Posted on Jan 28, 2008

Farseer

C’est reparti pour mes chroniques littéraires avec cette fois ci “the Farseer trilogy”, la trilogie de “l’assassin royal” que je viens de terminer. Robin Hobb signe avec cette trilogie un remarquable travail, un roman initiatique intéressant revisitant un brin le genre “Héroic-Fantasy”.

L’histoire

Chivalry Farseer était un bon roi. Droit et valeureux, ne s’imposant rien d’autre que la perfection et ne demandant pas moins à son entourage. Un jour, un jeune garçon est déposé aux portes du château de Buckkeep en prétendant être un bâtard du roi. Chivalry reconnaît avoir eu une relation avant son mariage et abdique avant de se retirer de la scène politique. Il n’aura cependant jamais de relations avec son fils laissant le soin à son père, de retour sur le trône, de décider du sort du garçon.

Les bâtards à la cour sont source de conflits et de danger. Ils perturbent la ligne de succession et sont ainsi vu comme une menace avec laquelle il faut traiter de manière urgente. La mort est souvent un moyen pratique, peu coûteux et franchement pas compliqué utilisés pour résoudre ce genre de problèmes. Mais ce sera une sorte d’embrigadement qui sera choisi pour FitzChivalry. Ainsi, dès son plus jeune âge, ce dernier se voit placé au service du roi et entraîné dans l’ombre pour devenir un assassin, un outil aveuglément obéissant et loyal envers la couronne. Ainsi débute sa quête.

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La trilogie

Autant vous le dire tout de suite, tout ne va pas bien se passer pour FitzChivalry. Tiraillé entre un roi qui l’affectionne et lui souhaite un peu de bonheur dans cette vie qui le malmène et le reste de la cour qui le hait et ne sais pas ce que le roi lui trouve. Incapable de parler de son entraînement et obligé de mentir à tout bout de champ. Devenu ultra-loyal il en vient à prendre des initiatives pour protéger la couronne… parfois contre elle même.

Si l’histoire est très intéressante, c’est surtout l’intervention de la magie qui en fait une histoire passionnante. Robin Hobb a imaginé deux sortes de magie un peu spéciales et aux effets particulièrement roublards :

Le premier est qualifié de “Skill”, une magie qui se transmet principalement par le sang et qui est présente dans la lignée des Farseer. Ce skill est une sorte de pouvoir télépathique qui permet de lire et influencer les pensées des gens, mais également infliger des dommages voir tuer. Seulement voila, l’utilisation du skill entraîne des dommages sur le corps et des faiblesses extrêmes alors qu’en même temps il entraîne une dépendance envers son utilisation. Un pouvoir bien roublard dont il faut user avec sagesse.

Le second est qualifié de “Wit” et est le pouvoir ancestral de tisser des liens avec les bêtes. Le “Wit”, vu par tous comme une tare, voit le risque d’adopter le mode de vie de l’animal avec lequel on est lié, devenant alors une bête sauvage.

Avec tous ces éléments, un peu d’intrigues de cour, des trahisons, assassinats, une menace intérieure et extérieure etc. vous faites une superbe histoire qui vous tient en haleine sur 3 ou 9 tomes.

Il me reste maintenant plus qu’à lire “Magic Ships” et “Fools Errand” qui sont deux trilogies annexes intervenant dans le même univers à des endroits différents. Mais avant je fais une petite pause pour lire “I am legend” et “Atlas shrugged” dont je vous parlerai bientôt.

(Image tirée d’Assassins Creed)

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