Apr 29

Voila le titre que je donnerai à la galerie de photos ci dessous. “Heimblick” n’est probablement pas un mot Allemand officiel mais vu la propension qu’ont les Allemands à inventer des mots en en “accouplant” d’autres, je pense qu’ils ne m’en voudront pas.

Heimblick signifierait “coup d’œil sur la maison” (dans le sens du foyer et non du batiment) et c’est exactement ce que je ressens au travers de ces quelques photos volées au Parc de Sceaux lors de mon dernier passage à Paris mi-Avril. J’ai eu la chance d’être là exactement au bon moment, à savoir quand les vergers du parcs sont en fleurs et que le soleil brille… coup de chance!

Apr 24

Mon dernier article bouquinique - j’invente des mots si je veux - remonte au 19 Mars, mais vous vous doutez bien que je n’ai pas pu rester un mois les bras croisés sans tourner une page. Bien au contraire, je viens de finir deux livres de Vernor Vinge portant les noms de “A fire upon the deep” et “A deepness in the sky”. J’ai su résister à l’envie folle que j’avais de vous parler du premier bouquin avant d’avoir fini le second… et je l’ai fini hier soir alors je peux enfin me lâcher.

Ces deux ouvrages ont respectivement obtenu les prix Hugo 1993 et 2000. En 1993 “A fire upon the deep” coiffait d’ailleurs “Mars la Rouge” au poteau ; c’est en partie pour voir ce que ce bouquin valait que je l’ai commencé. En quelques mots j’ai été assez (très?) déçu par le premier livre, mais totalement passionné par le second… pour savoir pourquoi, il va vous falloir lire la suite.

Style d’écriture

Le style d’écriture de Vernor Vinge en général a quelque chose de très particulier. Il ne s’embarrasse pas des détails, il laisse une très grande place à l’imagination en ne s’attardant que sur les éléments importants. Il lance des concepts parfois totalement ésotériques sans donner plus d’informations que cela, à nous de construire la représentation du monde que l’on veut. Il n’est également pas rare de se rendre compte que d’une page à l’autre il s’est passé plusieurs mois voir plusieurs années sans que rien d’explicite n’ait été dit.

Ça n’a rien de bon ou de mauvais, mais ça m’a fortement perturbé, m’obligeant à maintes fois revenir en arrière pour m’assurer d’avoir bien compris, ce que je trouve assez désagréable. Si c’est très frappant dans le premier livre, le style est beaucoup plus équilibré dans le second. On sent que l’auteur a su laisser mûrir son style, que l’expérience a fait du bon travail.

A fire upon the deep

Dans “a fire upon the deep”, Vernor Vinge introduit un concept assez déroutant bien qu’absolument génial. Il partage l’espace en “zones de pensée” où le fonctionnement des machines serait altéré. Imaginez un système pseudo sphérique, avec les couches suivantes (du cœur vers l’extérieur): “unthinking depths”, “slow Zone”, “beyond” et enfin “transcend” (la Terre se situerai dans le fin fond de la “zone lente”). Dans ces couches, le fonctionnement d’une machine irait de “ko intégral” à “singularité totale”.

Ce partage de l’espace joue un grand rôle dans l’histoire du premier livre et même si c’est perturbant au début, on se plaît à jouer avec cette image mentale longtemps après la fin du récit. Ce partage m’a d’ailleurs beaucoup fait penser au “mur” que Denis Bajram présentais dans la BD “Universal War One” sous la forme d’une zone de l’espace où le temps s’écoule différemment au fur et à mesure qu’on remonte vers sa source.

L’histoire se passe à moitié dans l’espace sus-décrit et à moitié sur une planète dont les occupants n’ont pas encore dépassé le stade médiéval. Ces occupants, que Vinge décrit comme des simili-chiens, vivent en meutes (pack) dont un nombre défini mais variable d’individus physiques forment en réalité un seul individu pensant (ça va vous suivez?), ce sont les “Tines”. Un pack de 3 ou 4 atteindrait l’intelligence d’un humain, mais on y rencontre quelques super-packs allant jusqu’à 8 sous-individus. La description de ces extra-terrestres est absolument magnifique, mais malgré tout le fun que cela comporte, le principal désagrément en est donc un champ lexical animal couplé à une utilisation constante du je-nous qui a tendance à perturber (surtout en Anglais).

