May 30

Nous partons ce weekend pour une semaine de vacances dans les Alpes, je vous retrouve donc dans 10 jours!

May 29

Monstre de la guitare ou simplement génie de la musique? Cet Anglais de 23 ans au look aussi atypique que lui allant comme un gant est tout simplement bluffant… usant du picking et des percutions sur sa guitare il offre à lui tout seul rythme et mélodies pour servir ses textes et sa voix chaude et entraînante. Voila un CD qui fait plus que plaisir aux oreilles et réveille du bon pied.

Finalement il n’y a rien à dire mais tout à écouter…

May 28

“Riposte graduée” ca vous rappelle qqch? Mais si, souvenez-vous: faites-vous pincer une fois à télécharger du contenu illégal et vous prendrez un petit blâme… la seconde fois ce sera un gros blâme. Après cela on passera à des coupures d’internet allant jusqu’à la liste noire… brrr. Après la proposition Olivienne dont je parlais en novembre, voila que le thème de la riposte graduée revient sur le devant de la scène avec brio grâce à une tentative d’enfumage de la part de la SCPP (Société civile des Producteurs de Phonogrammes) du plus bel effet!

Ces derniers ont commandé à l’institut de sondage IPSOS une enquête qui aurait pu être très intéressante. Seulement voila, l’enquête en elle même et surtout l’interprétation des résultats du communiqué (ne publiant que 4 chiffres et une série de commentaires prenant des raccourcis tout aussi exotiques qu’imprécis et aussi inutiles que sophistiques), exhibe une réelle tentative de désinformation de la part de la SCPP qui nuit grandement à la crédibilité de son action.

Épluchons les chiffres du communiqué en question:

SCPP: 80% des Français pensent que les créateurs doivent être rémunérés lorsque leurs chansons sont téléchargées sur Internet (cette proportion s’élève à 84% parmi les Français ayant déjà téléchargé illégalement). Le consentement du public à payer la musique téléchargée est donc fort.

Ce premier point est de loin celui qui me dérange le moins. Les français sont d’accord pour payer de la musique en téléchargement ; je n’ai pas l’impression que ce soit nouveau, en témoignent les statistiques de ventes d’iTune. En revanche la question qu’il aurait été intéressant de poser se situe au niveau des méthodes de paiement; paiement au titre ou licence globale par exemple? Le fait que cette question ne soit pas posée permet de douter de l’intérêt que la SCPP porte à ces solutions.

SCPP: 90 % des français pensent que la chute vertigineuse des ventes de disques est liée au téléchargement illégal de musique sur Internet (cette proportion atteint le chiffre record de 98% chez les moins de 25 ans). Mais, il restera toujours des irréductibles pour affirmer que le téléchargement illégal n’est pas responsable de la crise du disque.

Voila le premier point que l’on est réellement en mesure de contester si on regarde de plus près les données publiés par IPSOS. Tout d’abord “vertigineuse” est remplacé par “de moitié” qui a l’effet bien moins critiques, mais surtout, IPSOS ne publie pas un unique chiffre mais quatre:

  • 36% des sondés estiment que le téléchargement illégal est “la principale cause” de cette chute,
  • 54% estiment que c’est “l’une des causes mais pas la seule”,
  • 6% estiment que ce “n’en est pas la cause”,
  • 4% ne se prononcent pas.

Veuillez excuser mon coté tatillon, mais le raccourci effectué est dangereux (certes 90% estiment que le téléchargement est en cause, mais la formulation laisse penser que c’est l’unique cause) et la formulation de la deuxième phrase sur un ton grivois “haha on vous l’avais bien dit” met encore un grand coup dans les genoux de la crédibilité du communiqué.

Mais surtout que signifie la réponse “l’une des causes mais pas la seule” donnée par plus d’un sondé sur deux? Trop cher? Formats de distribution archaïques? Musique fast-food?… Ca ne m’étonne pas vraiment que la SCPP ne s’attarde pas sur ces points qui sont pourtant le centre du débat.

SCPP: 74% des Français (et 74% de ceux ayant déjà téléchargé illégalement) sont favorables à la principale disposition du projet de loi : avertissement par mail, puis par lettre recommandée, suivi, en cas de persistance du téléchargement illégal, de la suspension temporaire de l’abonnement. Pour une très grande majorité de Français, la mesure de suspension d’abonnement prévue, en dernier recours, dans le cadre du projet de loi, n’est pas perçue comme une mesure disproportionnée par rapport aux infractions commises, ni comme une mesure attentatoire à leurs libertés fondamentales.

Avec ce point, on atteint le clou du spectacle. Cette fois ci ce ne sont pas les chiffres qui sont discutables mais la question elle même. Que répondriez-vous si on vous posait la question “préférez vous 3 ans de prisons ou une lettre d’avertissement”? Bien évidemment, 74% des sondés ont répondu qu’ils préfèrent recevoir une lettre cela tombe sous le sens…

SCPP: 90% des Français (et 88% de ceux téléchargeant illégalement) déclarent qu’ils arrêteraient de télécharger illégalement s’ils recevaient deux messages d’avertissement. Le dispositif prévu par le projet de loi est donc susceptible d’être extrêmement efficace, sur la simple mise en œuvre des mesures de prévention que celui-ci prévoit. Les mesures de sanctions de coupure d’abonnement ne devraient donc concerner qu’une minorité d’irréductibles, qui auront été prévenus plusieurs fois du risque qu’ils encouraient en poursuivant leur téléchargement illégal.

