympa et la bière encore meilleure!

Le trajet autour du Brombachsee est absolument sublime et la route jusqu’au Rothsee aussi sympathique que différente de celle de la veille. Ce coup ci nous sommes au beau milieu de forêts sur des grands axes où ne passe pourtant personne. Nous avions prévu de rentrer jusqu’à Nuremberg en vélo le second jour (30km au nord de Roth) mais le terrain complètement vallonné couplé à un vent de face absolument horrible et enfin à des coups de soleil sur les avants bras et les mollets auront eu raison de notre motivation!

En plus de faire du bien aux muscles et de faire rougir la peau, c’était une occasion pour moi de faire d’autres tests photo (casse-gueule) dont voila le plus bel exemple :

J’ai passé mon temps à faire des photos floues une main sur le guidon et l’autre sur l’appareil à viser au jugé et faire des mises au point foireuses.

Vraiment un bon weekend (et en plus hier, lundi, c’était férié… que demander de plus?)! Et vous?