A l’aide d’un savant équilibre des éléments décrits ci-dessus, Vernor Vinge bâti un histoire qui n’est pas dutout inintéressante, pousse vraiment à réfléchir mais ne passionne pas. J’ai trouvé la fin particulièrement cabriolifique - oui encore un mot fait maison, probablement l’Allemand qui veut ça - elle m’a laissé un véritable goût amer dans la bouche. Bref, c’est un livre agréable mais ce n’est pas, selon moi, un “must”.

A deepness in the sky

Voila par contre le volume qui m’a mis une véritable claque. Vinge présente encore une fois quelques concepts intéressant qui seront les pierres angulaires de son récit.

Le principal élément est présenté sous la forme d’une caste appelée Queng Ho. Ce sont des business men de l’espace, des traders interstellaires vivant par et pour le business. Immergés en “sommeil cryogéniques” pendant la majeure partie des voyages, ces Queng Ho vivent plusieurs milliers d’années durant en se baladant de système en système, colonisant les mondes en troquant leurs marchandises ou connaissances contre les richesses locales.

Le plus célèbre de ces marchands ambulants s’appelle Pham Nuwen et sans dévoiler tous ses plans, ce dernier a pour idée de diffuser gratuitement et sans contrôle la connaissance Queng Ho. Car si les mondes sur lesquels les Queng Ho souhaitent faire du business se développent grâce à ces connaissances alors les échanges commerciaux avec ces civilisations en seront fortement facilités. Une de ces civilisations, baptisée “émergents”, va jouer un rôle prépondérant dans l’histoire.

Vinge nous présente également une étoile un peu spéciale dont le nom, “OnOff”, colle parfaitement à son comportement ; l’étoile reste allumée pendant 35 ans puis s’éteint pendant 215 avant de se rallumer et ainsi de suite. Enfin nous voyons apparaître une race extra-terrestre vivant à portée de OnOff et dont la culture est intégralement bâtie sur le cycle de cette étrange étoile.

Mélangez tout cela, rajoutez une grosse dose de dictature, un peu de technologie, beaucoup de manipulation et un peu d’attendrissement et vous obtenez une histoire dont je me garderai bien de dévoiler plus d’éléments de peur de vous gâcher une quelconque découverte.

L’histoire est réellement passionnante et ne laisse pas une seconde de répit. Voila par contre un livre à placer assez haut dans votre liste de lecture!

Et maintenant ?

J’ai mis le doigt dans un livre intitulé “The Swarm”, best seller d’un auteur Allemand (mais en Anglais rassurez-vous). Après 50 pages il m’a déjà happé tout un bras… c’est bon signe!

Apr 23

J’ai monté hier soir le dernier composant (microprocesseur) de mon nouveau PC… 4 mois après avoir commandé la première pièce. Non je n’ai pas laissé le CPU dormir dans sa boite pour le plaisir, je n’ai pas été congelé pendant tout ce temps ni été atteint d’une maladie rare m’empêchant de bouger le petit doigt… j’ai simplement été victime de la rupture de stocks assez impressionnante des CPU E8X00 d’Intel qui fait rage depuis Janvier.

Souvenez-vous, je vous en parlais dans un billet intitulé “un quasi bon moment“. Ces nouveaux CPU (qui sont plus performants, chauffent moins et mangent moins de courant) ont été purement et simplement pris d’assaut en magasin, tant et si bien que la rupture de stock commence tout juste à se résorber, 4 mois après. Si quelques magasins en ont régulièrement reçu (sans qu’on comprenne trop comment ni pourquoi d’ailleurs), les magasins Allemands dans lesquels j’avais fait mes commandes (3 magasins différents) n’ont toujours pas reçu une seule pièce à ce jour dixit le service commercial… allez comprendre. Lors de ma venue à Paris le weekend dernier, j’ai réussi à en dénicher un alors j’ai sauté dessus et annulé mes commandes allemandes.

Lundi, après une journée passée à tenter de m’occuper au mieux en rédigeant des documents importants, j’ai fini par détaler en 4° vitesse du boulot lundi soir pour installer la bête… c’était le début des emmerdes.

Premier contact

La config complète prenant la poussière chez moi depuis début février, je l’ai montée à la mi-mars avec un processeur à 20€, histoire de vérifier que tout fonctionne et minimiser la place dans le bureau. Trop feignant pour tout démonter, j’ai lutté (mais réussi) pour monter le processeur directement dans le boîtier et surtout pour revisser le radiateur et son ventilateur sur la carte mère toujours fixée dans le boîtier.

Vous conviendrez que la place n’est pas grande pour aller visser des trucs sur la carte mère.

Une fois cette formalité remplie, je rebranche l’ordinateur et assiste au premier boot de mon nouveau CPU. Le BIOS affiche les deux cœurs à la bonne fréquence, tout a l’air de tourner rond et je continue le boot.

