Vous avez probablement déjà couru jusqu’à avoir l’impression que votre coeur allait sauter hors de votre poitrine! Lorsqu’une boule se forme dans votre gorge et que votre cerveau crie “pouce”, vos jambes ne veulent plus vous porter, une sorte de nausée s’empare de vous, votre coeur bat fort dans vos tempes et seule la volonté permet de continuer plus ou moins sereinement.
Je n’avais ressenti cette sensation que rarement, souvent après un entraînement qu’on appelle très justement “cardio” qui consistait a faire des efforts très brusques, souvent à base de courses très courtes mais ultra rapides.
J’ai été initié hier soir à un nouvel outil de torture, j’ai nommé le squash!
Jamais je n’avais eu le cardio en cavale si vite, jamais je n’avais ressenti les symptômes sus-cités si vite… et pourtant quel bonheur.
La balle est troublante, assez petite, très nerveuse malgré un rebond “mou” très différent de celui d’une balle de tennis.
La salle est l’âme même du jeu et demande un certain effort d’acclimatation.
D’après ce que j’ai compris des règles, et en se référant au petit croquis vite fait ce matin ci-dessus, voila un condensé probablement très faux mais suffisant ici des quelques règles importantes:
- On sert un pied dans un des carrés bleu sur les cotés
- Il faut servir entre les lignes rouges supérieures sur le mur du fond sans rebond avant le mur
- Passé le service toute la salle ou presque devient un terrain de jeu
- La seule règle est que la balle doit toucher le mur du fond entre la ligne rouge du bas et celle du haut après un ou plusieurs rebonds sur les murs environnants
- La balle peut rebondir sur le mur, mais pas au dessus des deux lignes obliques à droite et à gauche
- La balle peut même rebondir sur le mur au premier plan, seulement en dessous de la ligne orange
- La règle ultime étant bien évidement de n’avoir qu’un seul rebond après avoir touché un mur
Vous avez donc bien compris, la balle peut être frappée, aller rebondir sur le mur de gauche, aller toucher le mur du fond, faire un rebond et venir retoucher le mur au premier plan avant d’être re-frappée par l’adversaire… et ceci n’est qu’un piètre exemple.
Cette histoire de murs est très troublant du simple fait de sa géométrie. La où dans tous les autres sports de raquette il faut piéger l’adversaire en croisant ses balles, ici la géométrie est renversée. Une balle croisée vers le mur du fond ira taper le mur puis rebondir sur un des murs de coté avant de revenir vers le centre de la salle. Vous commencez, je pense, à saisir le problème. La salle est petite, piéger l’adversaire nécessite de jouer avec son corps, d’écouter l’adversaire, de noter ses déplacements, de connaître sa position et sa direction pour mieux le prendre à contre pieds, jouer de la présence de son propre corps (quoi qu’il doit y avoir des règles pour ça aussi) etc. Bref, ça bourinne a mort, on en ressort vidé mais heureux!
C’est un jeu de stratégie qui va a 100 à l’heure (ou 120 à la minute) mais absolument magique! Je n’ai qu’une seule envie: recommencer! D’ici la je vais me gaver de règles histoire de comprendre un peu mieux le jeu.


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