Posted on Feb 5, 2008

On Real Time Strategy

Je conseille vivement aux anglophiles qui sévissent parmi vous de lire cet article intitulé “The futur of real time strategy games“. L’auteur y parle de jeux vidéos, des jeux de stratégie en temps réel (Real Time Strategy) en faisant le constat que les jeux actuels sont plus du Real-Time-Tactics qu’autre chose.

Have you ever experienced this feeling after playing a real-time strategy game? You get used to the controls, learn all the hotkeys, become efficient with the mouse, and find that the best way to win is to build units and firepower as fast as possible and throw them at the opponent in successive, inexorable waves. (…) The basic strategy never really changes. (…) Your only viable strategy — your overall plan for success — is to wear down your opponent and destroy him.

En gros, il déplore cette “guerre totale” obligatoire dans presque tous les jeux de stratégie actuels et propose quelques directions dans lesquelles les jeux ont tout intérêt à évoluer.

Il propose d’augmenter la place de la politique et ainsi réduire la guerre à ce qu’elle est vraiment, le dernier recourt. Il évoque la réduction du micro-management pour redonner au joueur la place de stratège, place totalement éclipsée par la gestion des soldats, escouades ou bataillons à l’heure actuelle. Enfin il propose une “complexification” de l’opposition en ajoutant aussi une opposants internes, ce qui est bien plus réaliste.

Que pensez-vous des jeux de stratégie actuels ? Comment concevez-vous la stratégie dans les jeux vidéos ? Comment voyez-vous les jeux de stratégie en temps réel dans 5 ou même 10 ans ?

(Image source : Largecow)

Posted on Feb 4, 2008

Ovni

Si le soleil se lève à peine quand j’arrive chez Siemens, il se couche également au moment où j’en pars. Et si je passe la journée sans voir le soleil, j’ai tout de même le loisir de voir des couchers de soleil spectaculaires!

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Posted on Feb 1, 2008

Changez tout, ne gardez rien

Même si vous ne l’avez pas vu, vous n’avez probablement pas pu éviter de noter la sortie du dernier film de Will Smith “I am legend”. J’ai trouvé le film plutôt réussi dans son ensemble mais bourré d’éléments approximatifs, de scènes inutiles ou sous utilisées et affublé d’une fin fracassant toute la tension durement construite pendant le film… bref, l’impression qu’il me reste c’est une relative déception car le thème était propice à la réalisation d’un film réellement “légendaire” mais qui n’est devenu rien de plus qu’un chouette divertissement.

Désillusionné comme j’étais, j’ai tout de suite commandé le livre dont a été tiré le film pour avoir un aperçu de l’histoire originale. Je viens de le finir et je me pose une question majeure : comment peut-on décemment changer à ce point l’âme d’une histoire si habilement construite pour la transformer en blockbuster foireux ? Car si le film et le roman ont bien une trame commune, les thématiques divergent totalement donnant un tout autre regard sur l’œuvre.

Voila le scénario : Robert Neville vit seul à New-York. Il est le dernier survivant de son espèce après qu’un virus ait envoyé la totalité de la race humaine au vestiaire pour la remplacer par des suceurs de sang. Pas facile d’être le dernier, de ne pas savoir pourquoi on a survécu alors que les autres non et surtout de devoir tout faire pour survivre alors que tous les autres s’acharnent à vous transformer en casse-croûte. Dès lors les points de vue divergent.

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Dans le film, Neville est un généticien de renom, héros dans l’âme qui a vu sa famille mourir devant ses yeux (d’un accident… même pas du virus). Il est légèrement déprimé mais en rejetant toute son attention sur son chien ça passe. Il un peu la boule à certains moments mais rien de bien grave. Il occupe ses journées en confectionnant un remède contre le virus et en faisant les travaux quotidiens nécessaires à sa survie.
Il chasse les vampires (appelons un vampire un vampire) pour tester ses vaccins et se carapate chez lui le soir en faisant bien gaffe de ne pas être suivi. Dans le film, les vampires sont des véritables bêtes sanguinaires et bien que l’un d’entre eux semble avoir un peu de jugeote, ce n’est pas plus exploité que cela. Je ne vous parle pas du pseudo happy-end qui est presque à vomir.

Dans le livre, Neville est monsieur tout le monde. Sa femme et sa fille sont morts à cause du virus (et il a même du re-tuer sa femme pour pas qu’elle se serve un cocktail à sa jugulaire). Il perd complètement les pédales et noie son chagrin dans l’alcool plus que de raison. Il n’a rien d’un savant mais passe tout de même son temps dans les bouquins pour tenter de comprendre ce qui se passe et surtout comment augmenter ses chances de survivre. S’il chasse les vampires du voisinage pendant la journée c’est pour tenter de réduire le nombre de monstres qui tentent de s’introduire chez lui toute les nuits. D’ailleurs, s’ils semblent avoir un peu perdu de leur QI, les vampires sont loin d’être devenu crétins, ils utilisent tous les stratagèmes possibles et imaginables pour le faire sortir de chez lui. On a dont vraiment une inversion quotidienne du rôle chasseur-chassé qui colle parfaitement à l’histoire.

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Là où les scénaristes ont poussé le bouchon vraiment trop loin c’est que le titre lui même à un autre sens. Les deux versions n’ont rien à voir. Là ou la version romancée est très logique et colle parfaitement au récit, celle du film tombe un peu comme un cheveu sur la soupe en version cabriole : “bon les gars, il faut quand même que Will Smith soit une légende alors qu’est ce qu’on pourrait imaginer qu’il fasse de légendaire?”.

On a vraiment affaire à deux versions différentes d’un même thème. Je ne peux m’empêcher de dire que si la version du livre tient vraiment debout et propose une véritable montée de suspense, le film ne fait que reprendre le cadre pour faire du grand spectacle en retirant ça et là des morceaux importants pour transformer l’histoire en un château de cartes branlant.

Ceci dit, le thème aurait pu servir une toute autre histoire, simplement celle de l’homme seul face à la ruine de sa civilisation. Une sorte de remake de “seul au monde” dans l’univers que l’homme moderne connaît le mieux et qui lui est pourtant inconnu : la ville. L’homme seul dans un New York post-apocalyptique vide où rien ne bouge est une situation qui va tellement à l’encontre de la logique actuelle que rien que cela pouvait servir de base solide à un film. La nature reprend lentement le dessus et les animaux redeviennent les prédateurs… tous ces éléments cumulés permettent d’imaginer un film fantastique.

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Pour finir sur une note positive je dirais quand même que Will Smith est excellent. Il passe de l’euphorie au désespoir (ah cette scène ou son chien disparait!) avec brio. Ça ne m’étonnerai pas qu’il obtienne quelques prix pour sa performance. Si seulement le film avait été un peu plus calqué sur le livre, il aurait certainement fait un film à oscars multiples.