Adulé en Europe et aux USA mais curieusement boudé au Japon, Zack et Wiki est un bijou de gameplay qui ne se laisse déguster que sur Wii.

Ce jeu paru vendredi en Europe renouvelle un genre parfois oublié qu’est le jeu d’aventure en “point&clic”, se prêtant pourtant si bien à la Wii qu’on se demande pourquoi ça n’a pas été fait avant. On y incarne Zack, un petit pirate aux rêves de grandeur, cherchant la fortune au moins autant que la renommée, ne se déplaçant pas sans Wiki, un petit singe volant, moulin à parole, source de conseils ou de compliments.
L’histoire
Après avoir débusqué le crane du pirate légendaire Barbaros (crâne qui parle faisant passablement penser à Murray le crâne mégalo de l’histoire de “Monkey Island”), Zack pactise avec ce dernier et lui promet de retrouver les autres morceaux de son corps si celui-ci lui offre son légendaire bateau.
Nous voici donc propulsés dans une vingtaine de scènes-puzzle où il va falloir utiliser toute notre intelligence, nos facultés d’observation et un poil d’adresse pour venir à bout de toutes les énigmes qui nous barre la route menant aux coffres contenant les morceaux du corps de Barbaros.
Les puzzle et l’utilisation de la Wiimote
La jouabilité est extrêmement simple et intuitive, principalement du fait d’une utilisation judicieuse de la Wiimote.
Tout d’abord, le mode de pointage infrarouge de la Wii est naturellement utilisé pour se déplacer : pointez un endroit du décors et cliquez pour que Zack se déplace et aille voir là bas s’il y est (point&clic). Mais ensuite toutes les interactions avec les objets se font via la Wiimote et ses capteurs de mouvement. Par exemple, saisissez un objet dans votre main virtuelle et retournez la wiimote pour retourner l’objet à l’écran, comme si vous l’aviez dans votre propre main. Ou alors, pour scier un morceau de bois, utilisez la scie que vous venez de trouver dans le décor sur le morceau de bois en question en faisant un mouvement de va-et-viens horizontal avec la wiimote… je vous laisse imaginer comment utiliser les autres objets type manivelles, pinces et clés quelques exemples parmi tant d’autres.
Chaque mouvement a été pensé pour être totalement intuitif et il ne faut jamais plus d’une ou deux secondes pour comprendre ce qu’il faut faire une fois qu’on a trouvé quoi faire à quel endroit avec quel objet.
L’arc historique
Ce qui influe vraiment sur le gameplay c’est “l’arc historique” mis en place. S’il y a bien une unique branche principale dans l’histoire (arc) qui va mener au trésor, une foultitude d’autres résultats (impliquant bien souvent une mort rigolote et la nécessité de recommencer le niveau au début) ont été pensés et mis en place.
Faites l’action A avant l’action B et vous êtes condamnés à une mort certaine avec son lot d’animations qui vont bien. Il faut donc dans chaque tableau non seulement trouver les différents éléments à utiliser mais aussi faire mentalement les liaisons entre les éléments du décors et les objets, trouver la bonne manière d’utiliser les objets et enfin trouver le bon enchaînement permettant d’arriver au bout de l’histoire.
Chaque erreur vous forcera à recommencer le puzzle depuis le début, action qui pourrait s’avérer très énervante mais qui, au contraire, rajoute beaucoup de frustration et pousse à recommencer séance tenante!
Un premier petit point noir cependant concernant les “tips” dispensés de manière automatique dès qu’une action se profile et qui spoilent une grande partie de la recherche du “comment faire”. Il aurait été très agréable de pouvoir les masquer et ainsi d’ajouter un petit peu de difficulté au jeu qui s’avère ainsi relativement facile.
Coté histoire on enchaîne beaucoup de dialogues qui nous racontent une histoire agréable à souhait. On sombre cependant un peu dans le ridicule de temps en temps au niveau des dialogues (Surtout quand Wiki se met à encenser notre intelligence) mais avec une grande louche de second degré ça passe tout seul. Le début de l’histoire ressemble plus à un générique de film qu’autre chose et on est partagé entre l’envie de “crier au fabuleux” et à une immersion géniale et l’envie de se tirer une balle tant les dialogues sont par moments débiles à souhait.
Une fois que l’histoire à commencée on joue vraiment et les dialogues se font moins intempestifs et donc beaucoup moins gênants. On en vient presque à apprécier les encouragements parsemés de notes de musique dispensés par Wiki.
Graphisme et animations
Finalement, les graphismes “cartoon” et les animations très “kromeugnon” servent parfaitement cette histoire loufoque! On est baba devant la réalisation graphique hors du commun et le design des niveaux est à tomber par terre.

Zack et Wiki
Comme je le disais tout au début, Zack et Wiki est un jeu absolument fabuleux à dévorer d’urgence si vous avez une Wii. C’est le premier jeu à utiliser de manière aussi intéressante les capacités de la Wiimote et si le jeu vous laisse de marbre c’est que vous n’avez pas de cœur… na! Vraiment, je ne comprend pas pourquoi ce jeu c’est pris une si grosse veste au Japon… vraiment pas!
May 8th, 2008 at 8:54 am
[...] Après l’avoir laissé un long moment de coté, j’ai retroussé mes manches et j’ai enfin terminé le jeu Zack & Wiki dont je vous parlais en détails fin janvier. [...]