Premiers émois

Cependant, un message étrange apparaît pendant les vérifications hardware: “Unknown CPU detected! Update BIOS to unleash its full power!”. Le message a l’air d’être là à titre informatif donc je continue le lancement comme si de rien était. Vista se lance parfaitement, reconnaît qu’il y a du nouveau dans ma configuration et me propose un test de performances. Le test fonctionne a merveille et Vista change de lui même les paramètres graphique pour passer de “rachitico-économe” à “splendide”… je suis aux anges.

Je commence à jouer un peu avec des applications gourmandes histoire de voir ce que le bébé à dans le ventre et j’ai pu faire quelques captures d’écran dans wow (j’avais prévu le coup et fait des screenshots avant de changer le CPU - cf la galerie à la fin du post).

Premier coup dur

Au beau milieu de je ne sais trop quoi (retouche photo je crois), un bel écran bleu (BSOD - Blue Screen Of Death) apparaît et l’ordinateur redémarre… étrange. Lors du boot, je revois le message qui conseille un update du BIOS mais le boot se poursuit sans soucis. Vista est à peine lancé que paf, re-écran bleu (et ce ne sera pas le dernier).

Je me décide donc de chercher quelques infos sur ce message d’erreur sur le site du constructeur. J’apprends ainsi que mon nouveau CPU n’est sensé être supporté par ma carte mère qu’avec les BIOS version 0704 et plus récents. Après vérification, BIOS actuel s’avère être en version 0401, une version bien antérieure ; il va falloir “flasher”…

Deuxième coup dur

En cherchant comment flasher, je découvre que c’est en fait très simple, ASUS a développé un petit outil permettant de flasher la carte mère sous windows et les retours d’internautes sur ce logiciel sont bons… je m’exécute donc. L’installation du nouveau BIOS se passe sans soucis dixit le logiciel en question et l’ordinateur demande à rebooter pour se remettre les idées en place.

La séquence maintes fois vécue commence, écran d’extinction du système, craquements du disque dur, ralentissement des ventilateurs et l’écran cesse d’afficher quoi que ce soit. Mais au moment où la carte mère devrait faire un petit bruit, où la souris optique devrait se réveiller et où le disque dur devrait se faire entendre, seul reste le bruit des ventilateurs qui se remettent à tourner… étrange.

Le ventilo du CPU perd les pédales (signe qu’il n’est pas contrôlé par la carte mère)… j’ai les boules, l’ordi refuse de démarrer.

J’arrête tout, j’attends un peu, je reboot une fois, deux fois, dix fois… il ne se passe rien, mais alors rien du tout… et je commence à vraiment flipper. Pendant 1h je reboot une 20aine de fois et rien ne se passe.

Esprit es-tu là?

Après une bonne heure, je ne sais trop quand ni pourquoi la CM réponds enfin. Elle boot, se plaint d’un “BAD CMOS” mais affiche quand même le numéro de série du nouveau BIOS et reboot. Après quelques reboots pas plus fructueux, l’ordi finit par se lancer et fonctionner comme avant ; incompréhensible.

En 10 min d’utilisation je ne me paye aucun BSOD… je croise les doigts et finit par laisser l’ordi et son maître aller dormir. Hier matin, je lance une vérification de la mémoire. Le premier test est effectué sans soucis, mais le deuxième bloque à 4%. Je suis obligé de redémarrer l’ordinateur… encore. J’évite le test cette fois-ci et l’ordi se lance parfaitement… pas de BSOD non plus…

T’y a cru hein ?

De retour du boulot, je croise les doigts et lance l’ordi avec dans la tête de le laisser tourner avec des trucs à télécharger (3DMark06) pendant que je vais faire des courses histoire de voir s’il plante pendant ce temps. Je n’ai même pas eu le temps de lancer le téléchargement que le bel écran bleu intervient. Dans la soirée, c’est pas loin d’une 20 aine de fois que cela arrivera.

Les messages sont multiples: IRQ_NOT_LESS_OR_EQUAL, MEMORY_MANAGEMENT sont les plus fréquents, mais une foultitude d’autres surviennent également dont je ne me souviens pas vraiment. Voila où j’en suis actuellement.

Le point qui fait mal

Entre mon ancienne configuration qui tournait parfaitement et la nouvelle, seul le CPU a changé. Je n’ai pas réinstallé windows Vista, pas changé un seul driver et apparemment le Flash du BIOS n’a rien corrigé (enfin si, il a unleashed le full power of my CPU :P).