Ce point vient parachever ce communiqué bâclé. La SCPP a t-elle besoin de se rassurer pour poser une question aussi évidente? Bien évidemment que l’avertissement est fortement dissuasif…

Au beau milieu des questions mal posées, des imprécisions et des interprétations douteuses je déplore l’absence des quelques questions intéressantes:

  • Et si vous arrêtiez de télécharger, achèteriez vous pour autant plus de musique?
  • Êtes-vous favorables à l’instauration d’une loi dont aucune victime ne pourra se défendre?
  • Êtes-vous favorables à l’instauration d’une loi permettant de priver certaines personnes (qu’elles soient coupables ou non) d’un moyen de communication devenu essentiel? (quid du téléphone et de la TV quand ils passent par le net?)
  • Êtes vous favorables à l’instauration d’un filtrage massif d’internet (car pour sanctionner il faut filtrer)?

Autre question ouverte:

  • Qui financerai un tel filtrage?
  • Qu’adviendrait-il de la taxe sur la copie privée jusqu’à présent destinée à palier le manque à gagner des artistes (et discutablement redistribué d’ailleurs)?

Et vous?

Liens et sources: l’entreprise, degroupnews, electron libre.

May 26

Mlle V. partie en vadrouille pour 3 jours de vélo avec une copine, c’était l’occasion de faire de la place sur mon bureau et d’accueillir Bjorn-et-son-pc pour une soirée/nuit de jeu effréné. Au menu, Gears of Wars, FPS (first person shooter) “made for consoles” qui date du début de l’année (je crois) et que j’avais consciencieusement gardé au chaud sans y toucher pour profiter intégralement de la campagne en mode coopératif (campagne classique jouée à deux) avec un copain.

Une seule chose à dire: magique! Installation débutée à 16h, fin prêts à jouer à 18h (petits soucis de partage de fichiers), c’est à 4h du matin qu’on va enfin se coucher en ayant démonté la tronche de gros moche du dernier boss, heureux! Le jeu, toutes les options à fond (DirectX10 et Antialiasing activés), est tout simplement magnifique. L’histoire est bien construite et on se laisse entraîner avec joie dans les dédales d’une ville apocalyptique et la jouabilité est bonne… rien à dire de ce coté là.

La prise en main très typée “console” à qqch de très agréable et rafraîchissant face aux archétypes du FPS sur PC. Tout d’abord il n’y a pas de “vue tête haut”, rien n’apparaît à l’écran sauf si vous demandez à changer d’arme ou à recharger. Ensuite, tout l’art du jeu repose dans la mise à couvert: enfoncez deux fois de suite une touche pour courir/plonger dans cette direction et vous mettre à couvert derrière un obstacle, un mur etc. Si vous cliquez pour tirez alors que vous êtes à couvert, vous effectuerez un “tir de barrage par dessus l’épaule”, si vous “tirez en visant” alors vous ne serez qu’à moitié à couvert mais gagnez en précision.

Le seul point noir est la difficulté des ennemis. La principale différence entre les modes “casual” et “hardcore” réside dans le nombre de munitions que l’on a à sa disposition (peut être un peu la résistance des ennemis mais pas de beaucoup). Les ennemis sont assez crétins et, même s’ils essayent parfois de venir au contact ou de vous contourner, sont assez facile à exterminer. C’est probablement dû à l’orientation profondément “console” du jeu mais ça rend la progression plus souple ce qui n’est pas un mal. En revanche on ne s’attendait vraiment pas à terminer le jeu en une dizaine d’heures… c’était surprenant mais bon.

Alors que se passe t-il quand le chat n’est pas là? Les souris jouent à l’ordi pardi!

May 22

Après avoir fini Zack & Wiki et avant de mettre la main dans Zelda, j’ai craqué pour un jeu qui n’a pas eu droit à une publicité monstre, j’ai nommé “Boom Blox”! Ce jeu, publié par Electronic Arts et réalisé par Steven Spielberg (c’est une première), est un monument de simplicité et d’efficacité. Il y a curieusement peu d’articles disponibles sur internet au sujet de ce jeu, mais le peu que j’ai pu lire m’a donné envie d’essayer… mamamia j’ai bien fait!

Qu’y a t’il dans Boom Blox? Des projectiles de toutes sortes (balles de baseball, boules de bowling, balles rebondissantes etc.), de la physique des solides et pour couronner le tout, des montagnes de blocs de types divers (blocs comptant -1, 1, 5, 10 point, blocs explosifs, blocs disparaissant au contact d’une balle, blocs rebondissants etc.) avec lesquels jouer… voila de quoi parfaitement titiller mon subconscient élevé aux LEGO.

Chaque niveau présente un empilement de blocs qu’il faut faire tomber d’une certaine manière à l’aide d’une ou plusieurs balles. Certains blocs sont à faire tomber, d’autres non, il faut parfois trouver la faille de la structure, parfois lentement démonter l’ensemble mais l’intuition physique est toujours de rigueur.

On joue avec la wiimote (sans nunchuk), vise sur l’écran et appuie sur “A” pour bloquer la visée ; alors il ne reste plus qu’à simuler le lancer d’une balle (l’inertie donnée à la wiimote influe sur la vitesse de la balle dans le jeu) et relâcher A au bon moment pour voir la balle partir. Au début de chaque niveau, on nous indique quels sont les objectifs à réaliser pour obtenir une médille de bronze, d’argent ou d’or. Si obtenir une médaille de bronze est relativement facile, obtenir l’or peut demander un certain temps de tests et d’adaptation.

Je n’ai pour le moment résolu que les puzzle d’entrainement (~50) visant à enseigner comment le jeu se joue… autant dire que je n’ai rien fait, et pourtant le jeu est déjà passionnant.