Je ne vous ai pas encore vraiment parlé de mon moyen de transport quotidien! Pour un parisien, le métro c’est un art de vivre, une commodité, un transport parfois franchement désagréable (le matin collé serré contre des énergumènes déjà à moitié suants hum…) mais ô combien utile! “Il est silencieux, il va vite”… hum non je m’égare!
Quand on est habitué à Paris, on a un regard franchement particulier sur le métro qu’on l’aime où pas.
Ici le métro est différent, déroutant au premier abord. Pas de sonnerie durant 5 ou 10 secondes pour prévenir que les portes, un jour, peut être, vont se fermer. Pas de tourniquets pour tenter de mettre des bâtons dans les roues des fraudeurs (alors que si ca empêche les retraités de sauter les barrières, c’est pas franchement une réussite question fraude)…
C’est sûrement dû à la relativement petite taille de la ville, mais ici les gares sont grandes ouvertes, une entrée à chaque bout du quai, sans cela, ca ressemble en tout point à une gare de métro à ceci près qu’il n’y a pas d’indication électronique sur le n+1ème train ni sur les horaires d’arrivées. Un panneau d’affichage nous dit où va le prochain train, un point c’est tout. Un train viendra… un jour, pas besoin d’en savoir plus, ou alors va déchiffrer les grilles d’horaires!
Le train arrive, et là, surprise, les portes sont indépendantes. On peut en ouvrir une seule juste pour faire chier les gens qui sont dehors si on veut. Tout le monde monte, il se passe quelques secondes…
Le chauffeur descend du train à chaque gare, attrape un micro pour dire “bitte zurück treten” (reculez svp) avant de déclencher la fermeture des portes qui aura lieu au terme d’un interminable “bip” d’une demi seconde maximum!
Pas question de tenter de monter à ce moment là. Je l’ai fait une fois, en rigolant avec une bande de lycéens lorsque notre bus était arrivé à la bourre… mais je vous raconte pas le regard noir des autres passagers. Pas question de tenter de retenir la porte ah ça non!
Je suis en toute queue de train le matin, en tête de train le soir. Je sais pas si ma tronche ne leur revient pas ou quoi, mais j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’un chauffeur me voit dévaler l’escalator en courant il accélère la fermeture des portes juste pour le plaisir de me voir me gaufrer ou rater le métro d’une demi seconde ce qui arrive régulièrement (de le rater hein… pas encore vautré le Tim).
Les portes sont enfin fermées et le train s’en va. Le chauffeur n’en a pas encore fini avec son micro. Dans la moitié des trains il va annoncer lui même la prochaine station „Nächste Haltestelle [nom de la station]“, avec les correspondances possibles “Umsteigen Möglichkeit zur Linie [numéro de ligne toussa toussa]“. Dans l’autre moitié, une charmante voix féminine avec un accent bavarois s’en chargera.
Je prend la ligne U1 tous les jours. Deux gares réalisent une jonction avec la ligne U2 et il m’a bien fallu 1 mois pour comprendre qu’ils disaient “zur U2″ (prononcé [tsou][où][tsvo]) et non pas je ne sais quel autre mot incompréhensible.
Autre détail amusant, chaque station a une couleur prédominante, détail très pratique pour voir savoir où l’on est du coin de l’oeil sans détourner le regard du livre qui vous anime!
Après (ou avant) le métro, j’ai quelques minutes de bus à effectuer. Hormis le fait que le bus est monté sur pneumatiques pour pencher à droite à chaque fois qu’il ouvre ses portes ce qui donne l’impression qu’il va verser, il faut montrer patte blanche à l’entrée et le chauffeur y veille croyez moi! Encore une fois une charmante voix féminine vous annonce la prochaine station…
Mais s’il y a un mode de transport que je trouve vraiment agréable c’est bien le StraßBahn, le tramway. On est en extérieur, les lignes sont tantôt confondues avec la route, tantôt indépendantes. Je l’utilise principalement pour aller en ville; 10 minutes de lecture et on est à la gare centrale (qui se trouve en fait au sud de la ville, en dehors des murs).
Ah ces charmants transports en communs…