Björn, un copain Allemand, a monté exactement la même config en décembre avec un CPU un poil différent (”Intel Core 2 Duo E6850″ le mien est un “Intel Core 2 Duo E8400″) mais surtout la même carte mère et il a eu des soucis similaires.

Il a tellement bidouillé qu’il n’est pas vraiment capable de me dire ce qui a corrigé le problème… mais il soupçonne la mise à jour des drivers de la carte mère et en particulier celui du chipset audio… ce sera ma première étape ce soir… je serre les fesses!

Apr 16

Suite aux découvertes Wii-esques que je relate dans le précédent post, j’ai eu envie de confectionner mon propre pointeur infra-rouge (IR) pour “jouer” avec ma Wiimote et mon PC.

Pour confectionner un tel outil il me fallait principalement 4 composants:

  • 1 LED-IR 1.5V et 100mA (pour fonctionner sans résistance avec une pile de 1.5V). De plus j’ai choisi une LED d’une puissance d’émission de 33mW et 17° d’angle de diffusion pour avoir qqch de puissant et pas trop diffus,
  • 1 bouton poussoir,
  • 1 support de pile,
  • 1 stylo (pour intégrer le tout).

J’avais dans l’idée de faire qqch de relativement crado, sans soudure, en tournicotant les fils autant que possible pour les faire tenir ensemble ou en utilisant des morceaux de scotch d’électricien si besoin. La raison en est que je n’avais pas de fer à souder, appareil rimant avec “truc encombrant qui demande de bien s’installer, d’avoir du temps devant soi et tout et tout” dans mon esprit.

Mais tout ça c’était avant de tomber sur un fer à souder du futur!

C’est l’image d’un doigt posé sur la “panne” (la pointe du fer, sensée être brûlante) qui a attiré mon regard. Cet appareil dit chauffer en moins de 3 secondes et refroidir presque aussi vite. Son prix était relativement faible (moins de 20€), j’en ai illico invité un exemplaire à la maison.

Comment ça marche ?

La panne est constituée de deux électrodes (de graphite il me semble) séparés par une légère fente. Pour la faire chauffer, il suffit de faire contact entre les deux électrodes.

J’ai eu quelques problèmes d’alimentation au début. L’appareil fonctionne avec 4 piles 1,5V, mais les piles “bon marché” que j’avais sous la main ne suffisaient pas à alimenter la bête. Il se mettait bien en marche mais au moment de chauffer le témoin de chauffage grésillais, synonyme d’une probable sous-tension. J’ai donc utilisé les piles rechargeables de haute qualité que j’ai mis dans mes Wiimotes (NiMh 1,2V 2700mAH) et alors… magie!

Le temps de chauffe/refroidissement est globalement celui qui est indiqué. Établissez le contact et en quelques secondes votre fil d’étain commence à fondre. Posez l’appareil quelques secondes et vous pouvez saisir directement la panne avec les doigts.

La taille de la panne, légèrement plus grande que d’ordinaire sera un brin gênante si vous commencez à faire dans les soudures de circuits où les contacts sont très rapprochés les un des autres (de l’ordre d’une paire de mm). Mais dans une utilisation plus “aérée” où quand vous pouvez “tourner” autour de la pièce à souder, c’est royal (il existe apparemment d’autres pannes plus “pro” que l’on peut acheter sans l’appareil).

Mon pointeur IR

Après un montage/démontage pour cause de bouton soudé à l’envers, voila mon stylo IR dans toute sa splendeur.

Le rayon IR n’est pas visible à l’être humain normal, mais bien visible en photo.

J’ai donc pu personnellement tester le programme de contrôle écrit par J.Lee.

Le seul point noir se situe dans la finesse du pointage. Cette dernière est de l’ordre du centimètre dans le meilleur des cas avec le montage que j’ai fait, ce qui est très bon sur un écran projeté de 2m de large mais déjà bien moins intéressant sur un écran de moins de 50cm.

Toujours est il que cela fonctionne très bien et que j’aurais bien aimé avoir ça sous le coude pendant notre période SRI (option de fin d’études)!

Img : applefritter

Apr 15

Avec un peu d’ingéniosité, il est possible de faire des choses passionnantes.

Johnny Chung Lee, chercheur en Interactions Homme-Machine, a eu la bonne idée d’étudier le fonctionnement de la Wiimote, la télécommande avec laquelle on joue à la console de jeu Wii, et de modifier son utilisation. Mais avant d’en parler, il nous faut comprendre comment la Wii fonctionne.

Wii et Wiimote

On interagit avec la Wii via une pseudo télécommande appelée Wiimote. Cette télécommande possède deux fonctionnalités spéciales :

  1. Un dispositif de pointage
  2. Des capteurs de mouvement (point qui ne nous intéresse pas dans le présent article)

Le dispositif de pointage fonctionne sur la base de sources infra-rouges (IR) et d’une camera capable de les repérer. Lors de l’installation, il vous faut positionner une barre contenant deux sources IR sous le téléviseur, sources que la caméra va alors utiliser pour connaître sa position dans l’espace et la direction vers laquelle la Wiimote est dirigée.

Enfin, la télécommande est sans fil, elle “discute” avec la Wii via le protocole sans fil Bluetooth.

Wiimote Library

Le fait que le protocole Bluetooth soit utilisé marque le commencement de l’aventure car le Bluetooth est un protocole de communication très répandu que les ordinateurs peuvent utiliser.

Il est donc théoriquement possible de faire dialoguer la Wiimote avec un PC. Si Nintendo n’a pas facilité les choses en distribuant gratuitement un kit de développement, ils ont fermé les yeux sur le “reverse engineering” fait par une bande de petits malins. Ces derniers ont alors créés une librairie .NET (un ensemble d’outils de programmation) permettant de récupérer les données envoyées par la Wiimote et de les utiliser sur un PC au sein de programmes fait-maison. Cliquez-ici si vous voulez en savoir plus.

Nous avons maintenant la compréhension nécessaire pour appréhender les projets de J.Lee. Il s’est concentré sur la partie IR de l’utilisation de la Wiimote et a crée deux projets différents traitant de la 3D immersive et de la manipulation de machines.

Immersion 3D

Imaginez une pièce (salle) avec deux objets placés dans l’alignement l’un de l’autre. Si le premier objet est un peu plus gros que le deuxième, et si vous êtes bien placés, il se peut que vous ne puissiez voir le second objet. Pour ce faire, il vous faut vous déplacer à droite ou à gauche et ainsi changer d’angle de vue.

Imaginez maintenant la même scène à la télévision. Où que vous vous placiez sur le canapé, vous verrez toujours la même scène car cette scène affichée par la TV est indépendante de l’incidence (l’angle de vue) de l’observateur. La “camera” (terme consacré en jargon 3D) est fixe, on voit la scène comme la caméra la voit.

En un sens ce comportement est tout à fait normal car:

  1. La télévision ne connaît pas la position des yeux de l’utilisateur,
  2. Si deux utilisateurs regardent la même scène selon deux points de vue différents, il faudrait afficher deux images différentes en même temps.

Comment connaître la position de la tête de l’observateur vis à vis de la télévision ? Rien de plus simple dit J.Lee, plaçons juste une source infra rouge sur la tête de l’observateur en question et plaçons la Wiimote sur la télévision, regardant vers nous. La Wiimote visualise donc sa position vis à vis de la source IR ou plutôt visualise les mouvements de la source IR par rapport à la Wiimote.

Il “suffit” alors de créer un programme où la position de la caméra n’est pas fixe. L’observateur peut alors se déplacer et voir la scène changer “comme dans la réalité”. Si vous êtes dubitatifs, regardez la vidéo indiquée en fin de post, c’est bluffant!

Manipulation de machine

J.Lee propose ensuite d’utiliser les source(s) IR comme de pointeurs en les munissant de boutons pour les activer/désactiver. Tant que la source est désactivée il ne se passe rien alors qu’une source active agit comme un clic de souris. Il place également la Wiimote de sorte qu’elle “regarde” l’écran. En pointant la source IR sur l’écran, un petit “point” (invisible à l’œil humain) apparaîtra sur ce dernier, point que la Wiimote arrive à repérer. Grâce à un petit programme, J.Lee envoie la position de cette source comme position de la souris et effectue un clic. Grâce à ce procédé, on peut faire en sorte qu’un ordinateur clique là où on pointe avec un stylo IR. Il est alors possible de manipuler les informations affichées, déplacer des fenêtres, dessiner etc.

En images qui bougent

Futurismic présente une vidéo enregistrée sur un plateau TV ou J.Lee présente les deux projets dont je parle ci-dessus.

Le mot de la fin

Notons pour finir que le premier projet (3D) de J.Lee est en passe d’obtenir sa première application commerciale chez Electronic-Arts.

La simplicité de l’idée qu’il a eu est tout bonnement déroutante. Ça donne vraiment envie de se creuser les méninge… juste pour voir!